Musée Nissim  de  Camondo

Paris 8 ÉME arrondissement

 

Le Musée Nissim de Camondo

Paris 8ème arrondissement

Musée Nissim de Camondo  © Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Marie Del Moral

Le Musée Nissim de Camondo, inauguré en décembre 1936, est situé dans le VIIIᵉ arrondissement de Paris,

63 rue de Monceau. L'hôtel de Camondo construit par René Sergent en 1912 est en bordure du très beau parc Monceau.

Un reportage de Jean-Loup Mayol

Musée Nissim de Camondo  © Les Arts Décoratifs

Photos droite et gauche du Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

Musée Nissim de Camondo, façade côté cour © Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Marie Del Moral

René Sergent (1865 - 1927)  A Paris, on lui doit plusieurs grands hôtels, comme au Champ de Mars, place Vendôme

sans oublier le célèbre grand hôtel de voyageurs, le Trianon Palace à Versailles.

Moïse de Camondo


1860 - 1935

Moïse de Camondo a donné à son hôtel l'allure d’une demeure du XVIIIe siècle. En l’honneur de son fils Nissim, officier mort en Meurthe et Moselle lors de la Première Guerre Mondiale (1892-1917) Moïse léguera à l’Etat en 1935, la gestionde ses collections à l’Union Centrale des Arts Décoratifs (devenu en 2004 Les Arts Décoratifs) dont il était le vice-président depuis 1930. Moïse de Camondo est avant tout un collectionneur. Passionné par le XVIIIe siècle, il affectionne l’élégance raffinée qui s’impose dans les dernières années du règne de Louis XV et s’épanouit au règne suivant qui voit le triomphe de l’esthétique néo-classique. Aidé de plusieurs de ses conseils avisés comme ceux du conservateur au musée du Louvre ou du conservateur au musée des Arts décoratifs, Moïse commence sa collection personnelle dès la fin du XIXe siècle.  Au fil des années, l’aspect somptueux et inestimable de cet ensemble s’accentue, rendant toute vie animée incompatible avec la fragilité des meubles et des objets, voire même incongrue dans ces lieux consacrés au souvenir omniprésent de son fils. En effet, Moïse décide de vouer son hôtel et ses collections à la mémoire du disparu, qui deviendra le musée Nissim de Camondo.

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

L’hôtel, ce chef d’oeuvre protégé par les Arts Décoratifs

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs


Le comte Moïse de Camondo hérite en 1910 de l’hôtel du 63, rue de Monceau où ses parents s’étaient installés en 1873. Il n’hésite pas à le faire démolir pour le remplacer par une demeure conforme à ses goûts.

Le vestibule et l’escalier d’honneur

C’est dans de vestibule qu’étaient accueillis les hôtes de Moïse de Camondo. Au pied de l’escalier d’honneur qui conduit au rez de chaussée haut, une statue de marbre blanc figure Vénus et l’Amour. La rampe splendide, ce chef d’oeuvre en fer forgé fut exécuté vers 1780 par le serrurier Bosc.

Le rez de chaussée bas

Musée Nissim de Camondo

© Les Arts Décoratifs photo Jean Marie Del Moral.

Musée Nissim de Camondo/

© Les Arts Décoratifs photo Jean Marie Del Moral.

La cuisine de l’hôtel Camondo est un lieu spectaculaire. Moïse de Camondo, amateur de bonne chère, y a consacré un intérêt particulier. La pièce est dotée des installations les plus sophistiquées de l’époque. La salle des gens ou salle à manger du personnel est visible par le passe plat. La table de 3,70 m de long a été réalisée sur les indications trouvées dans les archives.

Sur le mur au fond à gauche se trouvent les 15 casiers numérotés destinés à contenir les objets personnels de chacun des domestiques : serviette, bol, médicaments, etc. Douze à quinze personnes travaillaient à demeure : maître d’hôtel, valets de chambre, lingère, cuisinier et leurs aides. La rôtisserie murale comprend un foyer central pour faire griller à la broche de grosses pièces de viande.

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

LA GALERIE

L’ensemble du rez-de-chaussée haut

est réservé aux pièces de réception

desservies par une vaste galerie.

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

Héron bleuâtre de Cayenne

GEORGES-LOUIS LECLERC,  COMTE DE BUFFON (1707-1788)

Les services à décor ornithologique, dits service « BUFFON », de la manufacture de Sèvres publiées en dix volumes entre 1771 et 1786. les illustrations de François-Nicolas Martinet pour L’Histoire naturelle des oiseaux du comte de Buffon fournirent une source inépuisable de modèles aux peintres de la manufacture de Sèvres

Gauche, droite : Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs


Tapisserie à gauche: La Brioche, Manufacture des Gobelins 1811

                                À droite : Paires de candélabres à six lumières / Fin du XVIII° siècle - Bronze ciselé et doré.


Gauche et droite Musée Nissim de Camondo,      © Les Arts Décoratifs

Le salon bleu : Moïse de Camondo y a placé des meubles élégants et confortables et a réuni une série de tableaux représentant Paris ainsi que huit aquarelles de Jongkind datant des années 1880 que lui avait légué son cousin Isaac. De cette pièce en rotonde qui occupe le centre des appartements privés de l’hôtel, on profite d’une belle vue panoramique sur le parc Monceau. Les boiseries en chêne naturel sculpté ont déterminé la hauteur de cet étage et créent une atmosphère chaleureuse.

L’appartement de Nissim de Camondo


Le lieutenant Nissim de Camondo

Paris 1892 - Avricourt 1917


Droite et gauche : Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs


Au dessus de son lit en acier et bronze doré a été placé le portrait de son grand-père, le comte Nissim de Camondo, peint par Carolus Duran en 1882. Une statuette équestre en bronze réalisée par Georges Malissard en 1923 représentant sa sœur Béatrice est posée sur la commode en demi lune.

Plusieurs tableaux du début du XIXe siècle. L’appartement est composé d’une chambre, d’ue salle de bain et à la suite d’une pièce appelée « habillage ».  Pour sa chambre, Moïse a choisi des boiseries provenant d’une maison du Cours du Chapeau Rouge à Bordeaux. 

Les trois salles de bains sont assez semblables à celles de grands palaces : rationnelles, sans matériaux luxueux, ni effets décoratifs.

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

Le mobilier regroupe plusieurs pièces de grande qualité : une paire de fauteuils à la reine de Georges Jacob, une commode marquetée qui porte l’estampille de Matthieu-Guillaume Cramer, un paravent de Louis Falconnet. Le tapis de la Savonnerie fut livré au Garde-Meuble royal en 1760 « pour servir à Mesdames de France les festes et dimanches à la chapelle de Versailles ».

1er étage

Musée Nissim de Camondo  63 rue de Monceau 75008 Paris

Tél. : 01 53 89 06 50 (boîte vocale) Métro : Villiers, Monceau, Bus : 30, 94, 84 Parkings : Place P. Goubaux, Malesherbes, Avenue de Villiers. 

Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 17h30 - Ouvert le dimanche, fermé

le lundi et le mardi, ainsi que le 25 décembre, 1er janvier, 1er mai chaque année.

LE CÔTÉ PRATIQUE  POUR VOUS RENDRE AU MUSÉE:


Savez-vous que

le Musée s’ouvre à vos réceptions dans deux lieux prestigieux :

la Remise

aux automobiles

et la Cour pavée.

Renseignements

au Musée :

Tél : 01 53 89 06 50


Cet espace indépendant du musée

peut accueillir

conférences

de presse, lancements

de produits, déjeuners, dîners ou cocktails

de prestige.


La Remise

aux automobiles : 120 m2. La Cour pavée 

110  m2.

Capacités dîner  90 personnes cocktail

150 personnes. Disponibilités

en journée

ou en soirée.

La Remise aux automobiles

© Les Arts Décoratifs / Photo Olivier Thomas

La Cour pavée

© Les Arts Décoratifs / Photo : Olivier Thomas

La restauration des collections, la rénovation et l’ouverture au public des cuisines, d’une partie des espaces de service et de l’appartement de Nissim de Camondo ont été réalisées grâce au soutien de mécènes. De nombreux travaux de rénovation ont eu lieu dans cet hôtel, Ces dernières années, la revalorisation de l’hôtel particulier a été entreprise : de nouvelles donations ont permis d’ouvrir aux visiteurs des espaces jusqu’alors inaccessibles : cuisine, office, salle à manger des gens. Dans les communs, la remise des automobiles - vaste salle à l’architecture de poutres et piliers métalliques - a également été restaurée et est destinée à l’accueil de manifestations privées.


À gauche : Restauration du buste

d’Abraham-Salomon de Camondo



La restauration des collections

Musée Nissim de Camondo, © Les Arts Décoratifs

Quelques idées pour s’offrir des instants de plaisir...

LE MOBILIER DU MUSÉE NISSIM DE CAMONDO


Cet ouvrage présente une sélection d’environ 180 chefs-d’oeuvre du mobilier d’ébénisterie, de métal et de menuiserie du musée Nissim de Camondo, qui témoignent de l’excellence des arts décoratifs français de la fin du XVIIIe siècle à travers nombre de signatures prestigieuses (OEben, Martin Carlin, Riesener, Foliot, Jacob…).Un minutieux travail d’approfondissement de la connaissance de la collection a été mené pour cet ouvrage, grâce à l’expertise de restaurateurs spécialistes du mobilier et à l’apport exceptionnel que constituent les archives du collectionneur. Ouvrage relié sous jaquette 232 pages, 200 illustrations, format 23x30 cm. Coédition les Arts Décoratifs/ Faton

LE MUSÉE NISSIM DE CAMONDO


Cet album présente l’état actuel des connaissances sur l’histoire de la famille, sur l’hôtel et sur la collection offerte en 1936 à l’État français par Moïse de Camondo. En suivant le parcours de la visite, il emmène et guide le lecteur dans ce lieu de mémoire poignant d’une famille aujourd’hui disparue, expression du goût le plus raffiné de l’art de vivre du XVIIIe siècle. Ouvrage broché 64 pages, 70 illustrations, format 21x28 cm. Éditions les Arts Décoratifs

MUSÉE NISSIM DE CAMONDO.

LA DEMEURE D’UN COLLECTIONNEUR

Marie-Noël de Gary

( sous la direction de )

Deux ouvrages remarquables de Sylvie Legrand-Rossi Conservatrice en chef du Musée Nissim de Camondo

Cet ouvrage est le premier à aborder dans leur globalité les éléments qui font de ce musée un lieu d’exception : l’histoire de la famille, les goûts du collectionneur, la vie, le fonctionnement et la destinée de la maison. Il est illustré de photographies en lumière naturelle qui révèlent au rythme des heures et des saisons les particularités de chacune des pièces et des œuvres qui les habitent.

Ouvrage broché 64 pages, 70 illustrations, format 21x28 cm. Éditions les Arts Décoratifs.


LES CUISINES DE l’HÔTEL DE CAMONDO

Marie-Noël de Gary, Gilles Plum


Rares sont les demeures parisiennes du début du XXe siècle à avoir conservé espaces de service et équipements techniques dans leur état d’origine. Les cuisines de l’hôtel Camondo, restaurées, permettent de connaître le fonctionnement réel d’une grande maison particulière des années 1910. Tout en choisissant un hôtel d’allure XVIIIe siècle, Moïse de Camondo a opté pour un confort moderne. Ouvrage broché à rabats, 48 pages, 26 illustrations, format 14,5x 22 cm. Éditions les Arts Décoratifs.

Sucrier ovale d’un service Buffon, Manufacture de Sèvres vers 1784 Porcelaine tendre et dure à décor polychrome d’oiseaux et fond d’oeil de perdrix bleu et or sur fond vert

Éléments d’un service à thé. Manufacture

de Meissen vers 1750-1760, porcelaine dure

Gauche, droite et ci-dessousz :Musée Nissim de Camondo © Les Arts Décoratifs

Agami de Cayenne

Lori de la Chine

Oiseau mystère

Tourterelle de Jamaïque

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Un peu

d’histoire


Ce magnifique hôtel particulier inspiré du petit Trianon de Versailles

a étéconstruit

sur demandedu comte

Moïse de Camondo

entre 1911 et 1914

par l’architecte René Sergent agrémenté d’un jardin conçu

par l’architecte paysagiste Achille Duchêne.

Le blason familial /

Musée Nissim

de Camondo

© Les Arts Décoratifs

© Les Arts Décoratifs, Paris

photo : J.-M. del Moral

Les vitrines du cabinet

des porcelaines garnies

de moire rose

1er étage

La cuisine, la salle des «gens» et la rôtisserie

Le rez de chaussée haut

Les porcelaines

Au rez de chaussée haut vous découvrirez

la galerie puis une enfilade de pièces

de réception plus somptueuses les unes

que les autres.

Ci-dessous à gauche

le grand salon, à droite la salle à manger

et le cabinet

de porcelaines.

Des richesses insoupçonnables à découvrir

Le salon bleu, la bibliothèque, mobiliers divers, tapisseries, tableaux, objets, pendule...Les appartements de Nissim et Moïse de Camondo

Visite guidée :

Histoire d'une collection, demeure d'un collectionneur, le musée Nissim de Camondo. Collectionneur passionné, Moïse de Camondo a constitué un ensemble étonnant d’œuvres du XVIIIe siècle. Sa demeure, d’une grande modernité, est l’un des rares témoignages de l’art de vivre à Paris pendant l’Entre-deux-guerres.

Se renseigner des conditions d’accès et dates au musée

Durée : 1h30 - 20 personnes max.

Visite théâtralisée : En compagnie de Pierre Godefin, maître d’hôtel du comte Moïse de Camondo

Conduits dans les différents espaces de service et de réception, les visiteurs suivent Pierre Godefin lors d’une journée de réception qui eut lieu le mardi 3 juin 1930. Le maître d’hôtel affairé annonce le menu du déjeuner dans les cuisines puis entraîne les visiteurs dans les préparatifs nécessaires à cet évènement. Tout est mis en scène pour remonter le temps et partager un moment d’exception.

Se renseigner des conditions d’accès et dates au musée

Durée : 1h30 - 15 personnes max.

à deux pas du musée...

le Parc Monceau (Article du Musée Nissim de Camondo)


Une des grilles d’entrée du Parc Monceau © Les Arts Décoratifs

Le duc de Chartres, futur duc d’Orléans (1747-1793), achète en 1769 la terre de Monceau au lendemain de son mariage avec la princesse de Penthièvre et demande à Carmontelle d’y créer un lieu de plaisir et de rencontre adapté aux fêtes et aux spectacles. Louis Carrogis dit Carmontelle (1717-1806) ingénieur, topographe, écrivain, portraitiste et organisateur de fêtes crée un jardin pittoresque en juxtaposant des scènes qui donnent l’illusion de tous les temps et de tous les pays. Le spectateur contemplera la vue de dix-sept points parmi lesquels : un bois, des tombeaux, un moulin à eau en ruines, un moulin à vent hollandais, un temple en marbre blanc, un obélisque, un minaret, une pyramide égyptienne, une Naumachie. La Chine est partout présente, des constructions vivement colorées en témoignent : barrières, portiques, pavillons et jeu de bague (sorte de carrousel).

Le Parc Monceau © Les Arts Décoratifs

En 1783, l’écossais Thomas Blaikie (1751-1838) prend la direction du jardin et y fait de nombreux changements pour en simplifier le tracé et diversifier les plantations. En 1785, le ministre des finances Calonne décide d’entourer Paris d’une enceinte ponctuée de barrières d’octroi et charge Claude Nicolas Ledoux d’en concevoir le plan et les constructions. La barrière de Monceau prend la forme d’un petit temple rond entouré de colonnes où le prince se réserve un salon dans l’attique pour jouir de la vue sur le jardin.

Confisqué en 1793, comme les autres biens des Orléans, le jardin devient bien national. Sous la Restauration, il revient à la famille d’Orléans. En 1860, les terres sont achetées par la ville de Paris qui en vend, un an plus tard, la moitié aux banquiers Pereire engagés dans le lotissement de ce quartier. Conformément à la volonté de l’empereur Napoléon III, le préfet Georges Eugène Haussmann (1809-1891) restructure la ville autour d’un ensemble de parcs et de bois dans une perspective hygiénique au profit de la population. On assiste alors à l’aménagement des bois de Boulogne et de Vincennes, et à la création du parc Montsouris et des Buttes Chaumont. Le parc Monceau est le seul lieu historique remodelé. Une page de notre site est consacrée au Parc Monceau.

Le Parc Monceau © Photos JLM

Remerciements au Service de Presse des Arts Décoratifs, à Sylvie Legrand-Rossi Conservateur en Chef du Musée Nissim de Camondo pour leur aimable autorisation. © 2016-2017 Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite - Copyright All Rights Réserved © Documents littéraires et photos : Les Arts Décoratifs. © www.infoquartiers.com  / contact@infoquartiers.com

Sous la direction d’Adolphe Alphand (1817-1891), ingénieur des Ponts et Chaussées, responsable du service des promenades, le parc est aménagé sur 8,4 hectares et inauguré en 1861.

Ponctuant les pelouses vallonnées, les massifs abondamment fleuris, composés par le jardinier en chef de la ville Jean-Pierre Barillet-Deschamps, sont objet de curiosité pour les promeneurs et d’étonnement pour les botanistes. Cet espace public est le lieu de promenade de la grande bourgeoisie du quartier, qui s’y donne rendez-vous. Les familles Pereire, Rothschild, Cernuschi, Ménier, Camondo font élever des hôtels particuliers dont les jardins privés ouvrent sur le parc.

Gabriel Davioud (1824-1881) est chargé des entrées monumentales avec leurs grandes grilles dorées. Une partie des anciennes fabriques est conservée et associée à de nouveaux éléments : la rivière et son pont, la cascade et la grotte. Le mouvement de l’eau évoque la modernité, le progrès et la santé. Dans la grotte les premières stalactites en ciment artificiel sont une invention de l’entrepreneur Combaz.

Remerciements au Musée Nissim de Camondo

Une page complète sur notre site est consacrée

au Parc Monceau.

Le Parc Monceau © Photos JLM

Le Parc Monceau © Photos JLM

Le Parc Monceau © Photos JLM

Le Parc Monceau © Photos JLM