Le 12 mars 1643, on y rédige le fameux vœu à Notre Dame : la peste menaçait et les échevins demandèrent sa protection à la Vierge en faisant voeu d’aller... « toutes les fêtes de la nativité de la Vierge, qui est le huitième jour de septembre, sans robes, néanmoins avec leurs habits ordinaires, en la chapelle de Notre-Dame de Fourvière, pour y ouïr la sainte messe, y faire leurs prières et dévotions à ladite Vierge, et lui

De l’Hôtel

de la Couronne

au Musée de l’imprimerie

et de la communication graphique

The Museum

of Printing and graphic communication, a team-player in the graphic arts

Created by the master-printer Maurice Audin (1895–1975), son of the learned printer-publisher Marius Audin (1872–1951) and brother of Amable, the founder of the Lyon Archaeological Museum, the Museum of Printing opened in 1964 in the former Hôtel de la Couronne, a Renaissance building which was Lyon's first city hall between 1604 and 1655. Henri-Jean Martin, at that time director of Lyon city libraries and later founder of the French school of the history of books, and André Jammes, a Parisian bookseller, took part in the organisation and acquisition of the permanent collection.

Edifié au milieu du xvème siècle, c’est à l’époque une demeure privée. La première trace écrite dans les archives date de 1493, le prieuré (monastère) de Charlieu étant alors cité comme propriétaire de la «Maison de la Couronne». Le bâtiment appartient ensuite successivement aux familles de Varey, de Faye, de Thou, toutes grandes familles marchandes lyonnaises.

Le prévôt des marchands (comparable à un maire actuel) et les échevins (équivalents aux conseillers municipaux d’aujourd’hui) en font l’acquisition en 1604, afin d’y installer la Maison de Ville. La première était alors située au 3, rue de la Fromagerie toute proche, mais elle devenait trop exigüe.

Machine à composer des lignes-blocs  de type

« Intertype » Intertype composing machine © ANRT

The richness of the Museum's heritage material made it one of the leaders in the field in Europe. Today, the Museum is recognised nationally and internationally in the world of graphic arts, making a major contribution via some exceptional temporary exhibitions : Les Didot, 1988 ; Le Romain du Roi, 2002 ; Chromolithographie, 2005 ; Art pour tous, 2011 ; Transatlantiques, 2013… Regular exchanges take place with Great Britain and other European countries, Canada, the United States, South Korea ...

The Museum is a founder member of the 'Association of European Printing Museums, a grouping of the leading European museums, heritage institutions and workshops; the Museum's director from 2002 to 2015, Alan Marshall, is the president of AEPM since 2012. Between 2007 and 2013 the Museum has seen a major increase in visitor numbers and has attracted a growing number of young people.

Photo :  Claude Labouz

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Photo :  Claude Labouz

© musée de l’Imprimerie

et de la communication

graphique

Photo :  © musée de l’Imprimerie 
& de la Communication Graphique

Photo :  © musée de l’Imprimerie

& de la Communication Graphique

Photo :  © musée de l’Imprimerie

& de la Communication Graphique

Photo :  © musée de l’Imprimerie

& de la Communication Graphique

Sur un mur de la cour, une oeuvre du sculpteur Philippe Lalyame (XVIIIème siècle) présente des lions et les figures du Rhône et de la Saône sur un fronton brisé. Au centre, une inscription en latin gravée sur pierre rappelle que le consulat de ville a tenu assemblée ici dès 1604.

Peu d'informations subsistent de cette époque jusqu'au XIXème siècle. On sait cependant qu’un imprimeur s’installe dans la cour. Quelques aménagements sont réalisés en 1860 suite au percement de la rue de l’Impératrice (actuelle rue Edouard Herriot). Le Crédit Lyonnais s’installe dans cet îlot urbain en 1863 et classe ses archives dans l’Hôtel de la Couronne. Il cède le bâtiment à la Ville de Lyon en 1956, et des travaux sont alors effectués en vue de l’ouverture d’un musée. C’est ainsi que le maire Louis Pradel inaugure le Musée de la banque, à l’occasion du centenaire du Crédit Lyonnais (1963).


An enlarged collection

The Museum celebrated its 50th anniversary in 2014 with a major renovation of the permanent collection and a new name, Museum of printing and graphic communication, reflecting its involvement in the world of today. In the fifty years of the Museum's existence the graphic industries have undergone rapid change from traditional techniques to those of the digital age. The Museum's collections reflect this evolution and have been considerably enlarged.

Photo :  Claude Labouz

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Le Musée se trouve proche du quartier historique des imprimeurs lyonnais (autour de la rue Mercière, dès le XVème siècle) et, depuis 1998, au sein de la zone classée Patrimoine mondial par l’UNESCO, dans un tissu urbain très dense, le Musée étant lui-même installé dans deux immeubles mitoyens autour de la cour.

offrir, en forme d’hommage et reconnaissance, la quantité de sept livres de cire blanche en cierges et flambeaux, et un écu d’or au soleil. Et ce pour disposer ladite Vierge à recevoir en sa

protection particulière la ville de Lyon ».

Le Musée de l’imprimerie,

partenaire du monde graphique

Créé par le maître-imprimeur lyonnais Maurice Audin (1895–1975), fils de l’imprimeur-éditeur érudit Marius Audin (1872–1951) et frère d’Amable, fondateur du Musée archéologique de Lyon, le Musée de l’imprimerie a ouvert ses portes en 1964 dans l’ancien Hôtel de la Couronne, bâtiment d’époque Renaissance qui fut hôtel-de-Ville de Lyon de 1604 à 1655. Ce bâtiment a été donné à la Ville par le Crédit Lyonnais. Henri-Jean Martin, alors directeur des bibliothèques de Lyon puis fondateur de l’Ecole française d’histoire du livre, et André Jammes, libraire parisien, ont participé à l’organisation et à l’acquisition de la collection permanente.

La richesse patrimoniale du musée lui a permis de se positionner comme l’un des plus importants d’Europe dans son domaine. Aujourd’hui, il est reconnu par le monde graphique national et international avec lequel il entretient de nombreuses collaborations par le biais d’expositions temporaires remarquées : Les Didot, 1988 ; Le Romain du Roi, 2002 ; Chromolithographie, 2005 ; Art pour tous, 2011 ; Transatlantiques, 2013… Les échanges scientifiques sont nombreux avec l’Europe, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Amérique du Nord, la Corée. Le musée est membre fondateur de l’Association of European Printing Museum qui rassemble les principaux musées, institutions et ateliers patrimoniaux d’Europe ; son directeur de 2002 à 2015, Alan Marshall, est président de l’AEPM depuis 2012.

Photo :  Claude Labouz

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Photo :  Claude Labouz

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Imprimerie et Réforme
Le règne de l'estampe
Parcourir l'exposition permanente

Les vitrines dans la première salle rappellent les étapes de l’évolution vers l’imprimerie. Les rouleaux qui se trouvaient dans les bibliothèques de l’Antiquité cèdent la place progressivement au codex, un ensemble de cahiers rectangulaires reliés en forme de livre ; cette évolution apporte une innovation majeure : la page. Le parchemin – à la fois solide, pliable et inscriptible sur ses deux faces – est particulièrement adapté à cette nouvelle forme du livre qu’est le codex. Tout comme le papier, qui fut inventé en Chine et diffusé vers Europe par la route de la Soie.

Une collection élargie

Le musée a fêté son cinquantenaire en 2014 avec une nouvelle présentation de sa collection permanente et une nouvelle appellation, Musée de l’imprimerie et de la communication graphique, qui évoque son implication dans le monde d’aujourd’hui. En 50 ans, les industries graphiques ont connu des évolutions foudroyantes, passant des techniques traditionnelles au numérique. Les collections du musée ont suivi cette évolution et se sont considérablement élargies.

imprimerie et Renaissance (1500–1600)

Avec l’expansion de l’imprimerie, un nouveau marché du livre, résolument international, se développe en Europe. A partir de la fin du XVe siècle, le livre typographié s’affranchit progressivement des formes traditionnelles du manuscrit. Le contenu du livre évolue aussi : les imprimeurs-libraires complètent l’offre de textes classiques avec de nouvelles formes littéraires, souvent d’auteurs vivants, et jouent un rôle de premier plan dans le mouvement des idées, associé à la Renaissance et à la Réforme.

Bible à 42 lignes de Gutenberg

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Au milieu du XVe siècle, l’imprimerie typographique est mise au point à Mayence en Allemagne. Le nom de Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg est lié à jamais à cette innovation technique qui a des conséquences majeures sur le devenir des sociétés occidentales, en y transformant radicalement la transmission des connaissances et des idées.

Quadrins historiques

de la Bible (1553)

par Claude Paradin.


Avec son collaborateur, l’illustrateur Bernard Salomon, l’imprimeur

Jean de Tournes a produit des livres de qualité exceptionnelle à Lyon

à cette période.

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Au début du XVe siècle, l’Église catholique est toute puissante, mais ce vaste édifice se délite. La Réforme protestante prend plusieurs formes (Luthérianisme, Calvinisme, Anabaptisme...). Toutes ont en commun le rejet de l’autorité du pape, du purgatoire, du culte des saints et de la Vierge. Les Réformateurs traduisent la Bible en langue vulgaire et favorisent l’apprentissage de la lecture.

Page de titre d'une édition des écrits

de Martin Luther (Bâle, 1520).

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Une « estampe » est une impression sur une feuille volante considérée comme une œuvre ou un produit à part entière. L’estampe a de nombreux usages : didactique, documentaire, politique, artistique, religieux, récréatif, commercial. La facilité avec laquelle elle peut être réalisée et la multiplicité de ses usages contribueront à son succès au fil des siècles. Le perfectionnement des techniques d’imprimerie permet de reproduire des images de plus en plus détaillées et raffinées. La technique la plus ancienne est la gravure sur bois. Se développe au XVe siècle la taille-douce, ou gravure sur cuivre.

Imprimer comme au temps 
de Gutenberg

La Sainte Face / Claude Mellan, 1642.

© musée de l’Imprimerie

et de la communication graphique

Au XVIIe siècle, le commerce du livre est ouvert sur l’Europe et les colonies. Malgré des techniques d’imprimerie peu changées depuis le XVe siècle et les modes de production artisanaux et souvent familiaux, le secteur est caractérisé par un dynamisme incontestable.

En matière de contenus, de formats, de mise en page et d’illustrations, la production imprimée est de plus en plus diversifiée. En France, l’imprimerie est très réglementée. La censure, tant royale que religieuse, reste également forte, mais malgré les sanctions encourues, la production d’ouvrages prohibés publiés sous fausses adresses et de contrefaçons de nouveautés publiées sans privilèges est étonnamment abondante.

Encyclopédie de Diderot et D'Alembert Paris,

1751–1776.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

La Révolution industrielle 
(1800–1900)

Elle s’amorce en Grande-Bretagne dès la fin du XVIIIe siècle avec une série d’innovations techniques. L’extension des réseaux des chemins de fer, des transports maritime et fluvial, du télégraphe, va de pair avec l’expansion géographique de l’activité économique sur le plan national aussi bien qu’international.

L’industrialisation provoque un exode rural et voit naître la classe ouvrière. Les aires de commerce s’élargissent pour permettre l’écoulement de la production en série. La production industrielle s’appuie sur un nouveau mode de financement des entreprises, la société par actions. La grande distribution se développe au cours des dernières décennies du XIXe siècle.

Affiche typique du style de Jules Cheret / Paris, 1896.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

La nouvelle économie 
documentaire

Au cours du XIXe siècle, les formes et les usages de l’imprimé se multiplient. Dans le domaine administratif, l’« écrit » cède la place à l’« information » ; le livre au document. La lecture discontinue devient la norme. Le texte n’est plus linéaire comme dans un livre, mais morcelé. L’ordonnancement du texte et la hiérarchisation des informations appellent à l’emploi de nouveaux moyens typographiques : listes et tableaux, caractères gras et italiques, puces, retraits, filets, pointillés. Au fur et à mesure que le document l’emporte sur le livre, la plume est remplacée par la machine à écrire qui devient l’un des outils les plus répandus du monde moderne.

Machine à écrire Hammond (début 20eme siècle).

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Photographie et impression 
en couleurs : l’image pour tous (1850–1900)

Le XIXe siècle est celui de l’image. C’est d’abord sur le plan technique une période d’expérimentation et d’innovation intenses. La lithographie, découverte et développée au début du siècle, connaîtra un grand essor industriel dans tous les domaines de l’illustration, d’abord pour des travaux en noir et blanc, ensuite en couleurs. Les nouvelles techniques photographiques trouvent également de très nombreuses applications en imprimerie. À partir des années 1890, la photogravure (noir et blanc, puis couleur) va progressivement supplanter la gravure sur bois dans pratiquement tous les secteurs de l’illustration.

Publicité pour le célèbre fabriquant anglais de bicyclettes Rudge, 1900

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

La communication entre en lice

Dès les années 1880, la communication joue un rôle croissant dans la gestion d’une société de plus en plus complexe. Le volume et la vitesse de circulation des informations augmentent de manière spectaculaire, véhiculées en très grande partie par l’imprimé. La presse écrite, premier média de masse, vit son heure de gloire. L’édition s’industrialise. L’affiche peut-être la plus saisissante est celle de Capiello pour Maurin Quina, qui date de 1906. Parmi les objets dans les vitrines, l’emballage pour un certain fromage vous sera probablement familier. À Londres entre les deux guerres, la régie des transports embauchait des artistes à la pointe du métier pour créer des affiches.

l’âge d’or du journal

Maurin Quina / Leonetto Capiello. Le Puy, 1906.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Le tournant du XXe siècle est l’âge d’or de la presse écrite, qui devient un média de masse, aidée par des progrès techniques et une libéralisation politique sous la Troisième République. Le journal se diversifie en différents marchés sociaux, territoriaux et idéologiques. La presse à grand tirage est de moins en moins politisée pour toucher un public le plus large possible. La profession de journaliste voit ses effectifs grossir régulièrement. Jusque dans les années 1970 les journaux étaient imprimés sur des milliers de composeuses-fondeuses. Celle-ci est une Intertype des années 1930.

Paris Match, 4 juin 1960.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

La société de l’information

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la communication graphique est fortement marquée par le rapprochement de trois domaines d’activité économique jusqu’alors distincts : l’imprimerie, la production de documents de bureau et l’informatique. Depuis Gutenberg et jusqu’à la fin du XIXe siècle, les imprimeurs détenaient le monopole de la reproduction en série de textes et d’images. Cette situation change avec la mise au point de techniques qui permettent de produire en série des documents de qualité moyenne.

Macintosh Classic, circa 1990.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

La Lumitype : 
une invention lyonnaise

Dans les années 1940, Lyon se trouve au cœur d'un mouvement d'innovation qui va propulser le monde de l'imprimerie et plus généralement des techniques graphiques, dans une nouvelle direction. L'aventure commence en 1944 lorsque deux ingénieurs français René Higonnet (1904-1983) et Louis Moyroud (1914-2010) déposent leurs premiers brevets d'une machine de photocomposition auprès de la Société LMT (31, place Bellecour), dont ils sont salariés.

Lumitype-Photon : unité photographique.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Chacun est son propre imprimeur/éditeur

Depuis Gutenberg et jusqu’aux années 1960, l’imprimerie est restée un monde clos, organisé autour d’un matériel lourd et onéreux manipulé par une main d’œuvre hautement qualifiée. Au cours de la première moitié du XXe siècle, le monopole de fait exercé par les imprimeurs est partiellement remis en cause par la généralisation de techniques légères de composition et d’impression de documents de bureau.

Xerox photocopier 660.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

La société conquise par l’image

Les années 1950 et 1960 sont marquées par l’extension rapide du commerce international qui repose sur des systèmes de transports et de communication étendus et performants et la montée en puissance des sociétés transnationales. Au sein des industries graphiques le graphiste se trouve aux avant-postes de la gestion de ce flot d’imprimés, car la forme de chaque document doit correspondre à son usage.

Gitanes / Morvan. Paris, 1960

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Une muséographie rénovée

La nouvelle sélection des documents et objets exposés, des premières impressions coréennes aux polices numériques d'aujourd'hui, permet de raconter l'histoire de la communication graphique en présentant, de front et pour chaque époque, les techniques, les produits, les usages des imprimés et leurs évolutions esthétiques, insistant sur leur importance dans tous les secteurs et sur l'influence qu'ils ont pu avoir sur la société.

Photos :  Claude Labouz

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Le Centre de Documentation du musée

Le centre de documentation du Musée offre une mine iconographique avec plus de 3 000 ouvrages sur l’histoire de l’imprimerie, du livre et de la papeterie, une centaine de séries de publications périodiques, 20 000 documents techniques, 3 000 illustrations et une photothèque de quelque 3 000 images numérisées.

Son catalogue est accessible en ligne via le site Internet du Musée et celui de la Bibliothèque municipale

Le fonds documentaire du Musée est à la fois le prolongement et le complément de ses collections et de son exposition permanente car, dans le domaine de l’histoire de l’imprimerie et du livre, la documentation se confond constamment avec les réserves. Qu’ils soient anciens ou modernes les ouvrages que renferme le fonds documentaire du Musée sont très souvent aussi intéressants pour leur forme que pour leur contenu.

Grammaire de l'ornement.

Owen Jones, Londres, 1865

L'accès au centre de documentation du Musée se fait uniquement sur rendez-vous. Il est ouvert du lundi au jeudi,

le matin de 9h00 à 12h00 et l'après-midi de 14h00 à 17h00, ainsi que le vendredi après-midi de 14h00 à 17h00.

Tél. : 04 37 23 65 36

Le Corpus typographique français


recense les polices de caractères dessinées en France entre 1850 et aujourd’hui. Il se veut une illustration de la création française dans ce domaine. Il n’a pas pour but d’être exhaustif mais représentatif : s’y côtoient des grands classiques et des créations plus obscures, des caractères de labeur « sérieux » et de la « titraille » fantaisiste, des créations de haute volée mais, aussi, des caractères médiocres, voire mauvais, car l’histoire de la typographie en comporte également. Toutes les créations qu’il présente sont l’œuvre de dessinateurs de caractères français, ou étrangers ayant travaillé pour des fonderies françaises.

La création contemporaine y est présente, bien moins que nous ne le voudrions. Un appel à contribution a été lancé auprès des dessinateurs de caractères et graphistes contemporains, pour créer une sorte de « dépôt » de la création typographique contemporaine, dont le Corpus typographique français serait le miroir en ligne. Cet appel est toujours ouvert : nous invitons tout un chacun, typographes professionnels, étudiants, amateurs éclairés, à nous envoyer leurs créations sous forme imprimée, qu’il s’agisse de spécimens, brochures, affiches ou simples tirage laser A4… Elles ne seront pas forcément mis en ligne – ou pas dans l’immédiat –, mais entreront dans les réserves du musée pour y être précieusement conservées.

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Exposition : TYPO

30 ans de créations à l’Atelier

national de recherche typographique

du 10 novembre 2016 au 12 février 2017

Appel à candidatures, 2015,

A. Jauneau, D. Vallance.

(80 x 120 cm.) ©ANRT

Réalisée avec le commissariat de Thomas Huot-Marchand, directeur de l’ANRT, l’exposition est l’occasion de présenter des documents originaux, en provenance de 30 ans d’archives de l’Atelier national de création typographique de Nancy, et de lever le voile sur la création typographique dans toutes ses dimensions, avec :


Une collection de 21 affiches sérigraphiées grand format. Des productions éditoriales questionnant les relations entre création littéraire et typographie.

Des projets de mise en page, de journaux, formulaires administratifs, signalétiques diverses. Des projets plastiques expérimentant la typographie dans l’espace et en mouvement. De créations de caractères typographiques, le cœur de métier de l’ANRT.

Les enseignants

et les stagiaires-chercheurs

de l’ANRT Double page extraite du catalogue

de l’ANRT. ©ANRT

© musée de l’Imprimerie et de la communication graphique

Année 2017

INFOS PRATIQUES


Musée de l'imprimerie de Lyon :

13, rue de la Poulaillerie

69002 Lyon (métro Cordeliers)


Tél. 04 78 37 65 98

Fax 04 78 38 25 95


Accès :

Métro ligne A, arrêt Cordeliers

Bus : 9, 18, 25, 27, 58, 99, C3

Cars : dépose-minute quai Jean Moulin (Rhône)


Jours exceptionnels de fermeture :

1er janvier, 1er mai, 1er novembre,

25 décembre


Ouverture :

Individuels : du mercredi au dimanche inclus,

10h30 à 18h


Groupes : du mardi au dimanche

sur rendez-vous, 10h30 à 18h


http://www.imprimerie.lyon.fr/imprimerie/sections/fr

L’Hôtel de la Couronne

se refait une beauté


Construit à la fin du XVe siècle, l’Hôtel de la Couronne, qui abrite aujourd’hui le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, fut utilisé comme hôtel de ville de Lyon. Il abrita, en effet, de 1604 à 1652 les séances des échevins.

Le Crédit Lyonnais, propriétaire des lieux au XXe siècle, fit don de ce bâtiment à la Ville de Lyon qui installa en ces murs le musée de l’imprimerie, créé par le maitre-imprimeur Maurice Audin. Le musée fut inauguré en 1964.

Aujourd’hui, la Ville de Lyon reconstitue le patrimoine de l’Hôtel de la Couronne en rachetant successivement les appartements et locaux à la vente. Une importante opération de restauration est en cours pour remettre en valeur l’édifice qui abrite le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. L’escalier à vis et la façade, tous deux classés et d’époque Renaissance, vont être restaurés.

Les conduits et réseaux obsolètes seront déposés, les fenêtres à meneaux et traverses des trois premiers niveaux restituées avec des huisseries à vitraux. Un enduit traditionnel achèvera cette réhabilitation et permettra à la cour de retrouver sa cohérence. Les travaux se poursuivront jusqu’en décembre 2017.

La bande dessinée

sort de sa bulle

le 14 avril prochain

Les musées parlent beaucoup de bande dessinée aujourd’hui. Nous avons décidé de nous jeter dans la mêlée avec notre originalité : la forme, la mise en page, la perspective, et les lunettes de Scott McCloud pour décoder l’essentiel, une histoire du 9e art comme un mouvement graphique sans limites qui exprime le feuilleton réel et imaginaire de nos vies.

La bande dessinée jusqu’où ? La bande dessinée depuis quand ? Pour qui ? En toute liberté ? Avec quels langages ? Quels formats ? Quelles émotions ?

Autant de questions auxquelles nous répondrons avec la complicité de l’équipe de Lyon BD Festival, Mathieu Diez, Jean-Christophe Deveney et Sandrine Deloffre, qui ont assuré avec Joseph Belletante et Hélène-Sybille Beltran du musée l’organisation de cette exposition, l’un des moments phares du Lyon BD Festival (9, 10, 11 juin ; Nous aurons l’occasion de revenir sur cet événement/découverte du 9e art qui recevra la visite de son inspirateur, Scott McCloud, à Lyon pendant Lyon BD Festival.`

L’affiche de l’exposition, création Bureau 205.

Sophie Dang Vu, notre première « 

chef de fabrique » !

Le musée accueille du 19 avril au 27 mai une expérience novatrice, imaginée par Joseph Belletante directeur du musée.

Il s’agit d’installer une fabrique d’images au cœur des collections permanentes et d’inviter les visiteurs à participer, par leur présence, leur implication, leurs questions, et parfois leur prise en main de l’outil, à ce chantier partagé.

Sophie Dang Vu a été sélectionnée pour cette première Fabrique. Diplômée en 2012 de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle est illustratrice et graphiste et se passionne pour la transmission de son art. Son style, coloré et poétique, est empreint de l’influence de l’imagerie populaire de deux pays qu’elle connaît bien, le Brésil et le Vietnam.

Gravure de Sophie Dang Vu

En Safari avec Bureau 205, Thomas Sipp

et Arte

Notre prestataire graphique Bureau 205 avait collaboré à “Sacrés caractères!”, une série de 8 reportages sur la typographie pour Arte. Thomas Sipp, réalisateur, à l’origine de la série de ces films d’animation (réalisation : Les films d’ici) a demandé à Bureau 205 d’assurer la direction artistique et la conception des principes graphiques de la nouvelle série« Safari typo », qui nous plonge dans la “jungle” des lettrages couvrant les murs de nos villes.


8 dessinateurs de caractères, 8 villes. Tout un programme. Chaque protagoniste nous fait découvrir comment les lettres, aussi sûrement qu’une architecture ou un style vestimentaire, contribuent à forger l’identité d’une cité : Berlin: Erik Spiekerman ; Londres : Nadine Chahine ; Paris : Jean François Porchez et David Poullard ; Montréal : Étienne Aubert Bonn ; Barcelone : Laura Messeguer ; Amsterdam : Bas Jacobs. Bientôt un Safari à Lyon ?

Bravo Alice !

Alice Savoie, créatrice de caractères, enseignante et chercheuse en histoire de la typographie a achevé, en 2014, un doctorat en histoire de la typographie à l’Université de Reading, en collaboration avec le Musée de l’imprimerie et de la communication graphique. Familière de nos fonds graphiques, en particulier les archives de Ladislas Mandel qu’elle a largement parcourues et décryptées, Alice Savoie enseigne et encadre des projets de recherche à l’Atelier National de Recherche Typographique (Nancy), au post-diplôme Typographie et langage à l’ÉSAD Amiens et à l’ENSBA Lyon. Nous sommes fiers d’apprendre que cette amie et partenaire du musée vient de remporter la commande d’un caractère typographique, lancée par le Centre national des arts plastiques (Cnap) en partenariat avec l’Imprimerie Nationale – Atelier du Livre d’Art et de l’Estampe. Le caractère imaginé par Alice Savoie a été retenu pour sa qualité et so n originalité, il fera l’objet d’un lancement à l’automne 2017 et proposé en téléchargement libre.



Suite de notre palpitant roman-feuilleton :

le trait d’union

Épisode accrocheur s’il en est, vous allez le lire à l’emporte-pièce et au garde-à-vous, il vous servira d’aide-mémoire et vous pourrez en remontrer aux casse-pieds, aux m’as-tu-vu et aux prétendus gratte-papier qui vous font du prêchi-prêcha à propos du bon usage du trait d’union (qui, lui, n’en comporte pas). Le prochain épisode est encore en gestation dans le cerveau de l’auteur Matthieu Cortat, ce serait le R bizarre ou Capitales et bas de casses ; mais rassurez-vous, ce ne sera pas du tape-à-l’œil.


Épisode 2 : Point, à la ligne

Après avoir abordé le point, étirons notre sujet pour en faire une ligne. Pas bien longue cependant. Celle d’un signe essentiel, mais qui ne se prononce même pas : le trait d’union.

Comme son nom l’indique, il sert à unir.

Contre tous les pantouflards et les timorés du tiret, la Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme (Laurence Sterne, 1759) fait montre d’un peu de panache.

Les 6/8 ans,

des typographes

plein de talent

Sous la direction bienveillante de notre responsable d’atelier Fernande Nicaise, les participants à nos ateliers de vacances ont encore fait des prouesses : laisser de côté le smartphone ou l’ordinateur, visiter les collections permanentes du musée, découvrir l’invention de Gutenberg et s’imprégner de l’ambiance d’un atelier d’imprimerie à l’ancienne, avec casse, caractères, composteur et presse à épreuve, puis réaliser en trois heures un imprimé plein de technicité et de drôlerie, à partir d’un poème de René de Obaldia J’ai trempé mon doigt dans la confiture, en l’occurrence l’encre d’imprimerie.

Chef-d’œuvre à emporter chez soi

bien sûr !


Alors, pour les prochains congés scolaires de Pâques, pensez

au musée !

Conférence :

Lyon et les cartes

à jouer

Thierry Depaulis, historien, spécialiste des jeux de table, administrateur du musée suisse du Jeu, nous parlera de l’importance de l’édition lyonnaise des cartes à jouer.


Du XVe au XVIIe siècle, Lyon, capitale

« cartière », est un important centre de production dont les méthodes de fabrication vont s’imposer pendant tout l’Ancien Régime, irriguant la France mais aussi une grande partie de l’Europe. C’est sans doute ici que sont nées les « couleurs françaises » (pique, carreau, cœur, trèfle).

Certains modèles qui y ont été inventés sont encore utilisés de nos jours.

Conférence organisée par les Amis du Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique.




13 mars à 18h15,

Archives municipales de Lyon,

entrée libre.


À la boutique

du musée, les affiches

de l’ANRT

à prix doux

La boutique de musée vous propose deux rééditions d’affiches d’appel à candidatures pour l’ANRT. Les originaux ont été présentés lors de l’exposition consacrée aux 30 ans d’archives de l’Atelier national de recherche typographique.

Réalisées sur beau papier en sérigraphie par Lézard graphique, elles sont désormais à 20 € au lieu de 50 €.

La Lettre du Musée N° 22

est parue

Elle nous renseigne sur nos projets et nos activités, nos acquisitions et nos expositions. Vous pouvez la consulter sur notre site ou demander son envoi par courrier à


mil@mairie-lyon.fr

Remerciements à Alan Marshall : Directeur du Musée de l’imprimerie et de la communication graphique, Bernadette Moglia : Communication & partenariats pour leur aimable autorisation ainsi que les Amis du Musée. Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite- Copyright infoquartiers 2017 All Rights Reserved © Musée de l’imprimerie et de la communication graphique.