Le musée de Montmartre, Paris

    Jardins Renoir

 



En octobre 2014, le Musée de Montmartre a ouvert trois nouveaux espaces : l’atelier-appartement de Suzanne Valadon et Maurice Utrillo, l’Hôtel Demarne et le Café Renoir. L’exposition «L’esprit de Montmartre et l’Art Moderne, 1875-1910» Cette exposition durera jusqu’au 25 septembre 2015 est présentée dans l’Hôtel Demarne.

Ouverture en octobre 
2014 de l’extension 
du Musée de Montmartre 
avec trois nouveaux 
espaces.

L’Hôtel Delamarne, bel hôtel particulier du XIX° siècle, sera ouvert au public pur la première fois le 17 octobre 2014. C’est là que vécut Claude de la Rose, dit Rosimond, comédien de la troupe de Molière. C’st aussi dans ces murs que se trouvait la loge du Père Tanguy, marchand de couleurs des peintres impressionnistes.

L’Hôtel Delamarne a été entièrement repensé pour accueillir des expositions temporaires de haut niveau, ainsi qu’un salon de thé au rez-de- jardin, le Café Renoir

LE CAFÉ RENOIR

Café des artistes


Du mercredi au dimanche, de 11h30 à 17h30, le Café Renoir accueillera les visiteurs au rez-de-chaussée de l’Hôtel Delamarne et dans les jardins Renoir. Ils pourront faire une pause gourmande.

En été des tables et chaises seront disposées dans le jardin, à l’image du Bal du moulin de la Galette d’Auguste Renoir.

LE MUSÉE DE MONTMARTRE

La maison du Bel Air


Le Musée de Montmartre a été créé en 1960 dans la bâtisse la plus ancienne de la Butte construite au XVII°siècle : La maison du Bel Air. Il abrite une collection unique de peintures, affiches et dessins signés Toulouse-Lautrec, Modigliani, Kupka, Steinlen, Valadon et Utrillo. Le parcours de visite revient sur l’histoire de la Butte, de ses ateliers, du Bateau -Lavoir à l’atelier de Cortot, et l’ambiance des ses cabarets, du Lapin Agile au Moulin Rouge. Une salle est dédiée au French Cancan, une autre met en scène le théâtre d’ombres, ce décor de plaques de zing qui a fait la réputation du cabaret du Chat Noir.

L’atelier et l’appartement

de Suzanne Valadon et

de son fils Maurice

Utrillo


Suzanne Valadon vint s’installer au 12 rue Cortot en 1896 puis y revint en 1909. Elle resta jusqu’en 1926 avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon André Utter. Valadon est restée célèbre pour être l’une des premières femmes peintres; quant à Utrillo, il a laissé des vues inoubliables de Montmartre. Après plusieurs décennies d’abandon, l’atelier reconstitué sera ouvert au public le 17 octobre 2014.

LES JARDINS RENOIR,

la campagne à Paris

À deux pas de la place du Tertre, les trois Jardins Renoir entourent le Musée de Montmartre et dominent les vignes. Ils ont été nommés en souvenir d’Auguste Renoir, le peintre impressionniste qui vécut sur place entre 1875 et 1877 et y peignit plusieurs chefs-d’œuvre, comme le Bal du Moulin de la Galette, La Balançoire ou le Jardin de la rue Cortot. Les Jardins Renoir offrent une vue exceptionnelle sur les vignes du Clos Montmartre et, au-delà, la vaste plaine au nord de Paris.

Photos ci-dessus et dessous © crédit : Jean-Pierre Delagarde

Photos © crédit : Jean-Pierre Delagarde

Entrée du Musée

Lieu de rencontres et de résidence, le 12 rue Cortot attira de nombreux artistes. Auguste Renoir y eut son atelier tout comme Suzanne Valadon, Émile Bernard où le fauve Raoul Dufy. Le Musée de Montmartre est resté imprégné de l’âme de ces personnalités.

Le clos

Montmartre

Tonnelle

Maison du Bel Air

Photos © crédit : Jean-Pierre Delagarde

Photos ci dessus et gauche © crédit : Jean-Pierre Delagarde

Photos ci-dessus et dessous © crédit : Jean-Pierre Delagarde

La société Kléber-Rossillon

Gestionnaire du Musée de Montmartre

En juillet 2011, la société Kléber-Rossillon reprend en gestion le Musée de Montmartre. Elle lance un ambitieux programme d’extension et de rénovation. Ce projet va notamment permettre de doubler les surfaces d’exposition, de rénover l’atelier-appartement de Suzanne Valadon et Maurice Utrillo et de redessiner les trois jardins que Renoir a peints sur place.

ACCÈS ;

MUSÉE DE MONTMARTRE 12, rue Cortot

75018 Paris +33 (0) 1 49 25 89 39


   Lamarck-Caulaincourt
  Anvers (puis funiculaire de Montmartre)
  Pigalle (puis Montmartrobus,

arrêt Saules-Cortot)


Le Musée est ouvert tous les jours, toute l’année, de 10h à 18h (dernière entrée à 17h15). La librairie boutique est ouverte aux horaires du Musée, y compris le dimanche

 

Le savez-vous... que vous pouvez convier

à une réception vos invités au Musée...

Conviez vos invités dans l’une des plus vieilles maisons de la Butte où ont vécu des artistes mythiques, dont Auguste Renoir, Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.


Visites privées et visites apéritives,

une visite de charme inoubliable

Privatisez le Musée de Montmartre, le matin avant qu’il n’ouvre au public ou le soir, quand il ferme ses portes, et faites découvrir ses espaces à vos invités.
 
Toulouse-Lautrec, le Chat Noir, Valadon, Utrillo, le Bateau-Lavoir : faites découvrir à vos invités l’histoire de la Butte ! La Maison du Bel Air - Musée de Montmartre est mise à votre disposition pour une visite en toute intimité.
À partir d’octobre 2014, vos invités auront aussi accès à l’Hôtel Demarne, nouvel espace d’expositions temporaires du Musée, ainsi qu’à l’Atelier-appartement Valadon-Utrillo reconstitué dans son état 1910.
 
Accompagnez d’un petit-déjeuner ou d’un apéritif votre visite privée. Le rez-de-jardin de la Maison du Bel Air - Musée de Montmartre, ou celui de l’Hôtel Demarne (à partir d’octobre 2014) sont mis à votre disposition.

 

Manifestations d'exception dans les Jardins Renoir ou comment faire découvrir à vos invités la campagne à Paris.

Le site du Musée de Mont­martre, sa Mai­son du Bel Air, plus ancienne mai­son de la Butte, et ses Jardins Renoir, vous offrent un cadre privilégié pour l’organisation de vos manifestations d’exception.


Ce site de plus de 2 000 m2, au cœur de Paris, accueille tout type de manifestations (cocktail dînatoire, dîner...), de 50 à 500 personnes, sous structure installée dans les Jardins, ainsi qu’à l’intérieur de la Maison du Bel Air Musée de Mont­martre.


L’intérieur rustique de cette ancienne maison de campagne, entre tomettes, cheminées et mobilier ancien, met en valeur les œuvres de la collection exposées tout au long d’un parcours musé accessible à vos invités, pendant toute la durée de la manifestation.


Quant aux Jardins Renoir, reconstitués d’après les tableaux du peintre impressionniste, ils offrent une promenade de charme, sous les tonnelles, autour d’un bassin aux nymphéas, ou encore au dessus des vignes du Clos Montmartre.


Depuis octobre 2014, vos invités ont aussi accès à l’Hôtel Demarne, nouvel espace d’expositions temporaires du Musée, ainsi qu’à l’Atelier-appartement Valadon-Utrillo reconstitué dans son état 1910.


Photos © crédit : Jean-Pierre Delagarde

Présentation du projet

Le Bateau-Lavoir

Le Bateau-Lavoir est le plus célèbre lieu de création artistique de Montmartre. Principalement connu pour accueillir depuis 1889 une cité d’artistes, il est un lieu de résidence et d’échange pour de nombreux artistes-peintres, gens de lettres, hommes et femmes de théâtre et marchands d’art. Pablo Picasso, qui y posa les bases du cubisme et y créa Les Demoiselles d’Avignon, mais aussi Kees van Dongen, Juan Gris, Max Jacob ou Modigliani, y ont notamment séjourné et travaillé. Après l’incendie de 1970, seule subsiste une vitrine sur la place Emile Goudeau, au numéro 13 de la rue Ravignan, comme pour rappeler la mémoire de ce lieu.

L'atelier 1:1

Créé en 2014, l’atelier 1:1 regroupe trois associés issus des métiers de l’architecture et de la production artistique. Les membres fondateurs Henry Flouzat, Clara Lamerre et Léa Lamerre ont choisi le terme d’atelier car il recoupe plusieurs notions : le lieu de travail de l’artisan et de l’ouvrier, le travail en groupe sur un thème, l’apprentissage et la réalisation par l’échange et la collaboration. Pour ce projet de vitrine du Bateau-Lavoir, l’atelier 1:1 s’est adjoint les compétences du dessinateur Erwann Terrier, du designer interactif Patrick Suchet et du technicien d’exposition Pascal Baillet.


WWW.ATELIER1UN.COM

L'équipe de conception

Bernard Buffet (1928-1999)

Intimement

Exposition du 18 octobre 2016

au 5 mars 2017

Remerciements sincères au Musée de Montmartre, Monsieur Klèber Rossillon, Aude Viard Directrice du Musée, Catherine Dantan, relations avec la presse,  Alexia Peronnet Chargée de communication. Toute reproduction même partielle d’un document est rigoureusement interdite Copyright All Rights Reserved 2016-2017 © Infoquartiers.com

INFORMATIONS PRATIQUES MUSÉE DE MONTMARTTRE 
Adresse du Musée : Musée de Montmartre 12, rue Cortot – 75018 Paris 
Tél. : 01 49 25 89 39 www .museedemontmartre.fr
Accès en métro : Station Lamarck-Caulaincourt ou Abbesses, Station Anvers Montmartrobus, arrêt Saules-Cortot. Jours et horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours, toute l’année, de 10h à 18h et de 10h à 19h 
de mai à août.

Bernard Buffet Annabel, 1959

Huile sur toile, 195 x 165 cm Collection particulière © ADAGP, Paris 2016

Le Musée de Montmartre consacre du 18 octobre 2016 au 5 mars 2017 une exposition inédite à Bernard Buffet (1928-1999). Grâce à des prêts d’exception provenant de la collection de son fils Nicolas Buffet, de collections publiques et privées, 150 œuvres (peintures, gravures, photographies) sont réunies pour proposer un portrait intime de l’un des plus célèbres peintres du XXe siècle.

I

Sous le commissariat de Yann le Pichon, auteur de la riche monographie sur Bernard Buffet, de Sylvie Buisson, spécialiste de l’Ecole de Paris, de Saskia Ooms, responsable de conservation au Musée de Montmartre, et avec le remarquable concours de Nicolas Buffet, l’exposition évoque dans un parcours thématique les attaches qui relient Bernard Buffet à Montmartre : de la place Pigalle, où il naquit en 1928, aux Batignolles où il grandit jusqu’à cette maison du 20, rue Cortot, voisine du Musée qu’il habita durant dix ans.

L’exposition «Bernard Buffet, intimement » bénéficie des choix et des conseils de Nicolas Buffet qui, pour l’occasion, a prêté des œuvres qui seront pour la plupart montrées pour la première fois. Pour illustrer l’hommage émouvant que le Musée de Montmartre souhaite rendre au peintre, documents, photographies et souvenirs familiaux seront exposés aux côtés des œuvres du MNAM - Centre Pompidou, du Musée de Grenoble, LAM Lille Métropole musée d’art moderne d’art contemporain et d’art brut, de la Maison Jean Cocteau, du musée Bernard Buffet d’Higashino (Japon) et de collections particulières.

L’intimité d’un style


Trouver un langage pictural universel qui parle à chacun en percutant

sensations, émotions et consciences est probablement le rêve de tout peintre.

Bernard Buffet, La maison rose à Montmartre, 1989 

Huile sur toile, 114 x 146 cm. Collection Galerie Tamenaga Paris © ADAGP, Paris 2016

Bernard Buffet, Intimement

Un parcours en onze sections pour comprendre l’homme, l’artiste et ses territoires intimes Parades bouffonnes du Cirque Médrano Mecque des amateurs de tous âges des arts de la piste, le cirque Médrano, établi au pied de la Butte Montmartre, boulevard Rochechouart, depuis la fin du XIXe siècle, est le rendez-vous des artistes. Au tournant du XXe siècle, les grands marchands d’art y accourent avec les peintres qu’ils soutiennent, louant pour certains des places à l’année pour les artistes. Vallotton, Seurat, Chagall, Picasso et tout le foisonnement cosmopolite du Paris des années 1910 y puise inspiration et divertissement. Bernard Buffet s’empare de son clown blanc et triste. Se grime-t-il pour mieux en incarner le personnage ? Il en déclinera une impressionnante série entre 1955 (son célèbre clown bleu) jusqu’à la fin des années 1990.

Bernard Buffet Clown à la cafetière, 1995

Huile sur toile, 133 x 98.7 cm

Musée Bernard Buffet, Higashino Japon

© ADAGP, Paris 2016

Les Batignolles et la Butte : Enfantement de son art

Ciels striés laissant surgir telle une apparition un Sacré-cœur triomphant de sa verticalité, drapeaux flottant sur le moulin de la Galette, Maison Rose, Lapin Agile... Bernard Buffet revisite, tout au long de sa vie, les lieux de son enfance tel un poète à l’œuvre d’une mythologie nouvelle.

Bernard Buffet, l’escalier de l’atelier des Batignolles , 1956  Collection Galerie Dil Paris © ADAGP, Paris 2016

Pour l’historien de l’art, Claude Roger-Marx, Bernard Buffet y est parvenu : « La détresse de ses compositions monochromes d’un vide traduit tout ce qui manque au cœur ; l’élongation des verticales et des horizontales, la nervosité des lignes de force maléfiques griffant légèrement une pâte mince, tout annonce un peintre apte à résumer, comme Kafka, Kierkegaard, Sartre, l’insécurité ou les privations parmi lesquelles il a grandi ». Admiratif de Rembrandt et du Gréco, d’Utrillo et de Courbet, de Van Gogh et du Douanier Rousseau, Buffet retient la leçon des maîtres, cherchant dans l’histoire de la peinture ses appuis pour s’en libérer. Son style embrassera des mystiques italiens de la Renaissance aux vanités du XVIIe siècle, un dépouillement expressionniste inscrit hors du temps.

Aussi Annabel écrit-elle : « Comment ne pas être frappé par la solidité du couple que forment le réel et le fantastique dans l’œuvre de Bernard Buffet ? Apprivoisés par la sûreté d’un trait acéré, rassurés par la simplicité d’un dessin que nous croyons comprendre au premier regard, nous entrons sans crainte dans son univers. »

Quant à Georges Simenon, il retrouve dans ses images l’écho de nos hantises. La distance que pose le peintre avec son sujet – personne, objet, paysage - semble presque tenir de l’indifférence. Buffet s’y soumet dans un esprit d’ascèse s’apparentant à la fois à une méthode et à une discipline, alliant la rigueur au détachement. Ici, l’anecdote n’aura aucune place.

A table rase


Déstructurer l’espace, inventer une apesanteur silencieuse, résumer le motif à son trait le plus elliptique, épuré et incisif, constitue peut-être la réponse de Buffet à l’abstraction toute-puissante dès les années 1950. La figuration qu’il impose tient de l’instinct et de la survie, comme une mémoire fuyante taraudée de griffures, graffitis et stries grattées à même la couleur et la toile. Buffet abolit les règles pour en inventer de nouvelles, fait le ménage du superflu ne laissant, telles des cicatrices, que les traces allusives éloquentes des formes, ici un poisson réduit à sa bouche, là une cafetière à peine évoquée.

Bernard Buffet, Nature morte au melon 1949

Huile sur toile, 131.5 x 131.5 cm LaM, Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art Brut

© ADAGP, Paris 2016

Rendez-vous fusionnels

avec la littérature et le théâtre


Lancé dans le tout-Paris, culturel et artistique, Buffet est fréquemment sollicité pour réaliser des maquettes, décors et costumes de théâtre (tel en 1955, le ballet La Chambre, de Roland Petit, dont l’argument est signé Georges Simenon).

Le peintre illustre également un grand nombre d’ouvrages littéraires ou poétiques comme Les chants de Maldoror de Lautréamont en 1952 ou encore le journal de Françoise Sagan, Toxique, évoquant son addiction médicamentaire en 1964, après un grave accident.

Bernard Buffet,  Jean Cocteau 1955

Huile sur toile, Maison Jean Cocteau

© ADAGP, Paris 2016

Annabel, Annabel, Annabel :

un amour éternel


A l’été 1958, Bernard Buffet rencontre Annabel Schowb (1928-2005), figure de Saint-Germain associée au groupe existentialiste. Elle écrit et chante. Leurs libertés s’épousent et s’apprivoisent à la terrasse d’un café de Saint-Topez par l’entremise de leur ami photographe Luc Fournol, qui immortalise l’instant. Le cliché ne quittera plus Annabel que le peintre épouse en hiver. Muse androgyne, complice et mère, elle offrira au peintre un regard aigu dont il partage la révolte. De nombreux portraits la figurent gardant comme par magie l’apparence qu’elle arborait le jour de leur rencontre.

Bernard Buffet, Annabel, 1959

Huile sur toile, 195 x 165 cm

Collection particulière © ADAGP, Paris 2016

En 1989, Buffet peint la Place Pigalle alors qu’il séjourne à Montmartre. Place Pigalle condense le style graphique et moderne si caractéristique de l’artiste. C’est la vie de Pigalle, symbolisée par les cabarets Narcisse et Ève qui n’existent plus aujourd’hui, que Buffet entend mettre en image en cristallisant toute l’atmosphère du quartier dans les lettres rouges éclatantes. L’œuvre est si graphique que le regard peine à reconnaître qu’il s’agit d’une peinture.

Bernard BuffetQuelques repères



Luc Fournol


Château l’Arc, 1958, Photographie, Bernard Buffet, Secrets d’atelier, p. 22

© Cyril Clément,  Estate Luc Fournol


« Quelques minutes de nonchalance arrachées à une vie consacrée au travail. Bernard était élégant, beau et ne le savait pas. Nimbé de solitude, pudique, séduisant, ainsi l’ai-je connu et aimé »,

Château l’Arc, 1958

Bernard Buffet naît à Paris le 10 juillet 1928. Habitant au 29 rue des Batignolles (17e arr.) jusqu’en 1948, il débute sa scolarité à l’Ecole des Jésuites, rue de Madrid (8e arr.) puis au lycée Carnot (17e arr.) dont il est renvoyé en 1943.


1939 Suit des cours de dessins place des Vosges

1943 Reçu à 15 ans à l’Ecole des Beaux-arts de Paris, il est encouragé par son professeur M. Narbonne

qui lui prédit une grande carrière.

1945 Obtient le prix des travaux d’atelier. Perd sa mère, atteinte d’une tumeur au cerveau, après leurs vacances d’été à Saint-Cast. Travaille seul rue des Batignolles et entreprend une Déposition de Croix.

Acquisition de la Nature morte au poulet par le Musée national d’art moderne de Paris.

1948  Rencontre le Docteur Maurice Girardin, grand collectionneur d’art contemporain qui défendra

sa peinture avec passion et attire l’attention du marchand Emmanuel David sur le jeune peintre.

Signe un contrat d’exclusivité qui le lie Bernard Buffet à Emmanuel David, partagé par la suite

avec Maurice Garnier. Obtient le Prix de la critique avec le peintre Bernard Lorjou.

1949 Publication par Pierres Descargues deBernard Buffet (éd. Presses littéraires de France).

1950 Rencontre Pierre Bergé dont il sera le compagnon jusqu’en 1958.

1956 Publication par Jean Giono de Bernard Buffet chez Hazan. Réalise sa série sur le cirque.

Acquiert une propriété à Château l’Arc près d’Aix-en-Provence où il s’établit jusqu’en 1964.

1957 Réalise les Paysages de Paris et illustre La voix humaine de Jean Cocteau.

1958 Présente sa série sur Jeanne d’Arc.

Epouse Annabel Schwob qui lui survivra jusqu’en 2005.

Première rétrospective de son œuvre à la Galerie Charpentier.

1964 Illustre le journal de Françoise Sagan, Toxique.

Acquiert « La Vallée » à Saint-Cast en Bretagne où il travaillera jusqu’en 1970.

1971 Naissance de Nicolas, troisième enfant adopté par le couple.

1972 Offre les tableaux de la chapelle du Château l’Arc réalisés en 1962 au Vatican à la demande

de Monseigneur Pasquale Macchi, secrétaire du Pape Paul VI.

1974 Elu à l’Académie des Beaux-arts.

1976 Illustre L’Enfer, de Dante.

1979 Revient vivre à Paris.

1986 Acquiert le domaine de la Baume près de Tourtour (Haut-Var) qui devient sa résidence principale.

1987 Décès de Charles Buffet, son père.

1989 Acquiert une maison au 20, rue Cortot, à Montmartre.

1999 Met fin à ses jours à Tourtour s’étouffant dans un sac qui porte son nom, atteint de la maladie de Parkinson ne pouvant plus peindre. Dispersion des cendres du peintre dans le jardin de son musée au Japon.

Bernard Buffet, Place Pigalle 1989 Huile sur toile, 114 x 146 cm Collection particulière

© ADAGP, Paris 2016

Bernard Buffet, L’usine à gaz, 1958

Huile sur toile 195 x 130 cm Collection particulière © ADAGP, Paris 2016

En 1946, au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, Paris découvre Bernard Buffet. Son trait, sa tonalité et son style auront, pour la génération d’après-guerre, l’effet d’un coup de tonnerre. Le critique d’art Pierre Descargues (1925-2012) relèvera d’emblée, lors de sa première exposition, au Salon des moins de trente ans, en 1946, ce qui distingue Bernard Buffet de ses contemporains : «Il témoigne puissamment du désarroi de notre époque.

L’intime sera donc le fil conducteur de l’exposition que présente le Musée Montmartre, explorant dans son for intérieur l’homme et l’artiste, son esprit de révolte et de liberté, jamais exempt de spiritualité. Peintre de la condition humaine, Bernard Buffet se révèle, au fil de 150 œuvres et documents photographiques, parmi les siens, Annabel son épouse, Nicolas son fils, ses amis, ses lieux , ports d’attache et univers de prédilection.

Ateliers enfants individuels / scolaires :

Autour du cirque (5-12ans / CP àCM2)


A l’occasion de l’exposition temporaire « Bernard Buffet, Intimement », les enfants découvrent un des sujets de prédilection de l’artiste : le cirque. Après une courte visite de l’exposition, les enfants fabriquent leurs propres marionnettes en forme de clown. Les augustes, arlequins et autres clowns ont souvent été des sujets d’étude pour les artistes peintres. Comment représente-t-on le cirque ? Existe-t-il des codes ? Les clowns peints par Bernard Buffet portent parfois de drôles de chapeaux. Et si les accessoires de la toile devenaient réels ?  Les enfants pourront fabriquer leur propre chapeau ... et peut-être même le porter !

Suite à l’appel

à projet pour l'aménagement de la vitrine

du Bateau-Lavoir