Palais Galliera,

musée de la Mode de la Ville de Paris

 

Façade du Palais Galliera 

© Photo :  Di Messina

Paul-René-Léon Ginain incarne, tant par sa carrière que par son œuvre, l’architecture officielle du XIXe siècle. Né en 1825, il est l’élève de Lebas à l’Ecole des Beaux-Arts. Premier prix de Rome en 1852, il séjourne quatre ans à la Villa Médicis où il développe une connaissance érudite de l’architecture de l’Antiquité et de la Renaissance. De retour à Paris, en 1861, il est le rival malheureux de Charles Garnier qui remporte le concours d’architecture du nouvel opéra de Paris. Le baron Haussmann le nomme architecte du VIe arrondissement, poste qu’il occupera trente ans: ses principales réalisations sont l’église Notre-Dame-des-Champs, l’hôpital Tarnier ainsi que l’extension de l’Ecole Royale de Chirurgie, actuelle Faculté de Médecine.

Débuté en mai 1879

le palais est achevé

en février 1894.

Baie façade du Palais Galliera  © Photo : Di Messina

Un peu d’histoire...


De la commande d’une philanthrope

Le Palais Galliera est réalisé par Paul-René-Léon Ginain à la demande de Marie Brignole-Sale, duchesse de Galliera, pour abriter sa riche collection d’art. Le souhait de présenter au plus grand nombre peintures, sculptures et objets d’arts guide la commande de cette fine lettrée...

Dune volonté originelle…


Le 15 avril 1878, la duchesse de Galliera manifeste son intention de laisser à l’Etat français sa collection d’œuvres d’art à la condition que cette dernière soit exposée au public dans un musée spécialement construit à cet effet. Musée qu’elle se propose de financer sur un vaste terrain lui appartenant. Ses exigences sont claires : l’ensemble se composera d’un musée entouré d’un square et, de chaque côté, sera percée une voie créant ainsi deux rues baptisées Brignole et de Galliera. Le musée, prendra, quant à lui le nom de Brignole-Galliera. Le 11 juillet 1878, le conseil municipal accepte avec reconnaissance la donation, et le 31 octobre la duchesse ratifie devant son notaire sa proposition par une donation en règle.

Plan du musée Brignole-Galliera

fin du XIX° siècle

© Archives de Paris

Intérieur du musée, salon d’honneur, en 1934 © Petit Palais /  Roger Viollet

Au début du XXe siècle, l’art appliqué à l’industrie est considéré comme mineur face aux arts majeurs architecture, sculpture, peinture. Pour lutter contre ce préjugé, Maurice Quentin-Bauchart demande à la Ville de Paris de créer une programmation d’expositions d’art industriel au Palais Galliera. Dès lors, deux manifestations y sont organisées annuellement : une exposition générale, à l’automne,  présentant  toutes les branches de l’art appliqué et une exposition spéciale, au printemps, consacrée à l’œuvre d’un artiste ou à un sujet thématique.

…Au musée d’art industriel


« Voici qu’avec les expositions de Galliera l’art industriel reprend sa place dans le domaine du beau.» Maurice Quentin-Bauchart. Depuis son ouverture en 1895, le Palais Galliera a connu plusieurs affectations avant d’être définitivement consacré à la mode, en  1977, par la Mairie de Paris. Le 19 décembre 1895, le sort du musée est fixé : il est inauguré en tant que musée d’Art Industriel. De nombreuses expositions d’arts décoratifs y sont organisées permettant au lieu de trouver son public désireux de découvrir cette nouvelle forme d’art.


Outre le Salon, les salles de Galliera sont le théâtre de ventes aux enchères à partir de 1960. La Compagnie des commissaires-priseurs de Paris, par contrat conclu avec la Ville de Paris, utilise le palais pour une durée de 16 ans. Seuls des meubles d’époque, des objets de curiosité et des tableaux de maîtres y sont vendus. Ces ventes prestigieuses y durent 15 jours à chaque saison renouvelée.

Galliera,

un lieu de ventes

aux enchères

la Peinture d'Henri Chapu, l’Architecture de Jules Thomas et la Sculpture de Pierre Cavelier.

Le péristyle se prolonge de deux ailes, comme deux portiques déployés de part et d’autre du bâtiment. Ils surplombent deux escaliers descendant aux terrasses qui précèdent le square. Chaque portique présente la même composition : deux sculptures, l’une dans sa niche centrale et l’autre à son extrémité. Sous le portique Ouest, Protection et Avenir (1893) d’Honoré Icard, au centre, répond Au soir de la vie (1906) de Gustave Michel. À l’Est, l’Effort (1890) d’Alfred Boucher, au centre, tourne le dos au Jeune berger (1894) d’Alexandre Pezieux.

En contrebas des portiques deux sculptures en bronze occupent les terrasses : à l’Est, Faune jouant avec une panthère (1897) de Justin Becquet et à l’Ouest Enfance de Bacchus (1857) de Jean-Joseph Perraud.

Au Palais néo-renaissance


Implanté au cœur d’un jardin et librement inspiré du palladianisme, le palais Galliera présente une esthétique très populaire au XIXe siècle, connue sous l’appellation de « style Beaux- Arts », fréquemment employée pour la création d’établissements publics. D’un ensemble composite aux multiples références, l’inspiration Renaissance prédomine tant dans le traitement des baies vitrées monumentales – évoquant les baies serliennes chères à Palladio - que dans celui des façades. Le palais Galliera en possède deux : l’une sur rue et l’autre sur jardin. La façade sur l’avenue Pierre Ier de Serbie, unique entrée du palais, s’ouvre sur une cour d’honneur pavée et bordée d’un péristyle en hémicycle d’ordre ionique. La façade sur jardin est, quant à elle, rythmée par trois baies en plein cintre alternant avec des colonnes adossées et baguées. Chaque baie s'orne d'une sculpture représentant les trois arts majeurs :

Square Galliera, vers 1950

© René-Jacques / BHVP / Roger Viollet

La naissance de la collection

et la création du musée


À l’initiative de Maurice Leloir (1853-1940), peintre, historien et collectionneur, la Société de l’Histoire du costume (SHC) est fondée en 1907. En décembre 1920, elle fait un don exceptionnel à la Ville de Paris. Dans l’attente de trouver un lieu pour accueillir le futur musée municipal du costume, comme l’exige la Société, la Ville dépose au musée Carnavalet le don. Près de 2000 pièces viennent enrichir le fonds existant, et dès lors, quelques salles sont consacrées à la présentation d’une toute petite partie des collections. En 1940, Georges-Gustave Toudouze, prend la présidence de la SHC et poursuit les travaux de Maurice Leloir décédé la même année. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’intérêt, toujours grandissant,  pour le costume historique et le vêtement contemporain vient confirmer Paris dans son rôle de capitale de la mode. Toutefois, il manque à la ville ce musée du costume où le public pourrait admirer les collections. Différents projets d’installation du musée dans Paris vont se succéder sans voir le jour.

Maurice Leloir,  médaille dans la salle de lecture de la bibliothèque du Palais Galliera. © Photo : Caroline Chenu / Galliera

Un musée autonome

au Palais Galliera


En 1977, changeant à la fois de nom et d’adresse, le musée du Costume devient le musée de la Mode et du Costume en s’installant au Palais Galliera. Autonome, le musée hérite des collections de costumes et d’accessoires jusqu’alors conservées au musée Carnavalet. Galliera rejoint ainsi les 14 musées de la Ville de Paris et son conservateur en chef reste Madeleine Delpierre. Les réserves et ateliers de restauration sont alors installés dans le sous-sol du musée.

1956-1971, une annexe du musée Carnavalet au musée d’Art moderne


Les expositions au musée Carnavalet vont très rapidement susciter l’enthousiasme du public. L’engouement se traduit par des dons au musée qui ne cessent de croître. Les enjeux d’un lieu plus adapté se posent et, en 1955, le choix d’un nouvel emplacement se porte sur une grande salle au rez-de-chaussée du musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Considéré comme une annexe du musée Carnavalet, le musée du Costume est inauguré en novembre 1956. Madeleine Delpierre est alors le premier conservateur du Musée du Costume.

Les ateliers de restauration

et de conservation préventive

Le Cercle de l'Eventail

Le Cercle de l’Éventail, association loi 1901, a été créé à l’initiative d’un groupe de collectionneurs, de conservateurs de musée et de professionnels de l’art qui désiraient rassembler des amateurs afin de soutenir le département Accessoires du Palais Galliera, par des achats ciblés d’éventails. Le Cercle de l’Éventail réunit des passionnés de l’éventail de toutes époques et de tous pays, des amateurs, collectionneurs, antiquaires et conservateurs de musées.

Situés en plein centre de Paris, les réserves et ateliers de restauration et de conservation préventive du Palais Galliera comptent parmi les aménagements les plus vastes d’Europe dans cette catégorie, avec une superficie de plus de 4500 m2 distribués sur trois niveaux. L’espace se divise en deux parties bien distinctes : les ateliers au rez-de-chaussée et les réserves, le lieu de stockage des pièces dans les sous-sols. Les ateliers se composent de différents espaces répartis en fonction du parcours du costume depuis son arrivée jusqu’aux réserves: Une salle de transit. Une salle de restauration divisée en deux pièces séparées.


Robe à la française, vers 1750-1760.

Satin liseré, soie grise et verte, doublure,

taffetas rayé © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet

Le tournant de l’année 1954

et le Salon des peintres

témoins de leurs temps

En 1954, le Palais Galliera ouvre ses salles aux expositions annuelles du Salon des peintres témoins de leur temps. À cette occasion, il est spécialement aménagé pour offrir une meilleure présentation des œuvres d’art. Les plus grands artistes contemporains du moment se rencontrent dans les salles de Galliera : Utrillo, Rouault, Matisse, Chagall, Buffet, Picasso ou encore Léger, Braque, Kisling, et Gromaire… Chaque année un thème est imposé, en rapport avec l’Homme et son environnement, comme L’Homme dans la ville en 1954, Le pain et le vin en 1965 ou encore La vie des choses en 1973. Seuls les artistes figuratifs sont invités à en livrer leurs visions.  

A propos de Marie Brignole-Sale

Duchesse de Galliera


Marie Brignole-Sale naît à Gênes le 5 avril 1811 et  et s’éteint à l’âge de 77 ans, le 9 décembre 1888 à Paris. Au sein d’une famille patricienne qui a donné à la ville des doges, des sénateurs, des ambassadeurs et des poètes. Son éducation éclairée et européenne est marquée par les voyages qu’elle effectue : l’enfant accompagne régulièrement son père lors de ses différentes missions diplomatiques. Le marquis Antoine de Brignole-Sale fut nommé préfet de la République ligurienne sous Napoléon Ier. Nommé ambassadeur de Sardaigne auprès du Roi de France, Marie est élevée à la Cour de Louis-Philippe.

La jeune femme polyglotte épouse, en 1828, le marquis Raphaël de Ferrari. Il est issu, comme elle, d’une puissante famille génoise. Principal constructeur des chemins de fer de la Haute Italie, promoteur de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, il crée avec les frères Pereire la banque Crédit Mobilier et participe à la construction du canal de Suez. La transformation de Paris initiée par le baron Haussmann lui permet également de faire de nombreuses transactions immobilières et de réaliser de grands bénéfices.  Le couple a trois enfants, Livia (1828-1829), Andrea (1831-1847) et Philippe (1850-1917). Le décès soudain d’Andrea en 1847 élevé avec Antoine d’Orléans, duc de Montpensier, fils cadet du roi Louis-Philippe resserre plus encore, les liens entre la famille royale et les Galliera.

Les époux Galliera,

première fortune de France

La duchesse de Galliera



Tirage gélatino-argentique

© Petit-Palais Roger Viollet

En 1837, le couple se porte acquéreur du domaine de Galliera situé sur le Reno en Emilie. Erigé en duché le 14 mai 1813 par Napoléon Ier pour sa petite fille par adoption, Mademoiselle de Beauharnais, le titre à réintégré les Etats de l’Eglise après 1815. Le pape Grégoire XVI le confère aux époux Ferrari en 1838. Dès lors Marie Brignole-Sale, marquise de Ferrari, choisira, par goût, de se faire appeler exclusivement duchesse de Galliera. On dit des époux Galliera qu’ils sont les plus riches de l’empire, pouvant s’offrir tous les palais et hôtels qu’ils souhaitent. En 1852, le duc et à la duchesse de Galliera achètent l’hôtel Matignon au duc de Montpensier contraint à la vente. La famille d’Orléans est au bord de la banqueroute suite à la révolution de 1848. Dans son hôtel de la rue de Varenne, la duchesse est entourée, dit-on, de 200 domestiques. Elle en fait un haut lieu de la vie parisienne qu’elle soit politique, intellectuelle ou mondaine où se croisent les frères Pereire, le duc de Morny, le duc de Broglie, Prosper Mérimée…

LA PHILANTHROPE


Agée de 65 ans, veuve et rejetée par son fils, la duchesse se retrouve à la tête d’une immense fortune de 225 millions de francs-or qu’elle s’emploie dès lors à dépenser en œuvres de bienfaisance.  Elle fonde à Clamart l’hospice Ferrari pour personnes âgées et un orphelinat à Meudon. L’hospice Ferrari, édifié selon les plans de l’architecte Paul-René-Léon Ginain, attise les critiques par son aspect luxueux, à quoi elle répond :
« Je suis de mon pays. En Italie, on aime beaucoup les palais, il y en a partout et j’en possède quelques uns. N’est-il pas juste qu’en France, les pauvres aient les leurs

Toutes

les actualités,

toutes les mises

en lumière

Cloakroom - Vestiaire obligatoire.

Photo : © Katerina Jebb


Gilet d’homme ayant appartenu à Claude-Lamoral II (1685-1766), prince de Ligne et du Saint Empire, vers 1750 Soie bleu, fils de soie polychromes, fils d’argent doré © P. Ladet et C. Pignol / Galliera / Roger-Viollet

Charles Fréderick Worth


Chanel

Margiela

Jean-Paul

Gaultier


Paul Poiret

Elsa Schiaparelli

Habit d'académicien

d'Alfred de Musset

Robe de scène

de Sarah Bernhardt


Corset sport


Chemise

Louis XVII


Robe

à la française


Gilet

d’homme


Les accessoires

Caroline Reboux, haut-de-forme porté

par Arletty au cinéma dans « Madame Sans Gêne », 1942. Peluche de soie noire,

garni d'un cordon tressé.

© E. Emo et St. Piera / Galliera /

Roger-Viollet

André Pérugia, paire de salomé du soir portée par Mistinguett avec sa pochette assortie, vers 1925 Lamé or à décor oriental représentant des animaux ailés et des dragons © Patrick Pierrain / Galliera / Roger-Viollet

Grès, robe du soir,

A/H 1942-1943

Jersey de soie et viscose Rodier

© Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet

Balenciaga, ensemble du soir, A/H 1967-1968

Gazar d’Abraham, tulle polyamide, taffetas

et plumes d’autruche © Eric Emo / Galliera /

Roger-ViolletArts graphiques

Paul Iribe


Maison Grès

Charles Pilatte

Avertissement

aux visiteurs du site :


A propos des collections du Palais Galliera : Le Palais Galliera vit au rythme de ses expositions exclusivement temporaires.  Compte tenu de leur fragilité, les œuvres des collections du Palais Galliera ne peuvent pas supporter une longue période de d'exposition. C'est pourquoi, le musée ne propose pas de présentation permanente de ses collections. Entre chaque exposition, le Palais Galliera est fermé au public.

Un musée du XIX° siècle


Le Palais Galliera est un parfait exemple du bâti de la fin du XIXe siècle alliant traditions architecturales et innovations techniques : sous les pierres de tailles, une structure métallique soutient l’édifice. Elle a été réalisée par l’entreprise de Gustave Eiffel : « Serrurerie et ferronnerie, Mr Eiffel entrepreneur ». Les rampes d’escalier, les baies vitrées et les grilles du square Brignole-Galliera sont issues des mêmes ateliers que la Tour Eiffel…Pensé comme un musée dès sa création, le bâtiment reprend les conceptions de la muséologie de la seconde moitié du XIXe siècle établies par Félix Duban au Louvre : le cœur du bâtiment est occupé par le salon d’honneur, grande salle rectangulaire à éclairage zénithal, il est bordé, sur ses trois côtés, de galeries ouvertes sur le square Galliera par des baies en plein cintre. La façade sur jardin correspond à la grande galerie tandis que sont disposées deux petites galeries.

La grande galerie   © Photo : Di Messina

Un rouge éteint pour les murs, un noir ciré pour les boiseries, des décorations sculptées au niveau des corniches, le décor intérieur conçu par l’architecte est, comme l’agencement des salles, le témoin des théories muséographiques du temps décrites par Prosper Mérimée. La couleur des murs est d’une valeur sombre pour plus de luminosité et d’éclat aux œuvres exposées. Paul-René-Léon Ginain fait appel à Giandomenico Facchina réaliser des sols en mosaïques et des plafonds peints du palais. Dans le hall d’entrée, une niche en forme de coquille est sculptée au-dessus de la porte monumentale en acajou massif conduisant au salon d’honneur pour recevoir le buste de la généreuse donatrice.

Le Palais Galliera est heureux d'annoncer la prochaine exposition de la Fondation Pierre Bergé, Yves Saint Laurent, présentée du 19 mars au 19 juillet 2015, cette exposition rend hommage au couturier Yves Saint Laurent à travers sa célèbre collection couture printemps-été 1971.

Le 29 janvier 1971, Yves Saint Laurent présente la collection dite «Libération» ou «Quarante», inspirée par la mode de ces années marquées par la guerre. Robes courtes, semelles compensées, épaules carrées, maquillage appuyé : ces références au Paris de l’Occupation font scandale. Violemment critiquée par la presse, la collection donne toute son ampleur au courant rétro qui envahira rapidement la rue.

Yves Saint Laurent 1971 

la collection scandale

Yves Saint-Laurent, manteau  motif «lèvres» (détails) Collection couture P/E 1971  © Photo : Sophie Carre

Le Palais Galliera

prêteur des expositions


«Lumières» et «Sonia Delaunay» Dans le cadre de la politique d’échange entre les 14 musées de la Ville de Paris pour la mise en valeur des collections municipales, des pièces exceptionnelles issues du fonds du Palais Galliera ont récemment pris place dans les expositions du Musée Cognacq-Jay et du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. « Lumières : Carte blanche à Christian Lacroix» au Musée Cognacq-Jay :  Christian Lacroix a accepté le double défi de renouveler le «fil rouge» des ambiances de visite du Musée Cognacq-Jay qui abrite les collections de la Ville de Paris dédiée au XVIIIe siècle.

Robe à la française, vers 1730-1745, détail de la manche

© Photo : Eric Emo / Galliera / Roger Viollet.

Vestiaire obligatoire


Pour la troisième saison consécutive, le Palais Galliera participe au Festival d'Automne à Paris. Après "The Impossible Wardrobe" (2012) et "Eternity Dress" (2013), il présente "Cloakroom - Vestiaire obligatoire", une performance conçue par Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera, avec l'actrice Tilda Swinton. Au Palais Galliera, du 22 au 29 novembre 2014.

Elsa Schiaparelli, robe du soir, 1937 Crêpe imprimé noir et blanc, motif papillon © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet (gauche)

Vogue Paris Foundation

pour Galliera


Le Palais Galliera a accueilli le dîner inaugural de gala de la Vogue Paris Foundation, destinée à soutenir et promouvoir la création de mode contemporaine. À l'occasion d'une conférence de presse qui s'est tenue le 26 février dernier au Palais Galliera, Condé Nast France avait annoncé la création de la Vogue Paris Foundation, une initiative du magazine Vogue Paris destinée à soutenir les créateurs de mode, et plus particulièrement à aider le Palais Galliera à enrichir ses collections.

Donations et acquisitions Vogue Paris, foundation

Photo : © Saskia Lawaks

Les années 50  au cinéma

Le grand  Action


À l’occasion de notre exposition "Les Années 50. La mode en France, 1947-1957", le cinéma Le Grand Action présente un cycle mettant en lumière le regard porté par le cinéma des années 50 sur l’âge d’or de la couture française. Des Hommes préfèrent les blondes d’Howard Hawks au Couturier de ces dames de Jean Boyer, la mode française n’a cessé d’inspirer les cinéastes. À travers 16 films, ce cycle retrace le style et l’élégance d’une époque qui a consacré Paris, la Capitale de la mode et du cinéma.

Audrey Hepburn habillée par Hubert de Givenchy pour le film "Ariane" de Billy Wilder, 1956. © Alain Adler / Roger-Viollet


Le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris nous invite à découvrir une partie de ses collections toutes aussi exceptionnelles que fabuleuses


Casaquin


Les costumes

du XVIII° siècle


Ce département est l’une des principales collections, au monde, de costumes du Siècle des Lumières. Riche de quelque 1600 pièces, il regroupe des vêtements masculins et féminins de la fin du XVIIe siècle à 1800 ainsi que des costumes d’enfant et quelques précieux costumes de théâtre qui sont le reflet, à la fois, de la mode et de l’industrie textile du siècle éclairé.

Gauche : chemise ayant appartenu à Louis  XVII  Photo : © Eric Emo /Galliera / Roger-Viollet

Droite :  Casaquin,  Photo : © P. Ladet et C. Pignol / Galliera / Roger-Viollet

Le fonds de costumes masculins, avec 900 pièces environ, représente plus de la moitié du département. Il comprend des vêtements rares et riches : justaucorps masculins des années 1670, habits de cour en drap d’argent ou en velours rebrodé de fils d’argent doré. Il reflète également l’engouement de la mode masculine de l’Ancien Régime pour les gilets dont il conserve quelques 350 exemplaires.

Les costumes

du XIX° siècle


Les 5 300 pièces conservées dans ce département permettent de retracer l'histoire de la mode, telle qu'elle fut portée par les classes supérieures de la société française, du Ier Empire jusqu'à 1906 environ, date du lancement des robes de style Directoire par Paul Poiret inaugurant ainsi la mode du XXe siècle. Les collections comptent une majorité de pièces issues du vestiaire féminin soit 3 300 pièces, tandis que les costumes masculins et d’enfants y sont proportionnellement plus rares, comptant 1 000 pièces pour chacune de ces catégories.

Charles Fréderick Worth,

robe du soir portée par la Comtesse Greffulhe, vers 1896 Velours noir, soie, broderie de perles, incrustations de lys blancs, revers de satin blanc

© L. Degrâces et P. Ladet / Galliera / Roger-Viollet


Habit d'académicien

d'Alfred de Musset, 1852

Drap de laine noire, brodé de fils de soie verts, boutons recouverts et brodés

© L. Degrâces et P. Ladet / Galliera / Roger-Viollet


Corset sport, vers 1875 © R.Briant

et P.Ladet / Galliera / Roger-Viollet

Robe de scène de Sarah Bernhardt, vers 1890 Satin crème broché or, brodé de cannetille or, perles et cabochons rouges © Philippe Joffre / Galliera / Roger-Viollet

Première moitié

du XX°siècle



Du début du XXe  siècle à l’apparition du New-Look de Christian Dior en 1947, le département Mode de la première moitié du XXe siècle regroupe plus de 4 000 pièces.  Callot Soeurs, Chanel, Chéruit, Doeuillet, Doucet, Nicole Groult , Jacques Heim, Lucien Lelong, Jeanne Lanvin, Molyneux, Paquin, Jean Patou, Paul Poiret, Redfern, Nina Ricci, Rochas, Schiaparelli, Suzanne Talbot, Madeleine Vionnet, Worth… les débuts d’Alix – future Madame Grès –, de Jean Dessès ou de Cristobal Balenciaga, qui inaugurent tous deux leurs salons avenue George V en 1937, ou le travail de l’Américain Mainbocher, couturier favori de la Duchesse de Windsor.

Chanel, ensemble manteau,

vers 1927 Toile de laine verte, mousseline de soie imprimée

© L.Degrâces et P.Ladet / Galliera / Roger-Viollet (gauche)


Paul Poiret, manteau du soir

«Sésostris», 1923 Crèpe satin noir broché or, velours orange

© R. Briant et L. Degrâces / Galliera / Roger-Viollet (droite)


CRÉATION CONTEMPORAINE


Les pièces les plus anciennes conservées dans ce département datent du tout début des années 1950. Elles illustrent les débuts du prêt-à-porter avec ses marques historiques telles Lempereur et Weill. Les différentes typologies présentes témoignent de l’évolution de la mode en France du milieu du XXe siècle aux défilés de la dernière saison : prêt-à-porter des couturiers, « lignes bis », et des stylistes dans les années 1960 puis, des créateurs dès le milieu de la décennie suivante, mode de la rue et production de masse que l’on trouve dans toutes les grandes villes de par le monde... Le département s’enrichit au rythme d’une histoire en train de s’écrire.

Margiela, gilet, 1990 Affiches lacérées © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet


Jean-Paul Gaultier, robe seins obus et bonnet, vers 1990 Velours de soie orange © Philippe Ladet / Galliera / Roger-Viollet

Le département se compose de plus de 7 000 pièces griffées. Très abondant, c’est l’un des fonds les plus représentatifs et exhaustifs au monde pour près d’une trentaine de griffes différentes. Cette collection est le miroir de la création parisienne de ses maisons de couture : Dior, Balenciaga, Chanel, Grès, Carven, Fath ou Balmain dans les années 1950 répondent aux Yves Saint Laurent, Courrèges, Paco Rabanne et Pierre Cardin des années 1960.

Popy Moreni, robe, A/H

1988-1989 Velours noir, applications multicolores

© Eric Emo / Galliera /

Roger-Viollet


Les collections

photographiques



Le Palais est riche d’une collection de 70 000 photographies des années 1870 à nos jours qui, par sa diversité,  retrace l’histoire de la photographie de mode mais aussi du vêtement et des maisons de couture, témoigne de la diffusion de la mode, et, au-delà, questionne la représentation du corps.

Henry Clarke, 1955 Modèle Tailleur Chanel,

A/H1955 ; Mannequin Anne Saint-Marie.

Photographie publiée dans Vogue France,

octobre 1955.

© Henry Clarke / Galliera / Roger-Viollet

Anonyme, 1917-1918 Modèle Joseph Paquin, "Giroflée",

A/H 1917-1918. © Galliera / Roger-Viollet

Chapeaux, chaussures, sacs et bourses, manchons, foulards, bijoux, éventails, cannes, ombrelles, parapluies, gants, boutons, boucles…  composent le département accessoires, qui couvre une  large période chronologique s’étirant  de la fin du XVIIe siècle à nos jours. Riche d’environ 35000 œuvres, il constitue l’une des collections les plus importantes, en France comme à l’échelle internationale, tant par le nombre de pièces que par leur qualité. Si la plupart de ces objets sont connus de tous, d’autres, plus énigmatiques, peuvent aiguiser la curiosité du public, tels les porte-bouquets, relève-jupe, carnets de bal ou gourdins d’Incroyable.


Elsa Schiaparelli, gants du soir, 1936.

Veau-velours, application de faux ongles en métal doré © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet

Haute couture


L’année 1947 a marqué l’histoire de la mode en amorçant une nouvelle silhouette. Christian Dior présente sa première collection haute couture pour le printemps-été et bouleverse les codes en présentant ce que les rédactrices de mode baptisent immédiatement le New-Look.

L’année 1947 a marqué l’histoire de la mode en amorçant une nouvelle silhouette. Christian Dior présente sa première collection haute couture pour le printemps-été et bouleverse les codes en présentant ce que les rédactrices de mode baptisent immédiatement le New-Look.
Cette proposition, éloignée du canon de la femme telle qu’elle était modelée par les contraintes imposées par la Seconde guerre mondiale, inaugure un âge d’or de la haute couture parisienne, celui des années 1950.
La haute couture désigne un système de production vestimentaire de luxe, typiquement parisien, adressé aux femmes. Il s’agit alors de créer entièrement un vêtement aux proportions de la cliente dans les plus belles matières et les savoirs-faire les plus exigeants.

Le département se compose de plus de 7 000 pièces griffées. Très abondant, c’est l’un des fonds les plus représentatifs et exhaustifs au monde pour près d’une trentaine de griffes différentes. Cette collection est le miroir de la création parisienne dans la diversité de ses maisons de couture : Dior, Balenciaga, Chanel, Grès, Carven, Fath ou Balmain dans les années 1950 répondent aux Yves Saint Laurent, Courrèges, Paco Rabanne et Pierre Cardin des années 1960. Alors que le prêt-à-porter s’impose face à la haute couture à partir des années 1970, les pièces du département continuent d’illustrer au mieux la création des époques récentes, en accordant une place de choix aux modèles de Christian Lacroix ou de John Galliano pour Christian Dior.

Christian Lacroix, Robe Faena, couture A/H 1987-1988 Satin de soie vermillon, passementerie noire, franges en chenille violette et noire, perles noires en jais et en matière synthétique, broderies Lesage

© P. Joffre et D. Lifermann / Galliera / Roger-Viollet

Les Arts graphiques


Le Cabinet d’Arts Graphiques rassemble près de 50 000 œuvres datées du XVIIIe siècle à nos jours, réparties entre dessins, estampes, factures et publicités. À la croisée de l’art et du document, le dessin de mode est une source fondamentale dans la compréhension de la mode et de son évolution. Que l’auteur en soit le couturier, le styliste, le modéliste, un membre du studio ou encore l’illustrateur de presse, qu’il s’agisse de la première esquisse ou du dessin d’atelier, le dessin de mode révèle le modèle en le fixant sur le papier. Témoin de la création à travers les figurines de maison, les croquis de célèbres noms de la couture, il se fait également support de reproduction pour la diffusion à travers les gravures et la presse spécialisée.

Charles Pilatte, figurine pour Madame Alexandre Ghys, vers 1862-1865 Gouache et aquarelle © Galliera / Roger-Viollet


Paul Iribe, les robes de Paul Poiret racontées par Paul Iribe,

1908 Gravures rehaussées au pochoir © Galliera / Roger-Viollet


Maison Grès, dessin de collection, P/E 1950 Encre de chine sur calque © Galliera / Roger-Viollet

La galerie Est   © Photo : Di Messina

Le salon d’honneur   © Photo : Di Messina

Popy Moreni

Agenda des activités

Toutes nos activités peuvent être réservées individuellement ou pour un groupe (renseignements et réservation obligatoire auprès de notre Service des Publics). Pour en savoir plus sur les activités proposées, nous vous invitons à consulter les onglets dédiés.

Scolaires et centres de loisirs

Atelier mode  "L'apprenti styliste".

Photo : © Ville de Paris / C. Requillart

Le Palais Galliera propose 2 types d’activités destinées aux scolaires et aux centres de loisirs. Ces activités dédiées au jeune public sont accessibles dès 4 ans, sur réservation.

Enfin, pour connaître les conditions d'accès et les tarifs de nos activités, nous vous invitons contacter notre Service des Publics.

Public en situation de handicap

Depuis sa réouverture en septembre 2013, le Palais Galliera s’applique à améliorer l’accueil des publics les plus fragiles. Le Palais Galliera est référencé sur le site internet Handistrict.com soutenu par le Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France,

Le Palais Galliera est fermé les lundis,

les jours fériés 1er janvier, dimanche

et lundi de Pâques, jeudi de l'Ascension,

dimanche et lundi de Pentecôte, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre,

11 novembre, 25 décembre, et certaines veilles de jours fériés. Entre chaque exposition, le musée est fermé au public.


Jours de fermeture du musée

La bibliothèque

Consultation sur place uniquement (pas de prêt) et limitée à 5 ouvrages par séance de travail. Accès réservé aux conservateurs, historiens de l’art, universitaires, étudiants, conférenciers, documentalistes sur rendez-vous pris par courriel ou téléphone : 01 56 52 86 46.

Visiteurs dans l’exposition «Les années 50»

Photo : © Caroline Chenu / Galliera

Informations pratiques :


Palais GALLIERA,  Musée de la Mode de la Ville de Paris
10 avenue Pierre Ier de Serbie 75116 Paris /  Tél : 01 56 52 86 00

Remerciements à la direction du Palais  Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, à Anne de Nesle responsable de la communication, Elisabeth Boucheron, Caroline Chenu Presse et Communication pour leur aimable autorisation. Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite- Copyright © infoquartiers 2016-2017-  All Rights Reserved  © Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.