Le Palais  des Beaux-Arts de Lille

 

Un extrait de l’Historique des collections

Patrimoine, collections et acquisitions

Les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille trouvent leur origine dans les prodigieuses richesses des églises et des couvents de la ville, au XVIe et XVIIe siècle ; ainsi la série des vingt-trois tableaux provenant du Couvent des Récollets, parmi laquelle figure l’une des pièces majeures du musée,

La Descente de Croix de Pierre Paul Rubens (à droite)

Huile sur toile, La Descente de Croix fut peinte en 1616-1617 pour la chapelle du couvent des Capucins de Lille ; elle est proche dans son interprétation de celle de la cathédrale d’Anvers. Saisie révolutionnaire, inventaire de 1795.


Le musée des Beaux-Arts de Lille est né en 1792, sous l’impulsion du peintre Louis Watteau. Les collections étaient, au départ, constituées des œuvres auparavant présentées à l’Académie des Arts.
Mais il faut attendre le 1er septembre 1801 et l’arrêté Chaptal, pour que l’initiative lilloise soit confortée par un cadre juridique officiel, puisque ce texte attribue à quinze villes de province des œuvres prélevées sur les collections du Louvre et de Versailles. Les tableaux alors envoyés par l’Etat sont issus des collections royales, des églises de Paris et aussi des biens confisqués par l’armée aux émigrés, c’est ce que l’on appelle communément les saisies révolutionnaires. Par ce biais arrivent dans les collections de Lille 46 œuvres de qualité parmi «La Descente de Croix» et «Sainte Marie Madeleine en extase» (P.P. Rubens)  ou encore «La Nativité», de Philippe de Champaigne. L’inauguration ne se fait pourtant qu’en 1809, dans un local de l’ancienne église du Couvent des Récollets, située à l’actuel emplacement du collège Carnot (ancien Lycée Faidherbe), Boulevard Carnot.

Huile sur toile, Vers 1617  Peint vers 1617 pour le maître-autel du couvent des Capucins de Lille Saisie révolutionnaire, inventaire de 1795.La Descente de Croix fut peinte en 1616-1617 pour la chapelle du couvent des Capucins de Lille ; elle est proche dans son interprétation de celle de la cathédrale d’Anvers.

© Palais des Beaux-Arts de Lille, photo : Hugo Maertens

Huile sur toile, Vers 1617  Peint vers 1617 pour le maître-autel du couvent des Capucins de Lille Saisie révolutionnaire, inventaire de 1795. La scène relate un épisode de la légende dorée de Jacques de Voragine. La sainte désireuse de se consacrer à la contemplation céleste, avait fait retraite dans une grotte de montagne aménagée par les anges.

© Palais des Beaux-Arts de Lille, photo : Hugo Maertens

La Nativité commandée par Jacques Tuboeuf pour sa chapelle familiale dans l’église de l’Oratoire à Paris, vers 1643 ; partie centrale du maître-autel.  Huile sur toile.Saisie révolutionnaire. Envoi de l’Etat en 1804. Vers 1643-1644, Philippe de Champaigne décora la chapelle de Jacques Tuboeuf dans l’église de l’Oratoire de la rue Saint-Honoré à Paris.

Philippe de Champaigne :   La Nativité

Peter Paul Rubens

Sainte Marie-Madeleine en extase

Peter Paul Rubens

La Descente de Croix

Présentation des collections

et ses différents départements

© Palais des Beaux-Arts de Lille, photo : Hugo Maertens

Visioguides

© PBA Photo : Charles Delcourt

Le Palais des Beaux-Arts de Lille, l’un des premiers musées français, abrite dans son imposant bâtiment caractéristique du répertoire architectural du XIXe siècle, des collections de peinture européenne, un cabinet des dessins, un département des Antiquités, du Moyen Âge et de la Renaissance, des céramiques, des sculptures françaises du XIXe siècle et des Plans-Reliefs.

Les travaux de rénovation, achevés en 1997, ont permis non seulement l’agrandissement du musée (d’une surface de 15 000 m2, il est passé à 22 000 m2) mais aussi l’aménagement des sous-sols où sont aujourd’hui installées les galeries consacrées au Moyen Âge et à la Renaissance et la salle des Plans-Reliefs. Une salle d’expositions temporaires, un auditorium, une bibliothèque et des ateliers pédagogiques y ont aussi été créés.

Les collections mondialement renommées du Palais des Beaux-Arts retracent un panorama complet des plus grands foyers artistiques européens du XIIe au XXe siècle.

Antiquités, Moyen-Âge et Renaissance

Les collections d’archéologie antique, du Moyen Âge et de la Renaissance se déploient dans des salles voûtées, jadis réserves du musée. Cet écrin de brique et de pierre participe de l’identité, si particulière, du département tout en évoquant discrètement les caractères typiques de l’architecture lilloise. Le parcours chronologique conçu lors de la rénovation du musée en 1997 illustre les principaux mouvements artistiques européens du XIIe jusqu’au premier tiers du XVIe siècle. Il présente près de deux cents sculptures, peintures et objets d’art du Moyen Âge et de la Renaissance.

Il faut remonter à 1824 pour trouver l’origine du département. À cette date, le «musée d’archéologie et de numismatique» réunissait dans l’ancien couvent des Récollets de Lille les sculptures médiévales, les monnaies et médailles, les objets d’art et les céramiques que la Société des Sciences et des Arts avait réunis depuis 1802.
Ce premier musée reflétait les goûts de collectionneurs raffinés et parfois érudits. On y rassemblait les collections qui n’entraient pas, suivant la pensée académique, dans la catégorie des beaux-arts. Par définition s’y trouvait tout ce qui était antérieur au XVIIe siècle, à l’exception de certaines peintures, et tous les objets d’art.

Le Maître de la Passion Lyversberg

Actif à Cologne vers 1460-1480

La Vierge en gloire au milieu des Apôtres
Vers 1470, huile sur bois
Don Antoine Brasseur, 1880

© Palais des Beaux-Arts de Lille

Peinture flamande du XVII°siècle

Peinture flamande © Palais des Beaux-Arts de Lille, photo : Charles Delcourt

Portraits et maniéristes du Nord

Face à l’entrée de la salle, est présenté le Maniérisme du Nord d’inspiration romaine et s’exprimant à la faveur d’un retour à la nature antique de Maarten van Heemskerck, la Résurrection de Lazare de J.Wtewael (à droite). Brueghel et ses suiveurs, également présents dans cette salle, font du paysage une méditation sur la spiritualité et sur la destinée humaine. L’environnement naturel l’emporte sur les thèmes bibliques réduits à la miniature descriptive, ce renversement de valeurs entre paysage et histoire, rencontré aussi pour la nature morte, reste le trait majeur du Maniérisme du Nord.

La Résurrection de Lazarede Joachim Anthonisz Wtewael

huile sur toile vers 1600 (Utrecht, 1566 - Utrecht , 1638)

Crédit photographique : (C) Photo PBA - © Hugo Maertens

Portraits et maniéristes du Nord

Face à l’entrée de la salle, est présenté le Maniérisme du Nord d’inspiration romaine et s’exprimant à la faveur d’un retour à la nature antique de Maarten van Heemskerck, la Résurrection de Lazare de J.Wtewael (à droite). Brueghel et ses suiveurs, également présents dans cette salle, font du paysage une méditation sur la spiritualité et sur la destinée humaine. L’environnement naturel l’emporte sur les thèmes bibliques réduits à la miniature descriptive, ce renversement de valeurs entre paysage et histoire, rencontré aussi pour la nature morte, reste le trait majeur du Maniérisme du Nord.


Le Martyre de sainte Catherine


est un exceptionnel tableau d’autel peint vers 1615 par Rubens, installé définitivement à Anvers après son retour de Rome en 1608. La scène illustre un épisode de la Légende Dorée de Jacques de Voragine. La jeune fille convertie au christianisme résista à toutes les tentatives pour la détourner de sa foi, échappa miraculeusement au supplice de la roue pour être finalement décapitée. Cette œuvre est inspirée du courant religieux de la ContreRéforme où les saints sont des intercesseurs entre les fidèles et Dieu. Rubens a choisi d’illustrer les ultimes préparatifs avant le supplice. Cette importance accordée à la rhétorique, au commentaire de l’action, est magnifiée par une magistrale mise en page. Les cinq marches sur lesquels s’échelonnent les personnages donnent habilement de la profondeur à la scène.

Siegen (Wesphalie), 1577 - Anvers, 1640) Martyre de sainte Catherine  Vers 1615
Tableau d’autel provenant de l’église Sainte-Catherine à Lille. Inventaire de 1795, classé monument historique en 1896,

déposé au musée en 1965.  Crédit photographique : (©) Photo PBA  © Jacques Quecq d’Henripret

Peinture française du XVII°siècle

La collection des peintures françaises du XVIIème siècle reflète les relations particulières que Lille entretient avec le pouvoir central après son rattachement en 1667, les envois de l’Etat favorisant les peintres appartenant à la sphère culturelle flamande au détriment de ceux qui ont fréquenté Rome.

Ainsi,l’Adoration des Mages de Georges Lallemand  (à droite) conserve, outre le caractère maniériste, un naturalisme à la flamande. La même sensibilité se retrouve chez un de ses élèves, de Philippe de Champaigne à travers l’ampleur des drapés et des chaudes nuances de la Nativité. Pour donner une place d’importance au courant atticiste si puissant à Paris dans les années 1640, le musée a acquis, en 2004, la Naissance de la Vierge de Jacques Stella, qui s’inscrit dans la grande tradition raphaëlienne.

Georges Lallemand (Nancy, vers 1575 - Paris, 1636) L’Adoration des Mages Huile sur toile.

  

Envoi de l’Etat en 1801. Crédit photographique : (C) Photo PBA - ©Hugo Maertens

Jacques Stella  (Anvers, 1579 - Anvers, 1657)

La Naissance de la Vierge 1644-1645 Huile sur toile

Acquis en 2004 avec l’aide du Fonds du patrimoine, du FRAM, de la ville de Lille, de la société « Les semences de France » et de Mercedes Benz. © Palais des Beaux-Arts de Lille, photo Rmn - Martine Beck-Coppola

Le tableau ci-dessus) a été commandé par Anne d’Autriche pour son oratoire personnel au Palais Royal de Paris, il appartenait à un ensemble dédié à la Vierge auquel les peintres les plus célèbres du moment - Vouet, Bourdon, La Hyre - ont participé.
Peintre officiel de Richelieu, Jacques Stella s’inscrit dans la grande tradition raphaëlienne en participant au développement de l’atticisme parisien qui mêle la rigueur de l’esprit greco-romain et la délicatesse d’une palette claire et lumineuse.

Peinture française du XVIII°siècle

Un premier ensemble d’esprit rubénien autour des esquisses de Boucher et de Hallé ouvre cette galerie.

Plus loin, un deuxième groupe autour de Chardin (le gobelet d’argent)) et de Largillière ( Portrait de Jean-Baptiste Forest  ) nous offre un aperçu du Naturalisme du Nord, entre natures mortes et portraits.

Un troisième ensemble regroupe les œuvres de tradition française autour de Raoux (Vierges antiques et Vierges modernes) et de Nattier (Scène galante, ou Les Amants), sans oublier Oudry et son Portrait d’un contrôleur des guerres  et Greuze ( Psyché couronnant l’Amour).

Crédit photo © Palais des Beaux-Arts de Lille

François Boucher (Paris, 1703 - Paris, 1770)

La France gémit des troubles qui la divisent
Huile sur toile, grisaille 1760 (?) Acquis en 1882

Crédit photographique : (C) Photo PBA - ©Hugo Maertens


Cette esquisse s’insère dans une production d’illustrations à laquelle Boucher s’est consacré pour une large part tout au long de sa carrière. La présente grisaille a servi de modello au frontispice du Catalogue des chevaliers, commandeurs et officiers de l’Ordre du Saint-Esprit, de Gautier de Sibert (Paris, 1760).
La légende inscrite sous l’estampe explique avec précision le sujet : « la France gémit des troubles qui la divisent. La fidélité la console, et lui présente des sujets zélés. L’un d’eux tient une grenade, symbole de l’union. Le ciel s’ouvre, le Saint-Esprit paroist. Des génies semblent inspirer l’idée d’en instituer un ordre. L’ange tutélaire de la France foudroye les ennemies de l’Etat et de la Religion, tandis que la Paix et l’Abondance annoncent des temps plus heureux ».

Peinture du XIX°siècle

Eugène delacroix et le romantisme

Médée furieuse

(Charenton,1798 - Paris, 1863) Huile sur toile,  Salon de 1838. Envoi de l’Etat en 1839 Crédit photographique : (C) Photo PBA - © Hugo Maertens

Théodore Géricault. La course des chevaux libres à Rome, étude
Huile sur papier marouflé sur toile 1817. Legs de Mme Maracci, 1901 

Crédit photographique : (C) Photo PBA - ©Hugo Maertens

David, Boilly et le Néo-Classicisme, Delacroix et le romantisme,

Courbet et les Réalismes, le Paysage, de Barbizon, à l’Impressionnisme,

Symbolisme, Académisme et esprit de Salon

Gustave Courbet et les réalismes, L’Après-dînée à Ornans
(Ornans, 1819 - La Tour-de-Peilz (Suisse), 1877), Huile sur toile. Salon de 1849, envoi de l’Etat en 1849 © Palais des Beaux-Arts de Lille, photo : Hugo Maertens


Le Paysage de Barbizon à l’Impressionnisme

Claude Monet  (Paris, 1840 - Giverny, 1926)

Le Parlement de Londres

Huile sur toile 190. Legs Masson, 1949. Le Parlement de Londres appartient à une série de onze tableaux entreprise après les séjours de Monet dans la capitale britannique : le bâtiment est observé depuis une fenêtre de l’Hôpital Saint-Thomas situé sur la rive opposé de la Tamise. Le sujet principal de la série est la lumière et ses variations atmosphériques.


Le Parlement de Londres © Palais des Beaux-Arts de Lille


Edouard Manet (Paris, 1832 - Paris, 1883)

Berthe Morisot à l’éventail 1874

Huile sur toile,  Dépôt du musée d’Orsay en 2000.  De 1868 à 1874, Berthe Morisot devient le modèle favori de Manet pour douze portraits. Il la représente ici vêtue de noir à la suite de la mort de son père. © Palais des Beaux-Arts de Lille - Photo Hugo Maertens

Pierre Puvis de Chavannes,  Le Sommeil


(Lyon, 1824 - Paris, 1898)Huile sur toile 1867. Acquis en 1888 avec la participation de l’Etat.  Le Sommeil est inspiré d’un vers de Virgile (L’Enéide) : «C’était le temps du premier repos pour les mortels accablés…». Mais ici Puvis de Chavannes a pris quelques libertés : le tableau ne montre pas l’entrée du cheval dans la ville de Troie alors que le peuple dormait ; ici, la scène montre le repos de simples paysans. La vision traitée dans les tonalités beige, bleue et rosée chères au peintre, installe une atmosphère de torpeur. A l’exception de la masse sombre des arbres au premier plan, la composition audacieuse n’est rythmée que par les seules horizontales. Ce tableau monumental (381 cm X 600 cm) peut être considéré comme le premier tableau symboliste de la peinture française. La femme au visage penché à droite n’est pas sans faire songer au Picasso de la période bleue. Le musée de Lille possède de nombreux dessins préparatoires pour cette œuvre.

© Palais des Beaux-Arts de Lille. Photo : Hugo Maertens

XX°siècle, nouvel accrochage

La collection XXème occupe désormais la galerie du 1er étage, ouverte sur l’Atrium. Vous pourrez y voir, entre autres, des œuvres de Constant Permeke, Serge Poliakoff, Fernand Léger, Sonia Delaunay.

Dans ce panorama non exhaustif des styles et des courants qui traversent ce siècle, on distingue deux axes forts : l’art figuratif et l’art abstrait. Certains, comme Eugène Leroy, échappent cependant à toute forme de classification. L’artiste est né et a vécu dans le Nord de la France, tout comme Marcel Gromaire et Edouard Pignon, également représentés. Figures soulignées ou désarticulées, réalistes ou imaginaires, Fernand Léger et Marc Chagall incarnent, chacun d’une manière très personnelle, le renouveau d’un art figuratif qui se régénère. C’est l’avènement de l’art moderne. Après 1910, une nouvelle mutation s’opère et le motif semble être définitivement abandonné au profit d’une expression non descriptive. Sonia Delaunay, puis Serge Poliakoff, synthétisent la force de la ligne et de la couleur. L’art informel semble ne plus avoir de limites.

Ces artistes précurseurs peuvent paraître aujourd’hui presque classiques, malgré l’audace et l’énergie de leurs créations, qui ont, à leur époque, renversé les codes existants.

Fernand Léger, Les deux femmes au vase bleu, Huile

sur toile 1935 (Argentan, 1881- Gif-Sur-Yvette, 1955)


Fernand Léger est une des figures les plus importantes de l’art du début du XXe siècle. Peintre, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur, illustrateur… c’est un artiste complet. Contemporain de Picasso et de Braque, il a lui aussi eu une période cubiste. 

© Palais des Beaux-Arts - Photo : Hugo Maertens.


Sculptures

(1840, Paris – 1917, Meudon-la-Forêt) Bronze.  Dépôt du musée Rodin, Paris.  Cette sculpture fait partie du groupe des trois ombres surmontant le fronton de la Porte de l’Enfer, illustrant l’un des thèmes importants de la Divine Comédie de Dante. Cette porte fut commandée par l’Etat en 1880 pour être celle du futur musée des Arts Décoratifs mais ne fut jamais livrée.


© Palais ds Beaux-Arts - Photo : Hugo Maertens

(Fère-en-Tardenois, 1864 – Villeneuve-lès-Avignon, 1943) Buste en terre cuite 1885 Don Léon Gauchez, 1892
Au début de sa carrière, Camille Claudel s’est passionnée pour le portrait sculpté, remis un peu plus tôt à la mode, par Carpeaux. Elle a aimé reproduire les traits familiers de ses cadets Paul, écrivain et diplomate, et Louise, sa jeune sœur, ici âgée de dix-neuf ans.

© RMN - Grand Palais, photo : Hervé Lewandowski

Auguste Rodin

«L’Ombre»

Camille Claudel

Louise Claudel,

dite  «Madame de Massary»

(Montauban, 1861 – Le Vésinet, 1929)

Bronze 1909 Acquis en 1952. Bourdelle a puisé son inspiration dans l’Odyssée, fasciné par Pénélope, l’épouse d’Ulysse demeurée fidèle malgré vingt années d’absence, refusant tout nouveau mariage. Pénélope incarne le style personnel de Bourdelle, affranchi de l’influence de Rodin, le maître qu’il délaisse en 1908 après quinze ans de collaboration étroite.

© PBA - Photo : Hugo Maertens

Émile-Antoine

Bourdelle

«Pénélope»

Jean-Antoine

Houdon

«La fièvre

de Caumartin»

(Versailles, 1741 – Paris, 1828)

Buste en plâtre bronze 1779. Dépôt du CHR (ancien hôpital général) en 1967. Auteur d’un grand nombre de bustes des personnalités de son temps, Houdon s’est imposé comme le portraitiste le plus brillant du XVIIIe siècle français. En 1779, Houdon exécute un buste de Caumartin en marbre (musée Jacquemart-André, Paris). Le plâtre de Lille est une réplique exécutée la même année, à la demande de Caumartin. 

Crédit photographique : (©) Photo RMN - ©R.G. Ojéda


Collection numismatique

Monnaies, médailles, matrices de sceaux…le musée possède une importante collection numismatique

L’ensemble des photos : © Musée des Beaux-Arts de Lille

Monnaies


C’est la collection du banquier Achille Vernier qui fournit la plus remarquable série de monnaies médiévales, enrichissant un fonds comptant déjà plusieurs milliers de pièces. Une suite de superbes exemplaires certains sont rarissimes nous invite à survoler l’histoire de Flandre.
Tout d’abord, les deniers d’argent des premiers comtes avec la monnaie de Bauduin V, au Xe siècle : inspirée par le denier carolingien, elle porte l’image stylisée du portique d’un temple. Le rayonnement commercial des provinces septentrionales au XIIIe siècle est matérialisé par les « gros » de Marguerite de Flandre, valant les 2/3 du « gros d’argent » de saint Louis, et les « esterlins » de Guy de Dampierre imitant le penny anglais.

Médailles


L’art de la médaille a commencé à fleurir en Italie, au milieu du XVe siècle.
D’un format plus grand que la monnaie, la médaille est un pur objet d’art où le graveur exprime son talent par le portrait miniature et en relief.
Au début du XVe siècle, le goût pour la médaille gagne l’Allemagne. Le musée expose le portrait de l’empereur Charles-Quint et au revers les grandes armoiries impériales aux quartiers héraldiques d’Espagne, de Bourgogne et de Flandre, tenues par une expressive aigle bicéphale, œuvre de Hans Reinhart. Plusieurs médailles allemandes montrent les effigies des princes de la maison de Habsbourg.

Sceaux


Les matrices de sceaux servent à imprimer une empreinte dans la cire, ce sont des objets rares, généralement en laiton, poinçonnés et ciselés selon la même technique que celle employée pour « tailler » les coins monétaires.
Le sceau de l’abbaye de Mont-Saint-Martin représente la Vierge en Majesté, tenant l’enfant Jésus à qui elle tend une pomme. La scène a la fraîcheur d’une statue médiévale. Fait rare, on retrouve l’empreinte de cette matrice réalisée certainement au cours du XIIIe siècle.

Les céramiques

Plat ovale, Angarano, fin du XVIIe siècle

Région de Venise .Aile à décor floral en relief . Décor de grand feu polychrome. Provenance : don de Vicq  Cette faïence est dite «  latesini », terme qui vient du mot italien signifiant « laiteux ». Cette appellation désigne des objets d’une finesse de tournage ou de moulage extrême, recouverts d’un émail de très haute qualité et le plus souvent de tonalité grise. Il est également possible de rapprocher ce genre d’objets des tôles émaillées, les décors en relief relevant en général de l’art du métal. ©Palais des Beaux-Arts de Lille - Photo : G. Larmuseau

Assiette, Lille Vers 1760 / 1770

Bord contourné, décor de grand feu polychrome. Provenance : ancienne collection J. Houdoy. L’idée de reproduire des cartes à jouer en trompe-l’œil sur des faïences prit naissance à Delft.  Les assiettes sont des séries de quatre, chacune ornée de sept ou huit cartes à une seule couleur. Ces cartes représenteraient les dix-septièmes ou dix-huitièmes du jeu de piquet, ces dernières rassemblant sur la série le jeu complet de 32 cartes.  © Palais des Beaux-Arts de Lille - Photo : G. Larmuseau

Saupoudreuse

Saupoudreuse, Sinceny 1735-1760 

Forme tronconique, décor de grand feu polychrome. Provenance : legs de Vicq. Les objets de l’époque de cette saupoudreuse affectionnent particulièrement les motifs orientaux et la faïence s’efforce plus que jamais d’imiter la porcelaine. Les qualités de finesse et de délicatesse propres à cette matière sont présentes dans ce bel objet. © Palais des Beaux-Arts de Lille - Photo : G. Larmuseau

Vase à deux anses, Allemagne, Künersberg

Milieu du XVIIIe siècle. Décor de grand feu polychrome à feuilles et insectes en relief. Les objets de la manufacture de Künersberg s’attachent au rendu des insectes, feuillages et divers animaux s’accrochant au rocher moussu. Généralement, nous rencontrons des verseuses dans ce type de production ; les vases, quant à eux, sont plus rares.

© Palais des Beaux-Arts de Lille - Photo : G. Larmuseau

Le Cabinet  des dessins

Botticelli

(Florence, 1445 - Florence, 1510)


Deux hommes debout côte à côte

Crédit photographique :

(C) Photo RMN - ©Jacques Quecq d’Henripret

Raphaël (Urbino, 1483 - Rome, 1520)


Vierge à l’Enfant avec saint Jean Baptiste et plusieurs croquis, étude pour la Madone d’Albe. © Rmn - Grand Palais- Photo : Hervé Lewandowski.

Albrecht Dürer,

Nuremberg, 1472 - Nuremberg,1553

Portrait de Lucas de Leyde (1521)Crédit : © MBA de Lille

Le musée dispose d’outils d’aide à la visite:

les visioguides en trois langues


Développés sur Ipod touch, ces appareils permettent une visite interactive des collections grâce à des commentaires audio et vidéo. Réalisés en langue française, anglaise et néerlandaise, les visioguides permettent à chacun de créer son parcours dans les collections, à travers une sélection de 100 œuvres, choisies dans les différents départements.
Un parcours en langue des signes est également proposé (réalisation : 2Visu production). Les visioguides dédiés aux collections permanentes du musée permettent une découverte complète des différents départements, avec, pour chaque salle, un focus sur quelques œuvres remarquables. A partir de cette banque d’informations, contenues dans des commentaires à la fois audio et vidéo, différents parcours sont possible.

Photo : © Musée des Beaux-Arts de Lille

La Bibliothèque

Un lieu de ressources à découvrir


La bibliothèque du Palais des Beaux-Arts de Lille est à la fois destinée au travail de recherche du personnel du musée et à la libre consultation du public. Elle possède près de 30 000 ouvrages sur l’histoire de l’art, de l’Antiquité au XXIe siècle ainsi que de nombreux périodiques, bulletins et catalogues. Ce fonds s’enrichit régulièrement au gré des achats, des dons, des échanges avec les autres musées. Il concerne essentiellement : la peinture française et étrangère du XVe au XXIe siècle (dont monographies d’artistes), la sculpture, les arts graphiques, les arts décoratifs, l’architecture, l’archéologie, la numismatique. Il se compose de : monographies, catalogues des musées français et étrangers, catalogues d’expositions de 1897 à nos jours, catalogues de vente (Christie’s, Sotheby’s, Drouot), iconographie, théorie de l’art, muséologie et patrimoine, histoire et culture locales, régionales, mémoires et thèses, revues d’art...

Photos : © Musée des Beaux-Arts de Lille

Horaires d’ouverture : Lundi 14h-17h, Mercredi 10h-12h, Jeudi 10h-12h et 14h-17h, Vendredi 10h-12h.  La bibliothèque est fermée pendant les vacances scolaires.
 Contact :  Tél : 03.20.06.77.83
 

LE PREMIER DIMANCHE

DU MOIS....

Veuillez noter que le premier dimanche de chaque mois, l’entrée au musée est gratuite ! L’occasion de franchir la porte pour la toute première fois ou bien

de redécouvrir les collections,

de revoir votre œuvre favorite.

Renseignements pratiques

pour se rendre au musée


Palais des Beaux-Arts
Place de la République – 59000 Lille

Adresse postale : 18 bis rue de Valmy 

59000 Lille


Renseignements :
Tel
. 00 33(0)3 20 06 78 00

Horaires d’ouverture (collections permanentes) : Le lundi de 14h00 à 18h00. Le mercredi, le jeudi, le vendredi,

le samedi et le dimanche de 10H00 à 18H00.

Les fermetures

Le mardi, le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet, le 1er week-end de septembre (braderie de Lille), le 1er novembre, et le 25 décembre.
Le département Moyen-Âge Renaissance est fermé de 12h à 14h, sauf le samedi et le dimanche.

La façade du Musée des Beaux-Arts de Lille  © PBA Photo : Charles Delcourt

Accès : Métro ligne 1 arrêt République Beaux Arts, Bus : Bus lignes 12 et 18, Citadine de Lille, Liane 1 , Liane 90. Parking : place de la République. Accès aux personnes à mobilité réduite par le côté du bâtiment, boulevard de la liberté.

Avec la C’Art, accédez en illimité aux 5 musées de la métropole lilloise. Lille Métropole lance, en collaboration avec les 5 musées du réseau LilleMAP - le Palais des Beaux-Arts, La Piscine, le LaM, le MUba et Le Fresnoy -, un nouveau pass unique, la C’Art, qui offre un accès illimité aux collections et aux expositions temporaires de ces 5 lieux pendant un an et pour 30 € seulement. La C’Art vous offre également l’accès à l’exposition «Passions secrètes» organisée par Lille3000 au Tripostal du 10 octobre 2014 au 04 janvier 2015 et vous permet d’obtenir des avantages tarifaires sur les expositions du Louvre-Lens.

La C’Art est en vente dans les 5 musées et sur le site Internet www.lacart.fr.

LE CAFÉ DU PALAIS


Le Café du Palais propose une carte de restauration légère pour le déjeuner, ainsi qu’un espace salon de thé avec boissons et pâtisseries.Situé dans l’atrium du musée le Café du palais vous reçoit dans un décor clair et majestueux. L’accès au café est libre. Ouvert le lundi de 14h à 17h30, et du mercredi au dimanche de 10h à 17h30, fermé le mardi.

Service Clients : bonjour@laboutiquedulieu.fr
Tel : + 33 (0)3 20 13 98 80

LA LIBRAIRIE BOUTIQUE DU PALAIS

avec quelques ouvrages....


Un espace dédié aux beaux livres et aux cadeaux. Emportez un souvenir de votre visite grâce à la gamme de cartes postales, catalogues, revues, bijoux, articles de papeterie que vous propose la librairie - boutique.

Une sélection de nouveautés disponibles à la librairie-boutique : Sur le musée et ses collections permanentes :
Hors-série Connaissance des Arts : Lille et le Palais des Beaux – Arts Pour découvrir Lille et son patrimoine, le musée et ses collections permanentes.

Palais des Beaux-Arts de Lille, chefs-d’œuvre Une sélection commentée de 28 œuvres incontournables du musée, depuis l’antiquité jusqu’au XXème siècle.

Lille, Palais des Beaux-Arts, l’esprit du Lieu Une histoire du bâtiment abritant l’une des plus belles collections d’œuvres d’art de France.

Le Palais des Beaux-Arts

de Lille vous propose

un moment de détente :

sa librairie boutique

et son Café du Palais

La façade du Musée des Beaux-Arts de Lille  © PBA Photo : Charles Delcourt

Un musée ouvert sur la Ville

Le bâtiment original, signé des architectes Edouard Bérard et Fernand Delmas est inauguré le 6 mars 1892 et correspond au style architectural néo-classique. Les importants travaux de rénovation entrepris entre 1991 et 1997 répondaient au double objectif de retrouver l’esprit du bâtiment d’origine, mais aussi ouvrir le musée sur la ville en le transformant en un lieu de promenade, accessible et accueillant.

Le projet comprenait par ailleurs la création de nouveaux espaces pour abriter les départements des sculptures du XIXème siècle, celui des Antiquités, du Moyen Âge et de la Renaissance et celui des Plans-Reliefs, de même que la création de nouveaux services comme : la bibliothèque, les ateliers pédagogiques, l’ auditorium, ainsi que l’aménagement d’une salle d’expositions temporaires.

Ouvrir le bâtiment de part et d’autre...

Les architectes Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart ont remporté le concours sur une idée forte : ouvrir le bâtiment de part et d’autre en dégageant le mur sud de l’Atrium, rendant ainsi visible l’autre partie de leur projet : l’élévation d’un bâtiment effilé et élégant construit en vis à vis du musée, réalisé entièrement en parois de verre qui renvoient ainsi l’image du bâtiment original dans un jeu de reflets qui témoigne de l’interaction omniprésente entre passé et présent.

Photo : © Palais des Beaux-Arts de Lille  

Suite à ces travaux, la surface totale du musée est passée de 17 000 m2 à 22 000 m2, et les surfaces dévolues à la présentation des œuvres est, elle, passée de 7 000 m2 à 12 000 m2. L’ouverture du sous-sol a permis en partie cet agrandissement, avec notamment la création d’une salle d’expositions de 700 m2 et d’une autre salle consacrée aux plans-reliefs de 700 m2 également.

La création d’une librairie-boutique, d’une cafétéria (en bas de page) et d’un auditorium constituent d’autres atouts non négligeables en matière d’accueil du public.

Photo : © Palais des Beaux-Arts de Lille  

Remerciements sincères à la Mairie de Lille, à la direction du musée Palais des Beaux-Arts de Lille, à Clémentine Delespaul :  Service Développement et Communication du musée, à Mathilde Wardavoir du Service de Relations presse pour leur aimable autorisation et précieuse collaboration © 2016 Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite Copyright All Rights Reserved © musée : Palais des Beaux-Arts de Lille © 2016 www.infoquartier.com 

OPEN MUSEUM #3 Zep

18 mars – 31 octobre 2016

Un véritable succès avec 157 500 visiteurs !


Un grand succès de plus cette année pour l’Open Muséum entre le 18 mars et le 31 octobre 2016.

157 500 visiteurs ont découvert les collections du Musée revues par ZEP pour cette troisième édition, placée sous le signe de la bande dessinée de l’humour.


Prochaine édition printemps 2017. Le musée invite Alain Passard, chef étoilé à « Réveiller» notre Palais...

L’objectif de l’Open Muséum, c’est donner l’envie aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir nos oeuvres permanentes. Pari gagné puisqu’ils étaient cette année 35% de plus à visiter les collections par rapport à une fréquentation sans exposition.


Pour 54% d’entre eux, cette visite était l’occasion de pousser les portes du musée pour le première fois, et 32% étaient de jeunes de moins de 26 ans, dont 29 000 scolaires.


Cet évènement a été jalonné de moments riches d’échanges avec le public : un vernissage pour les enfants, deux rencontres publiques avec l’auteur, dont l’une avec François Boucq, un week-end complet dédié baptisé «Happy Zep», la Nuit des Musées, la braderie des BD, des nocturnes...


Autant de moments où l’on a pu entendre petits et grands rire dans le musée.

      

  

Du 10 décembre 2016

au 19 février 2017