Musée des Beaux-Arts de Rennes

 

Photo © : Jean-Manuel Salingue – MBA Rennes

Musée des beaux-arts de Rennes

Le musée des beaux-arts de Rennes est, comme la plupart des musées de France, une création révolutionnaire. Constitué en 1794 à partir des œuvres saisies dans les édifices religieux et civils de la ville, le musée des beaux-arts tire cependant la plus grande partie de ses richesses du fabuleux cabinet de curiosités de Christophe-Paul de Robien (1698-1756), président au Parlement de Bretagne. Cette collection était l'une des plus riches d'Europe : peintures, sculptures, antiquités égyptiennes, grecques et surtout celtiques, objets d'art provenant de tous les continents, ainsi qu'un exceptionnel ensemble de dessins où se côtoient Léonard de Vinci, Botticelli, Dürer et Rembrandt.

Gravure de Bachelou,

Portrait de Christophe-Paul de Robien

Collection Musée de Bretagne, Rennes

Entre 1801 et 1811, des envois de l'Etat viennent compléter le fonds initial et apportent des œuvres de première importance, issues des confiscations révolutionnaires parisiennes et des conquêtes des armées françaises que le Muséum Central du Louvre ne pouvait plus contenir. Ainsi, de grands chefs-d'œuvre illustrant les différentes écoles de peinture européennes entrent dans la collection : Véronèse, Rubens ou Le Brun avec la gigantesque «Descente de Croix» de la chapelle de Versailles.

Ci-dessus : Véronèse  «Pensée délivrant Andromède»

©  MBA Rennes

A gauche : Rubens «La chasse au tigre»

©  MBA Rennes

Au XIXe siècle, les achats réalisés par l'Etat aux Salons enrichissent le musée d'œuvres significatives des courants officiels, en particulier l'extravagant tableau d'Edouard Toudouze. L'installation en 1855 du musée dans un nouveau bâtiment abritant aussi l'Université suscite des donations et legs importants : Le don d'Eugène Froment et le legs de Paul Lucas qui dote le musée d'une collection de Primitifs italiens.

Edouard Toudouze, « et Aphrodite» ©  MBA Rennes

Amaury-Duval,

Portrait d'Isaure Chassériau

©  MBA Rennes

Endommagé par la Seconde Guerre mondiale, le musée des beaux-arts de Rennes est l'objet d'une rénovation en 1957, accompagnée d'une active politique d'acquisitions qui fait entrer la collection dans la modernité : les Impressionnistes et l'Ecole de Pont-Aven :

Gustave Caillebotte, «Les Périssoires»

©  MBA Rennes

Emile Bernard ,«l'Arbre jaune»

©  MBA Rennes

Paul Sérusier, «Solitude»

©  MBA Rennes

Depuis vingt ans, le musée a constitué un ensemble modeste mais représentatif des divers courants artistiques du XXe siècle, pour lesquels on compte quelques chefs-d'œuvre : Frantisek Kupka, «Bleus mouvants» , Pablo Picasso «Baigneuse à Dinard ou encore Yves Tanguy avec «l’Inspiration».

La collection d'art contemporain s'est développée selon deux axes principaux : les artistes originaires de la Bretagne, comme les Affichistes et les différents courants de l'abstraction de Sam Francis à Aurelie Nemours.

A droite :

Yves Tanguy, «L'inspiration»

©  MBA Rennes

Un peu

d’histoire

Christophe-Paul, marquis de Robien, chevalier, sire et baron de Kaër, vicomte de Plaintel et autres lieux, est né à Robien, près de Quintin, le 4 novembre 1698. Aussi érudit que puissant (il est président à mortier au Parlement de Bretagne à l'âge de vingt-six ans), il rêve de fonder une académie des sciences et belles lettres, projet qui ne pourra aboutir. A sa mort en 1756, son cabinet devient la propriété de son fils Paul-Christophe. Emigré en 1791, celui-ci abandonne la collection de son père aux commissaires de saisie.

Le visiteur est conduit de l'Antiquité égyptienne à l'art contemporain par une succession de salles où les chefs-d'œuvre succèdent à d'autres œuvres plus discrètes qui savent pourtant dire leur beauté à l'amateur attentif. Depuis sa mise en ligne en 2002, l'amateur ou le chercheur, où qu'il soit dans le monde, trouvera en quelques secondes la reproduction et la confirmation de la présence d'une œuvre...

SI Le musée des beaux-arts de Rennes,

nous invite à la visite...

C’EST pour donner l’envie  

de se déplacer !

Photo © : Jean-Manuel Salingue – MBA Rennes

Le musée et L’archéologie

Si l'archéologie égyptienne offre un ensemble cohérent dominé par l'importante stèle du Moyen Empire donnée par le docteur Godefroy en 1871, les autres collections sont souvent plus spécialisées. La civilisation grecque est représentée par une importante suite de céramiques corinthiennes et attiques dont la majeure partie provient de la collection Campana. Bronzes et céramiques permettent d'évoquer l'histoire et l'art des Etrusques. Quant à la civilisation romaine, elle doit au président de Robien un groupe de petits bronzes de belle qualité. Pour toutes ces civilisations, celui-ci a d'ailleurs constitué une belle collection d'intailles et de camées, qui compte près de cent cinquante pièces.

EGYPTE, Nouvel Empire
Fragment de bas-relief
Calcaire polychrome

Don de M. Charpentier, 1910

©  MBA Rennes

EGYPTE, IIIe période intermédiaire

Le père divin d'Amon Ioufaâ devant Râ-Harakhty

Stèle en bois polychrome

©  MBA Rennes

ANTINOOUPOLIS, fin du Ve siècle
Tapisserie copte
Laine et lin. Dépôt du musée national du Moyen Age et des Thermes de Cluny, 1907

©  MBA Rennes

EGYPTE, Basse époque

Statue d'un Païrkap

Basalte ( ?) Acquis en 1999

©  MBA Rennes

Attique, vers 510 avant J.-C.

Péliké à figures noires: Dionysos

et ménade. Terre cuite, dépôt

du Musée du Louvre, 1908.

©  MBA Rennes

ETRURIE, Seconde moitié du IIe siècle avant J.C.
Urne cinéraire. Terre cuite avec traces

de polychromie.  Dépôt du musée du Louvre, 1863

©  MBA Rennes

Peintures & sculptures du 14 au 18ème siècle

Le musée des Beaux-Arts de Rennes fait partie de ceux qui peuvent prétendre montrer un panorama complet de l'histoire de la peinture. Le parcours est pourtant fait d'une alternance de points faibles et d'ensembles somptueux. Comme la sculpture et pour les mêmes raisons, le Moyen Age est absent. La collection débuterait au milieu du XVIe siècle si le legs Lucas n'avait fait entrer au musée, en 1894, sept tableaux de Primitifs italiens. Pas de trace du Quattrocento, mais la lacune est largement comblée par les dessins. Le XVIe siècle compte quelques oeuvres majeures, l'école la mieux représentée étant celle de Venise, que concurrence du côté français l'aura irrésistible de La Femme entre les deux âges, et chez les Nordiques l'entêtante spéculation du Saint Luc de Heemskerck.

Lippo DI BENIVIENI

(Connu à Florence de 1296

à 1327)  Saint Jean
Tempera sur bois
Legs de Paul Lucas, 1894

©  MBA Rennes

Maître de la Miséricorde (Actif à Florence dans le 3e quart du XIVe siècle) Vierge à l'Enfant avec quatre saints. Vers 1370-1375 Tempera sur bois . Legs de Paul Lucas, 1894

©  MBA Rennes

Zuan Maria DA PADOVA dit Giovanni Maria MOSCA (Actif à Venise et Padoue entre 1515 et 1530) La Mort de Cléopâtrevers 1525. Marbre blanc, ardoise, encadrement de marbre jaune. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

©  MBA Rennes

Leandro BASSANO (Bassano, 1557 - Venise, 1622)
Pénélope défaisant son ouvrage, huile sur toile,

Envoi de l'Etat, 1801 ©  MBA Rennes

Nicolas-Bernard LÉPICIÉ (Paris,1735 - 1784) Les Apprêts d'un déjeuner
Huile sur toile, acquis en 1970.

©  MBA Rennes

Philippe de CHAMPAIGNE (Bruxelles, 1602 - Paris, 1674)
La Madeleine pénitente 1657

Huile sur toile. Envoi de l'Etat, 1801

©  MBA Rennes


A gauche : Georges De LA TOUR (Vic-sur-Seille, 1593 - Lunéville?, 1652) Le Nouveau-né.  Huile sur toile

Saisie révolutionnaire, 1794

©  MBA Rennes


François BOUCHER (Paris, 1703 - Paris, 1770) La Mort de Méléagre, vers 1727
Huile sur toile,acquis en 1998 ©  MBA Rennes

Charles LE BRUN (Paris, 1619 - Paris, 1690)
Descente de croix. Vers 1680, huile sur toile
Envoi de L'Etat, 1811 ©  MBA Rennes

François-André VINCENT (Paris, 1746 - Paris, 1816) L'enlèvement d'Orithye. Vers 1770-1771, huile sur toile
Legs d'Emile de trégain, 1906 ©  MBA Rennes

Peintures & sculptures du 19 au 20ème siècle

La collection de peintures du XIXe siècle peut sembler relativement modeste, si on la compare avec celle du XVIIe siècle. Riche de plus de trois cents oeuvres, elle doit beaucoup aux envois faits par l'État, durant tout le XIXe siècle, d'oeuvres acquises aux Salons pour les musées de province. La collection montre ainsi un panorama fidèle des différents courants de la peinture d'histoire, genre privilégié des peintres admis au Salon. Quelques dons et achats ont depuis tenté de rééquilibrer cet ensemble. Le néoclassicisme trouve dans la figure d'Amaury-Duval, élève d'Ingres, une illustration convaincante, à travers trois oeuvres données en partie par l'artiste. Le romantisme, quasi absent des collections, est magnifiquement illustré par le récent achat du chef-d'œuvre de Léon Cogniet, exposé au Salon de 1824. Du courant « troubadour » aux « pompiers » représentés par quelques tableaux savoureux, la peinture narrative s'impose difficilement et souffre de l'absence de grands noms.

Antoine-Jean, baron GROS (Paris, 1771 - Meudon, 1835)

Portrait de Paulin des Hours 1793. Huile sur toile. Acquis en 1970 ©  MBA Rennes

Charles MEYNIER (Paris, 1768 - Paris, 1832)

Alexandre le Grand cédant Campaspe à Apelle 1822.

Huile sur toile. Don de l'Ecole de peinture et de sculpture de Rennes, 1822 ©  MBA Rennes

Louis-Julien AULNETTE DU VAUTENET  (Rennes, 1786 - Meillac, 1853)  Le Départ du croisé,  Le Retour du pèlerin

1818 Huile sur toile. Acquis en 1993 ©  MBA Rennes

Léon COGNIET (Paris, 1794 - Paris, 1880) Scène du massacre des Innocents 1824. Huile sur toile. Acquis en 1988

©  MBA Rennes

Jean-Jacques, dit James PRADIER (Genève, 1790 - Bougival, 1852) Hébé Terre cuite. Acquis en 1981

© MBA Rennes

Jean-Achille BENOUVILLE (Paris, 1815 - Paris, 1891)

Paysage d'Italie. Huile sur toile.  Acquis en 1993 © MBA Rennes

Jean-Baptiste Camille COROT (Paris, 1796 - Paris, 1875) Le Passage du gué, le soir. Huile sur toile. Dépôt du musée du Louvre, 1970 © MBA Rennes

Eugène BOUDIN (Honfleur, 1824 - Deauville, 1898) Trouville, les jetées, mer haute 1885. Huile sur toile. Don de Mme Nathaniel de Rothschild en 1887 © MBA Rennes

Alfred SISLEY (Paris, 1839 - Moret-sur-Loing, 1899)

La Courbe de la Seine à Saint-Cloud 1875. Huile sur toile

Commission de la récupération artistique (1945-1949)

Office des biens privés, déposé par l'Etat en 1951 (M.N.R.9) © MBA Rennes

Gustave CAILLEBOTTE (Paris, 1848 - Gennevilliers, 1894)

Le Pont de l'Europe 1876 Huile sur toile. Acquis en 1962

© MBA Rennes

Paul GAUGUIN (Paris, 1848 - Atuona, 1903)

Vase de fleurs à la fenêtre Huile sur toile

Dépôt du musée du Louvre, 1954 © MBA Rennes

]uan GRIS (Madrid, 1887 Boulogne-sur-Seine, 1927)

Le Livre ouvert 1925. Huile sur toile. Dépôt du musée national d'Art moderne, 1994 © ADAGP, Paris, 2003

Pablo PICASSO (Malaga, 1881 - Mougins, 1973) Nu à mi-corps (© Succession Picasso 2003) 1923. Huile sur toile. Dépôt du Musée national d'Art moderne, 1998

Nicolas DE STAËL (Saint-Pétersbourg, 1914 Antibes, 1955) Composition 1949. Huile sur toile. Acquis en 1985

© ADAGP, Paris, 2003

Jacques Mahé De LA VILLEGLE (Quimper, 1926) Boulevard du Montparnasse 1964. Affiches arrachées et marouflées sur toile. Acquis en 1980 © ADAGP, Paris, 2003

Les dessins

Plus que tous les autres secteurs de la collection, le cabinet des Dessins oblige à chanter les louanges du Président de Robien. Les 1107 feuilles provenant de sa collection en demeureront toujours la partie la plus prestigieuse et les acquisitions ultérieures, quoique nombreuses, ne se mesureront jamais aux Léonard, Botticelli, Donatello et autres Dürer qui se côtoient dans le fonds Robien. Le XVIIIe siècle, faiblement représenté dans la collection Robien, n'a pas été autant enrichi par la suite que les XIXe et XXe siècles. Malgré les achats réguliers (citons celui de l'important album Drouais en 1974, contenant aussi de nombreux dessins d'autres artistes), les dons de la Société des Amis du musée, qui vont de Coypel au magnifique Paysage de Bonnard.

Antonio Allegri dit CORREGE (Correggio 1489/1494 - Correggio, 1534) Saint Marc. Vers 1520 Plume, pierre noire et rehauts de blanc. Saisie révolutionnaire (collection de Robien), 1794 © MBA Rennes

Albrecht DÜRER (Nuremberg, 1471  Nuremberg, 1526)  La messe des anges

Vers 1500. Plume et encre brune, aquarelle

Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794 © MBA Rennes

Pierre-Paul RUBENS (Siegen, 1577  Anvers, 1640) Descente de croix. Plume et lavis brun. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794 © MBA Rennes

Jean-Antoine WATTEAU (Valenciennes, 1684 - Nogent sur Marne, 1721) Jeune Musicien accordant son violon. Pierre noire et sanguine avec rehauts de craie blanche. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

© MBA Rennes


Rembrandt Harmensz Van Rijn, dit REMBRANDT  (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1669)

Popilius et Antiochus. Plume et encre brune. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

© MBA Rennes

Alessandro Filipepi dit Sandro BOTTICELLI (Florence, 1445 - Florence, 1510). Tête de jeune homme. Pointe d'argent et rehauts de gouache blanche, sur papier préparé gris. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794    © MBA Rennes

Léonard DE VINCI (Vinci, 1452 - Cloux, 1519)Draperie. Tempera grise avec rehauts de blanc, sur toile préparée grise. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

© MBA Rennes

Giovanni BELLINI (Venise, 1429 - Venise, 1507) Pietà. Plume et encre brune. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

© MBA Rennes

Maurice DENIS (Granville, 1870 -

Saint-Germain-en-Laye, 1943) Etude pour la mère au corsage noir. Mine de plomb

et aquarelle, sur papier. Don de M. et Mme Le Paul, 1978 © ADAGP, Paris, 2003

 

Les gravures Robien

Contrairement aux usages, la collection d'estampes du président de Robien saisie en 1797 ne fut pas confiée à la bibliothèque municipale, mais intégra d'abord le musée. Puis, au début du XIXe siècle, les recueils de gravures édités comme tel avec texte à l'appui (les gravures des cérémonies du Sacre de Louis XV par exemple) et reliés en parchemin ou en maroquin bleu furent considérés comme des livres, et rejoignirent donc la bibliothèque. Les autres recueils de la collection contenant les gravures de caractère artistique, soit 3800 items, sont demeurées au musée des beaux-arts. C'est donc sous la forme de volumes foliotés que se présentait la collection d'estampes du Président de Robien, seules quelques rares exemplaires étant exposés sur les murs, comme le portrait de Voltaire.

Hans Vredeman de VRIES

(Leeuwarden, 1527 - Anvers, 1606) Fontaines

Planche n° 4. Burin  © MBA Rennes

Johannes SADELER I (Bruxelles, 1550 - Venise ?, vers 1600. Histoire de la famille de Seth : Le début du déluge. Burin

© MBA Rennes

Théodore GALLE (Anvers, 1571 - Anvers, 1633)

Scène de l'enfance des Gracques. Burin © MBA Rennes

Agostino CARACCI (Bologne, 1557 - Parme, 1602) Titien. Burin © MBA Rennes

Jacques CALLOT (Nancy, 1592 ? - Nancy, 1635)

La tentation de saint Antoine. Eau-forte © MBA Rennes

Jacques BELLANGE (Documenté à Nancy, vers 1600 - Nancy ?, 1616 ?) Les Trois Maries au tombeau

Eau-forte. © MBA Rennes

Claude GELLEE dit LE LORRAIN (Chamagne, 1600 - Rome, 1682) Le dessinateur. Eau-forte © MBA Rennes

A droite :

Charles LE BRUN (Paris, 1619 - Paris, 1690) Jésus enfant. Eau-forte  © MBA Rennes



Les objets d’art

ITALIE,

Début du XVIIe siècle. Camée, tête de Méduse. Onyx ivoire et gris. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794  © MBA Rennes

FRANCE,

XVIIe siècle. Grand Christ, Ivoire

Dépôt du musée du Louvre, 1895

© MBA Rennes

FLORENCE,

début du XVIIe siècle ?Cavalier

à l'antique. Argent et argent doré. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794 © MBA Rennes

FRANCE,

Vers 1600. Pistolet à quatre canonsBois, acier, argent et dorure Signé : M. Pierre[...]. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794 © MBA Rennes

BOHÊME,

Première moitié du XVIIe siècle. Pistolet. Acier, bois de fruitier, ivoire, os et nacre. Platine à rouet et silex ; crosse à tiroir ; pontet avec prise de doigts; Don de Jules Aussant, 1871 © MBA Rennes

HOLLANDE, XVIIe siècle

Amsterdam, atelier de Jacob Drielenburcks. Ecrin contenant une pesette et des dénéraux 1658. Bois, fer et cuivre jaune. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

© MBA Rennes

GOLCONDE (Andhra Pradesh, Inde). Début du XVIIIe siècle. Paraçurâma. Sixième avatar de Vishnu. Aquarelle rehaussée d'or. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794

© MBA Rennes

PÉROU, début du XVIIIe siècle

Statuette. Feuilles d'argent sur âme de bois. Frises serties en électrum. Saisie révolutionnaire (collection Robien), 1794 © MBA Rennes

DAHOMEY,

Fin du XIXe siècle. Siège yoruba
Bois polychrome. Don anonyme, 1904 © MBA Rennes

CONGO FRANÇAIS,

Début du XXe siècle Nkisi . Bois, métal, tissus. Acquis en 1934 © MBA Rennes

Katsushita HOKUSAI

(Tokyo, 1760 - Tokyo, 1849).

La cascade de Yoshino dans la province de Yamato où Yoshitsune lava son cheval. Vers 1831 -1832 . Don d'André Véra, 1961 © MBA Rennes

Renseignements

pratiques

pour vous rendre

au musée des beaux-arts

de Rennes :


20 quai Emile Zola

35000 Rennes


Contact :


Accueil et renseignements :

02 23 62 17 45

museebeauxarts@ville-rennes.fr

Réservation groupes

à partir de 10 personnes :

02 23 62 17 41 de 8h45 à 12h15

www.mbar.org

Photos haut et bas © : Jean-Manuel Salingue – MBA Rennes

La Librairie du musée  vous accueille  avec quelques idées

pour vous offrir des instants de plaisir...

De nombreuses publications vous sont proposées : affiches, catalogues, Cartes postales, etc.
N'hésitez pas à vous renseigner directement à l'accueil ou bien par courriel à museebeauxarts@ville-rennes.fr

CONTACT
Accueil : 02 23 62 17 45
Réservation groupes (scolaires et autres)  Tél : 02 23 62 17 41

courriel : museebeauxarts@ville-rennes.fr

Les nouveaux horaires d’ouverture du musée
Mardi en continu : 10h à 18h
Mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche :  10h-12h / 14h-18h
Fermé le lundi et les jours fériés

A compter du 1er janvier 2016 la bibliothèque sera ouverte :
mardi et jeudi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h


Remerciements sincères à Anne Dary, directrice du musée des Beaux arts de Rennes à Nadège Mingot Communication Mécénat pour leur aimable autorisation. Toutes reproduction même partielle d’un document est rigoureusement interdite copyright 2016-2017 All Rights Reserved © Infoquartiers.com - Musée des Beaux Arts de Rennes.mailto:museebeauxarts@ville-rennes.frshapeimage_2_link_0

Exposition :

Chez Robien

(1698-1756)


Constellation

des toiles

Jusqu’au 5 mars 2017

Hôtel de Robien -Rennes

MBA @ Rennes

Christophe-Paul de Robien fut un personnage

emblématique de Rennes dans la première moitiédu XVIII ème siècle. Né en 1698 à Quintin, dans les actuelles Côtes d’Armor, il devint, comme son père avant lui et son fils à sa suite, Président à Mortier au Parlement de Bretagne, « conseiller du Roi en tous ses conseils ». Ce n’est pourtant pas par sa profession qu’il était connu.

A gauche : Jean Valette-Penot, Trompe-l’Oeil à la médaille d’Anne de Bretagne

Huile sur toile -Saisie révolutionnaire (collection Robien) © MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue


A droite : Jean Valette-Penot, Trompe-l’Oeil à la gravure de Sarrabat

Huile sur toile -Saisie révolutionnaire (collection Robien) © MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue


Ce sont ses collections éclectiques qui firent sa renommée, et en particulier son cabinet de curiosités fort de 8000 pièces de collection.

Dans ses deux volumes du manuscrit rédigés peu avant sa mort en 1756, Christophe-Paul de Robien ne parle jamais de ses tableaux. Sans doute faut-il penser que ceux-ci devaient faire partie d’un simple décor qu’on chercherait pourtant en vain chez d’autres illustres rennais. Dans la plupart de ces hôtels d’aristocrates, le luxe est décliné par d’importantes glaces, des manteaux de cheminée en marbre, et parfois des grisailles en dessus de porte. Rien àvoir avec les riches et originales malouinières des messieurs de Saint-Malo attestant les biens acquis dans le commerce outre-mer.

A droite :

Salomon de KONINCK

Alchimiste se coupant les ongles

Huile sur toile - Saisie révolutionnaire (collection Robien)

© MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

A gauche : Anonyme, L’Arracheur de dents - Huile sur toile - Saisie révolutionnaire (collection Robien)

© MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

A droite : Anonyme, Un concert -  Huile sur bois - Saisie révolutionnaire (collection Robien)

© MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

C’est pourquoi nous avons réuni pour la première fois un fonds représentatif de plus d’une soixantaine de toiles de la collection de peintures de ce collectionneur qui en contient 141 numéros en tout, la plupart conservées habituellement en réserve, fort peu dispersées dans les salles du musée en permanence (à peine une trentaine accrochées aux cimaises). On y verra que son goût pour l’anecdotique et le décoratif le portèrent davantage vers les petits maîtres flamands peint sur cuivre que les grands maîtres italiens, il est vrai fort chers déjà à cette époque.

A droite :

Pieter Leermans

La Trompette et la servante

Huile sur cuivre -Saisie révolutionnaire (collection

Robien)© MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

Mathieu LE NAIN - La Vierge au verre de vin

Huile sur toile - Saisie révolutionnaire (collection Robien) © MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

Robien, par le caractère décoratif et modeste de cette collection, montre ses partis pris : il n’entend pas succomber au goût monothématique de la peinture afin de ne pas entamer un budget qui lui permet de maintenir des acquisitions dans les domaines les plus divers, en adéquation avec une curiosité tous azimuts à laquelle il est resté fidèle.

Ci-dessus : Bernaert de Rijckere -Orgie

Huile sur toile - Saisie révolutionnaire (collection Robien) © MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

Ci-dessous :  Jan I van Kessel - L’Arbre aux oiseaux

Huile sur cuivre - Saisie révolutionnaire (collection Robien) © MBA Rennes /Jean-Manuel Salingue

Les peintures seront présentées dans une partie d’intérieur évoquant le salon de compagnie du marquis de Robien avec du mobilier provenant de son hôtel, tels que la rose des vents et les thermomètres et baromètres (les commodes et chaises étant sans provenance avérée de son hôtel particulier). Quelques photographies de l’intérieur tel qu’il se présente aujourd’hui (boiseries, laques) seront un appui documentaire de l’exposition.

A droite


D’après Hans Baldung Grien

La marche à la mort

Huile sur toile - Saisie révolutionnaire

(collection Robien)© MBA Rennes /

Jean-Manuel Salingue

ÉCHANGES

Marc Desgrandchamps, Stéphane Pencréac’h


Musée des beaux-arts de Rennes du16 décembre au 22 janvier 2017

Art & Essai du 15 décembre 2016 au 16 février 2017


project room : Avelina Fuentes

project room: EX.PDF « Exposer les écritures exposées »


Art & Essai du15 décembre 2016 au 16 février 2017

ÉCHANGES

Marc Desgrandchamps, Stéphane Pencréac’h

Aussi étrange que cela puisse paraître, Marc Desgrandchamps et Stéphane Pencréac’h, deux peintres, deux amis, n’ont jamais exposé leurs œuvres en tête à tête. Pourtant, ils poursuivent depuis maintenant vingt ans une conversation quasi quotidienne sur la peinture, la représentation, ce que cela signifie d’être artiste, et bien sûr l’histoire de l’art, puisqu’ils ont, plus que jamais, et en dépit d’une époque quelque peu tourmentée, conscience de s’inscrire dans un continuum historique. D’un atelier à l’autre, s’échangent des idées, des points de vue, de bons procédés...

Ces expositions à la Galerie Art & Essai et au Musée des Beaux-Arts entendent prolonger ce dialogue d’une manière plus visuelle. Datées d’époques diverses, les œuvres proviennent exclusivement de leur atelier. Qu’ils aient désiré les conserver, ou qu’elles n’aient pas trouvé preneur, souvent en raison de leur dimension atypique, ces œuvres sont pour beaucoup totalement inédites. Figurent également dans ce corpus des tableaux que les  peintres ont échangés au fil des ans. Ces derniers révèlent de curieuses connivences, des points de tangence, entre deux univers et pratiques relativement différents.

Marc Desgrandchamps,

Sans titre , 2012, huile sur toile Diptyque, 162 x 97 cm chq.

© Marc Desgrandchamps - Courtesy the artist and Galerie Lelong, Paris

Ci-dessus : Stéphane Pencréac’h,

Grand nu au miroir, 2016, huile sur toile, 180 x 300 cm

© Stéphane Pencréac’h - Courtesy the artist and Galerie Vallois, Paris

La cheville de Gradiva


À la Galerie Art & Essai, l’exposition des œuvres permet par exemple de mesurer combien les deux artistes divergent dans le traitement de la tension érotique. Chez Pencréac’h, un grand nu allongé dans un espace clos, théâtral, ne dissimule rien de son anatomie parfaite et soutient audacieusement le regard. Chez Desgrandchamps, la figure féminine s’inscrit dans un paysage. Le corps porte le poids du temps et paraît promis à l’engloutissement par une nature dévorante.

Le rêve de Messaline

Au Musée des Beaux-Arts, une sculpture emblématique de la collection s’invite dans la conversation. La Messaline d’Eugène Cyrille Brunet (1828-1921) repose au centre du patio. Présenté au Salon de 1884, ce marbre

s’inscrit dans la lignée des femmes alanguies d’Auguste Clésinger (notamment la Bacchante couchée, 1848,Musée du Petit Palais, Paris) ; elle en amplifie encore la torride dimension érotique, sur un mode certes toujours

académique, mais déjà plus moderne, moins orientalisant. L’impétueuse impératrice débauchée apparaît ici dépoitraillée, le corps vrillé par les spasmes de l’amour, telle que décrite dans les bordels romains par le poète latin Juvénal, «exposée nue, les seins dans une résille d’or».  Lui répondent un gisant recouvert d’un drap et un cheval  mort extraits pour l’occasion du Monument pour Kobané de Stéphane Pencréac’h (2015). La femme lubrique, le cadavre anonyme et l’animal décharné composent ensemble une manière de banquise immaculée, hérissée de désir et de mort.

Ci-dessus :

Marc Desgrandchamps,

Sans titre, 1992, huile sur toile, 205 x 150 cm

© Marc Desgrandchamps - Courtesy the artist

and Galerie Lelong, Paris


A droite :

Marc Desgrandchamps,

Sans titre, 1996, huile sur toile, 205 x 150 cm

© Marc Desgrandchamps - Courtesy the artist

and Galerie Lelong, Paris

Textes de Richard Leydier

Commissaire de l’exposition


Critique d’art et commissaire d’expositions a travaillé durant quinze ans au sein de la rédaction du magazine artpress, dont il fut rédacteur en chef. Il a organisé une vingtaine d’expositions, dont notamment Visions – Peinture en France (dans le cadre de la Forcede l’art, 2006, Grand Palais Paris) ; Robert Combas, Greatests Hits, 2012, Musée d’art contemporain, Lyon ; ou encore la Dernière Vague – Surf, skate et custom cultures dans l’art contemporain , 2013, La Friche Belle de Mai, Marseille (dans le cadre de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture). Il a été directeur par intérim du FRAC Nord-Pas de Calais, à Dunkerque, entre 2015 et 2016.

En fait, Messaline rêve, et ses songes cauchemardesques se matérialisent alentour. Deux tableaux de Pencréac’h, dotés de fragments de mannequins, moteurs de puissants effets de 3D et de « réalité augmentée »,nous projettent dans un monde inversé, en négatif ; ils opèrent la transition du réel au songe, des sculptures aux peintures, des figures blanches aux noires, des allongées aux verticales, des mortes aux vivantes. La chevauchée d’Hadès et l’odalisque au miroir agissent ainsi comme un seuil pour pénétrer le monde onirique déployé par

Desgrandchamps dans ses tableaux. Figures pensives et fragiles, équidé d’un noir abyssal, corps évanescents, tombeaux antiques et mystérieux... En dépit du soleil estival et des cieux radieux, la menace sourd de toutes parts comme autant de sources mauvaises, instillant le poison d’un memento mori proprement arcadien.

Messaline visite en quelque sorte la

Carcosa de l’écrivain Ambrose Bierce, recueillant la vision prémonitoire de sa mort prochaine et de sa terrible disgrâce.


Ci-dessus :

Stéphane Pencréac’h, «Le Dernier rivage»

2011, huile, bois et tissu et trous sur toile, env. 146 x 114 cm © Stéphane Pencréac’h - Courtesy the artist

and Galerie Vallois, Paris


A droite :

Stéphane Pencréac’h, «Je t’attendais»

2008, huile et objets sur toile, 260 x 195 cm

© Stéphane Pencréac’h - Courtesy the artist

and Galerie Vallois, Paris

Ci-dessus : Marc Desgrandchamps,

Sans titr,  2008, huile sur toile, 200 x 150 cm

© Marc Desgrandchamps - Courtesy the artist

and Galerie Lelong, Paris


A droite : Marc Desgrandchamps,

Sans titre, 2008, huile sur toile, 162 x 97 cm

© Marc Desgrandchamps - Courtesy the artist

and Galerie Lelong, Paris


Stéphane Pencréac’h, «Janus»

2015, fonte de fer, 55 cm hauteur x 29 largeur x 20 largeur (avec socle fonte de fer) © Stéphane Pencréac’h Courtesy the artist and Galerie Vallois, Paris

MARC DESGRANDCHAMPS


Né à Sallanches en 1960, Marc Desgrandchamps vit et travaille à Lyon. Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions personnelles notamment au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (2011), au Carré Sainte Anne à Montpellier (2011), à la Fondation pour l’art contemporain Claudine et Jean-Marc Salomon - Château d’Arenthon à Alex (2013), à la Galerie Eigen+Art à Leipzig (2016) et à la Galerie Lelong à Paris (2016).

A droite :

Stéphane Pencréac’h, «Hadès et Perséphone»

2012, huile et objets sur toile 292 x 229 cm (quadriptyque)

© Stéphane Pencréac’h - Courtesy the artist

and Galerie Vallois, Paris

STÉPHANE PENCRÉAC’H


Né en 1970 à Paris, Stéphane Pencréac’h vit et travaille à Paris. Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions personnelles notamment au Carré Sainte Anne à Montpellier (2010), au MAMAC (Musée d’art moderne et d’art contemporain) à Nice (2014), à la Galerie Vallois à Paris (2014 et 2016) et à l’Institut du monde arabe à Paris (2015).

Musée des Beaux-Arts de Rennes

20 quai Emile Zola - 35000 Rennes

Accueil et renseignements : 02 23 62 17 45

museebeauxarts@ville-rennes.fr

Réservation groupes à partir de 10 personnes :

02 23 62 17 41 de 8h45 à 12h15

www.mbar.org

Publics spécifiques : Marine Certain

m.certain@ville-rennes.fr

Horaires d’ouverture

Du mardi au vendredi : 10h - 17h

Samedi et dimanche : 10h - 18h

Fermé le lundi et les jours fériés

Accès :  Métro A arrêt République

Bus arrêt « Musée Beaux-Arts » :

C4, C6, 40ex, 50, 64, 67, N

Bus arrêt « Lycée Zola » : 12

Vélo STAR : station avenue Janvier

Places pour vélo devant le musée

Stationnement réservé aux personnes

en situation de handicap, rue Léonard de Vinci


Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite. Rampe d’accès, ascenseur et bancs

sont à votre disposition. Des cannes-sièges

sont prêtées sur simple demande à l’accueil

pour les visites commentées.

project room

Avelina FuenteS

Art & Essai

du 15 décembre 2016

au 16 février 2017

La Galerie Art & Essai est heureuse de consacrer une project room à l’artiste mexicaine Avelina Fuentes. Lectrice avertie d’ouvrages scientifiques, passionnée par le design, la chimie et la biologie – notamment par les processus de genèse et de morphogenèse –, Avelina Fuentes s’intéresse également aux mathématiques et plus précisément aux représentations visuelles de principes mathématiques. Elle s’attache aux glissements qui peuvent s’opérer d’un univers chiffré vers un univers dessiné, à la façon dont les nombres peuvent devenir des lignes, des formes, des images. L’artiste observe et questionne cette nécessité constante qu’a l’esprit humain derendre le monde plus compréhensible, d’identifier des récurrences, des motifs, des structures sous-jacentes à toutes choses

Produite au Mexique, l’installation sculpturale Quintessence (2015)  du latin quinta essentia « cinquième essence » propose ainsi cinq volumes élémentaires réalisés en aluminium poli. Étudiés entre autres par Léonard de Vinci, Johannes Kepler ou encore Lorenz Stoër, ces polyèdres, familiers d’apparence, ne sont autres que les fameux solides de Platon ; des solides qui, du temps du philosophe, incarnaient les particules élémentaires de l’univers. Chacun des cinq renvoyait alors à un élément de la nature : le tétraèdre au Feu, le cube à la Terre, l’octaèdre à l’Air, l’icosaèdre à l’Eau, et le dodécaèdre au Tout de par sa ressemblance avec la sphère ; « Tout » qui sera désigné ensuite par Aristote comme étant l’Éther, soit l’élément fondamental de l’univers, aujourd’hui nommé par les astrophysiciens « matière noire » ou « matière sombre ».

AVELINA  FUENTES


Née en 1983 à Saltillo (Mexique), Avelina Fuentes vit et travaille entre Paris et Saltillo. Son travail a été présenté au sein d’expositions personnelles et collectives : au Collège des Bernardins à Paris, à Bézard-Le Corbusier à Piacé, au Jardin Botanique de Bordeaux, à l’Instituto de Cultura de Baja California à Tijuana (Mexique), au Sculpture Art Museum de Qingdao (Chine), à Sculpture Fix à Boston (États-Unis), à Kanal20

à Bruxelles (Belgique).

project room

EX.PDF « Exposer les écritures exposées »

Projet labellisé par la MSHB, en partenariat avec le CELLAM / EA3206

Commissariat : label hypothèse

Art & Essai du15 décembre 2016 au 16 février 2017

Adrien Abline, Julie Béna, Clélia Berthier, Étienne Bossut, Nicolas Chardon, Claude Closky, Claudia

Comte, Guillaume Constantin, Antonio Contador, John Cornu, Bruno Di Rosa, Peter Downsbrough, Ivan Liovik Ebel, Christelle Familiari, Michel François, Ann Guillaume & Tom Bücher, Ann Veronica Janssens, Joséphine Kaeppelin, Isabelle Lartault & Michel Verjux, Quentin Lefranc, Muriel Leray, Claude Lévêque, Jonathan Loppin, Mathieu Mercier, Grégoire Motte, Samir Mougas, Pierre la Police, Éric Pougeau, Marine Provost, Babeth Rambault, Francis Raynaud, Lili Reynaud-Dewar, Claude Rutault, Éléonore Saintagnan, Yann Sérandour, Agnès Thurnauer, Hélène Travert, Mathieu Tremblin, Capucine Vandebrouck, Philémon Vanorlé / Société Volatile, Christophe Viart

Concept éditorial et curatorial, EX.PDF [EX.Portable Document Format] explore différentes formes d’écritures d’ores et déjà montrées publiquement que ce soit dans un cadre urbain, éditorial ou encore artistique. En relation avec des pratiques contemporaines, EX.PDF propose un ensemble d’images réunies dans un porte-document. Edité en 15 exemplaires et intimement lié au principe du « Do It », ce dernier a pour vocation d’embrayer plusieurs expositions, sous l’impulsion de différents curateurs au sein de différents lieux d’exposition (Casa Velasquez, Madrid ; ZQM, Berlin ; La Chambre Blanche, Québec, ...).

Exponentiel, EX.PDF réunit ainsi plus d’une quarantaine de propositions croquis, fragments textuels, vues d’expositions, photographies documentaires, caviardages, etc, qui, chacunes à leur manière, mettent en lumière, au fil des monstrations et des contextes, des effets de sens relatifs aux écritures (ré)exposées. Ce projet est élaboré en partenariat avec le CELLAM (Centre d’Etudes des Langues et Littératures Anciennes et Modernes de l’Université Rennes 2) dans le cadre du projet EX2, et est labellisé par la MSHB (Maison des sciences de l’homme en Bretagne

ART & ESSAI


Université Rennes 2 - Campus Villejean

Place du Recteur Henri Le Moal 35000 Rennes

Renseignements : 02 99 14 11 42

www.espaceartetessai.com

espaceartetessai@gmail.com

mediation.artetessai@gmail.com

www.univ-rennes2.fr/culture


Horaires d’ouverture :

Entrée libre du lundi au vendredi de 13h à 18h

Accueil des groupes sur rendez-vous

Fermeture durant les vacances universitaires :

du 17 décembre 2016 au 2 janvier 2017


Accès :

Métro Villejean-Université

Bus n° C4,14,52,65,68,76,77,78,81,152ex,168ex

La Galerie Art & Essai est accessible aux

personnes à mobilité réduite


du 21 janvier
au 23 avril 2017

Quinze ans !

de Mécénat

des Amis du Musée

ou quinze années

de plaisir !

Charles Meynier - Alexandre cédant Campaspe à Apelle

Huile sur toile - 24.5 x 32.2 cm Porte une inscription apocryphe > P. Prud’hon 1808 -

Au verso de la toile inscription erronée. Collection/de l’impératrice Joséphine et Prud’hon. 1808

Si le mois de janvier est propice aux vœux, pour la SAMBAR, il n’y en aura qu’un (principal) : que l’histoire continue.... Pour les Rennais de longue date, notre Société, aujourd’hui nous dirions Association, a déjà une existence de presque vieille dame : 65 ans. Mais bah !, aujourd’hui c’est pour beaucoup d’entre nous le début de la liberté.  C’est pour cela que nous avons eu l’idée de solliciter, tant la Ville que la Directrice du Musée, Anne Dary, de faire un bon ( ?) point sur notre action récente.

Ci-dessus : Ossip Zadkine - Sans titre

1962 - Pointe sèche - 65 x 50.2 cm

Georges Folmer - Composition

1956 - Huile sur toile - 100 x 73 cm

Francis Pellerin - Sans titre

1957 - Acrylique sur toile - 130 x 89 cm

Loïc Le Groumellec - Écriture - 2012                                    

Gouache sur papier - 70.5 x 50.5 cm                                                        

Loïc Le Groumellec- Écriture - 2012                                    

Gouache sur papier - 70.5 x 50.5 cm                                                        

Loïc Le Groumellec - Mégalithes et maison 2012

Laque sur Toile - 140 x 150 cm


A droite : Gérard Traquandi - Sans titre 2013

Aquatinte sur papier - 80 x 61 cm

Depuis la célébration du Cinquantenaire en 2002, il s’est passé beaucoup de choses, dans la vie/ville autant qu’au Musée. Pour les amateurs de belles histoires, lorsque le Musée s’ouvre à nouveau, après que la Ville ait pansé ses blessures d’après-guerre, la jeune Conservatrice, Marie Berhaut, pleine d’idées novatrices imagine mal que son musée ne trouve d’autres appuis que les Politiques Locaux et Nationaux. Elle fait donc appel à ce que nous disons aujourd’hui la société civile, en la personne du Doyen Alexandre Lamache, professeur de médecine fort en vue, charmant et cultivé. C’était une belle idée, que bien des Conservateurs suivent encore aujourd’hui lorsqu’ils souhaitent asseoir leur Musée de manière durable. Cette belle idée s’est exprimée avec éclat lors de l’exposition précédente.

Adolphe Cieslarczyk - Herbin

1959 - Plexiglas et peinture - 35 x 9 cm

Mais revenons au bel aujourd’hui : comme tout adolescent normal, l’année de nos 15 ans est la plus belle, comme l’exprime joliment le visuel de l’exposition. Sans du tout partir de zéro, les musées soignent leurs réserves et les

Amis ont de la mémoire. Nous sommes partis de ce vade mecum incontournable qu’est l’Inventaire du Musée, que nous avons, déroulé, pour retrouver nos libéralités au fil de ces années : 2002/20016.

James Guitet - 100x100/2.8 - 1980

Acrylique sur toile - 100 x 100 cm

Dire que ce fut un travail aisé, non, que nous avons été plusieurs à y travailler, oui. Mais un vrai bonheur à l’arrivée : chacun y a revécu des rencontres, des discussions, parfois vives, mais toujours délicieuses : les propriétaires des œuvres, marchands, ou encore plus souvent familles et artistes eux-mêmes, parfaitement heureux, au bout du compte, de rencontrer des personnes qui les sollicitaient uniquement dans la perspective de donner aux œuvres une pérennité vraie, une audience publique pour une certaine idée de l’éternité. Comme tout autre « mécène » l’argent n’est pas absent de nos discussions, mais les interlocuteurs apprécient que nous soyons des personnes ordinaires, représentantes d’autres, qui apportent années après années une contribution,

modeste en général, dans une perspective de longue durée.

Des oeuvres de Jacques Jullien...

Jacques Jullien - La confirmation - 1ère moitié du XXe siècle - Gouache sur carton - 18.4 x 31.1 cm

Jacques Jullien - Étude de personnage féminin avec une coiffe

1ère moitié du XXe siècle

Mine de plomb et encre noire sur papier - 32.5 x 22 cm

Jacques Jullien - Bretonne et enfant

en costume devant une église

1ère moitié du XXe siècle 19.5 x 13.5 cm

Ci-dessus :Jacques Jullien - Panneau décoratif de l’Hôtel Du Guesclin à Rennes

1ère moitié du XXè siècle - Photographie


Ci-dessous  : Jacques Jullien - Étude de petite fille

1ère moitié du XXe siècle - Mine de plomb sur papier - 12 x 17.5 cm


Ce contact est en effet exceptionnel et fort. Aucun des membres du Conseil d’Administration n’agit pour son compte et les contacts pris avec les artistes résonnent d’une réflexion commune. Le cœur est présent et la raison aussi. Comme le parcours de l’exposition et notre histoire le démontrent assez, la Sambar a un autre dialogue permanent avec le Conservateur directeur du Musée. Une raison simple nous tient les uns et les autres : la Collection du musée. Notre devoir réciproque : transmettre, à travers nos collections permanentes une richesse intellectuelle qui sera l’image d’une Ville et de ses habitants, de leurs goûts au fil du temps. Nous avons ainsi le plaisir rare de pouvoir penser qu’au fil de ces années, la Société des Amis du musée, riche de ses presque 600 membres est pour le Musée, à la fois le soutien et le promoteur d’une réputation qui ne faillit pas depuis l’origine, dans le monde des «connaisseurs », mais aussi grâce à la diversité de nos origines dans celui de chaque homme et chaque femme de notre Ville.


Textes : Remerciements à

Sylvie Blottière-Derrien

Présidente des Amis du Musée

Aurelie Nemours - Sans titre 1943

Encre et pastel sur papier - 30 x 16 cm

Pierre Martin Guéret - Sans titre

1961 - Aggloméré et liège - 65 x 150 cm

 
Thomas Huber
À l’horizon
du 4 février au 14 mai 2017

Le Musée des Beaux-Arts de Rennes présentera du 3 février au 14 mai 2017 À l’horizon de Thomas Huber après sa présentation au Kunstmuseum de Bonn. L’exposition explore une des questions élémentaires de ce travail : quel lieu et quelle importance les images peintes peuvent-elles aujourd’hui revendiquer ? Après ses études d’art à la Kunstgewerbeschule de Bâle, puis au Royal College of Art à Londres en 1978 et 1979, et enfin à l’académie des beaux-arts de Düsseldorf de 1979 à 1983, Thomas Huber développe un art qui associe peinture, installation et discours théorique sur l’art. L’artiste a déjà établi une vraie relation avec la ville de Rennes puisqu’il a déjà exposé en 1996 à la Criée et que le FRAC Bretagne conserve une de ses œuvres importantes.

Am Horizont 2015, aquarelle, 61 x 46 cm, collection de l’artiste,

© Winfried Mateyka, Berlin

L’exposition se déroulera dans tous les espaces temporaires, au rez-de-chaussée du musée, dans un parcours scénique conçu par l’artiste : des salles vertes ou blanches, des frises rouges et grises, qui correspondent à un horizon fictif ne se trouvant pas dans les tableaux mais hors champs, et permettant d’inclure le musée dans l’espace pictural.

Étude pour Das Meer  I,2015, aquarelle, 53 x 73 cm,

collection de l’artiste © Winfried Mateyka, Berlin


A gauche :


Atelier positiv, 2015,

huile sur toile, 170 x 255 cm, collection de l’artiste

© Winfried Mateyka, Berlin


Cet ensemble permettra au public de pénétrer dans l’univers très particulier de l’artiste : mise en abyme, inter-pénétration des thèmes, réflexion sur la peinture, jeu de mots et ironie forment les caractéristiques de son art. Thomas Huber procède dans ses tableaux à des procédés scéniques qui aspirent le spectateur dans l’espace de la représentation, un monde faussement cartésien. C’est une peinture énigmatique qui fascine et intrigue ;ses tableaux sont peints de façon précise, rigoureuse, avec une matière fine en aplats. Rien n’est laissé à l’improvisation, à l’approximation ou au hasard.

L’Enseigne , 2014,  huile sur toile, 110 x 240 cm, courtesy Galerie Skopia, © Cordia Schlegelmilch

Sauve qui peut , 2010,

huile sur toile, 100 x 140 cm, Dr. Markus Frey, Zurich,

© Winfried Mateyka, Berlin

Der Roter Fries XVII, 2013,

huile sur toile, 80 x 110 cm, Galerie Transit, Malines,

© Cordia Schlegelmilch

Le 15 mars, une «leçon»

à recevoir !


C’est un art pensé, réfléchi, dans lequel le dessin tient une place primordiale ainsi que le discours puisque ses œuvres s’accompagnent d’exposés que l’artiste proclame lors de performance. Ainsi, il viendra donner une « leçon » le 15 mars dans la salle intitulée, Séance. En effet sa pratique s’accompagne de lectures de textes, pleins d’humour et de pensées sur l’art. Sa venue sera également l’occasion d’un échange avec les étudiants de l’école des beaux-arts de Rennes, l’EESAB.

Le catalogue trilingue de l’exposition reprend les différents chapitres de l’exposition, introduits chaque fois par un petit texte de l’artiste et illustré de toutes les œuvres exposées.

Un long entretien entre Thomas Huber, Stephen Berg et Wolfgang Ullrich constitue l’essentiel des textes. Cette exposition sera un vrai évènement dans notre programmation par son ampleur et l’importance de l’artiste sur la scène artistique internationale.

Ci-dessus: Halle, Massgaben I, 2013,

huile sur toile, 200 x 330 cm, Ditesheim & Maffei Fine Art, Neuchâtel,

© Winfried Mateyka, Berlin

Scandé en 9 espaces dont chacun porte un titre, ceux-ci sont à la fois indépendants, séparables mais aussi totalement liés selon les vœux de l’artiste : Sauve qui peut, La mer, Espaces picturaux, Vis à vis, La frise rouge, Excavation, À l’horizon, Arrêt sur image, L’enseigne. Un ensemble de 98 œuvres de 2009 à 2016, seront présentées, tableaux, dessins et maquettes en plâtre. Certaines œuvres ont été spécifiquement réalisées pour l’exposition.

Vier Tische, 2015,

huile sur toile, 150 x 225 cm, collection de l’artiste

© Winfried Mateyka, Berlin


BIOGRAPHIE


Né en 1955 à Zurich. Vit et travaille à Berlin.

2000-02

Président de la Fédération allemande des artistes

1992-99

Professeur à la Haute école d’arts plastiques de Brunswick

1992

Direction temporaire du Centraal Museums Utrecht

1979-83

Etude à la Staatliche Kunstakademie Düsseldorf

1978-79

Royal College of Art London

1976-77

Kunstgewerbeschule Basel

À noter :

Rencontre avec l’artiste : Mercredi 15 mars 2017

Thomas Huber donne une « leçon »

devant l’ensemble de ses peintures intitulées vis-à-vis (2014).

Accès :


Métro A arrêt République,

Bus arrêt « Musée Beaux-Arts » : C4, C6, 40ex, 50, 64, 67, N1 Bus arrêt « Lycée Zola » : 12 Vélo STAR : station avenue Janvier. Places pour vélo devant le musée. Stationnement réservé aux personnes en situation  de handicap, rue Léonard de Vinci.


Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite. Rampe d’accès, ascenseur et bancs sont à votre disposition. Des cannes-sièges sont prêtées sur simple demande à l’accueil pour les visites commentées.