Musée Lorrain

Palais des ducs de Lorraine

 

La porterie du palais

des ducs de Lorraine

© musée Lorrain

Le palais des ducs de Lorraine Musée lorrain est situé au cœur de la Ville Vieille de Nancy, à deux pas de la place Stanislas, reconnue patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Le musée Lorrain se compose de trois ensembles à l’architecture remarquable : le palais des ducs, musée Lorrain, l’église et le couvent des Cordeliers et le palais du Gouvernement.


Le palais des ducs de Lorraine côté jardin

© musée Lorrain

Construit à partir de la fin du XVe siècle, le palais est un symbole important du pouvoir des ducs de Lorraine. Sa porterie, entrée d’honneur sur la Grande Rue, constitue l’un des premiers témoins de l’art de la Renaissance dans l’Est de la France. La galerie des Cerfs, vaste salle d’apparat, est la seule galerie princière de cette époque à avoir conservé ses dimensions d’origine. Le palais a été fortement remanié à la suite d’un incendie en 1871.

L’église et le couvent

des Cordeliers


Fondés à la fin du XVe siècle par le duc René II, après sa victoire sur Charles le Téméraire, l’église et le couvent des Cordeliers forment un ensemble à très forte symbolique. Joyau de l’architecture Renaissance en Lorraine, l’église ouvre, sur son flanc nord, sur la « Chapelle ronde ». Construite au début du XVIIe siècle, cette chapelle abrite toujours les sépultures des princes de la famille ducale de Lorraine.

© musée Lorrain

Bâti entre 1751 et 1753 par Emmanuel Héré, le palais du Gouvernement constitue le pendant architectural de l’hôtel de ville auquel il fait face. Durant le règne de Stanislas, roi de Pologne et beau-père de Louis XV, c’était la résidence du représentant de la France en Lorraine. Cet édifice symbolise donc l’entrée de la Lorraine dans le royaume de France. S’il a conservé un rôle de résidence militaire jusqu’en 2010, le palais du Gouvernement dépend aujourd’hui du Musée Lorrain.

Le palais du Gouvernement

© musée Lorrain

L’histoire des collections

Créé en 1850 par la Société d’Archéologie lorraine, le Musée lorrain figure aujourd’hui parmi les plus grands musées d’art et d’histoire de France.


Les premiers catalogues du musée permettent de se rendre compte de l’accroissement rapide des collections. Si le catalogue de 1851 ne comporte que 199 numéros, celui de 1869 atteint le nombre de 1415 pièces.

Le premier fonds comprend surtout des antiquités recueillies par l’ancienne Commission des Antiquités de la Meurthe. Progressivement s’ajoutent des sculptures, des portraits historiques, des gravures et des objets d’art (verrerie, faïences). Quelques pièces sont achetées, mais l’enrichissement des collections se fait surtout par voie de dons, d’origines très diverses.

Chaise lorraine,  chaîne laiton

1er quart du XIX° siècle

L’incendie de 1871

Ce premier fonds va être fortement endommagé par l’incendie qui ravage le palais ducal en 1871. La bibliothèque est entièrement détruite ainsi qu’une part importante des collections. Au nombre des pertes irréparables, on compte des tableaux de confréries, un portrait de Charles IV par Deruet, l’obélisque de Boulle en l’honneur du prince de Vaudémont ainsi qu’un grand nombre de portraits historiques. Au lendemain de l’incendie, il faut reconstituer les ensembles partis en fumée. Le catalogue, qui comptait 1415 numéros en 1869, en compte près de 3000 en 1895. C’est durant cette période qu’entrent des pièces majeures comme le drapeau du roi Henri III, le plus ancien drapeau français connu, le manuscrit de La Nancéide (ci-dessous) par Pierre de Blarry...


Trésor de Pouilly-sur-Meuse, orfèvrerie,

XVe - XVIe siècle

Victor Prouvé né à Nancy 1858, mort à Sétif 1943

Portrait de Lucien Wiener / Huile sur toile 1890

La porterie du Palais

des ducs de Lorraine

et la tour de l’horloge

© musée Lorrain

Ci-dessous : La coupole de la chapelle ducale, dite la chapelle ronde / © musée Lorrain

L’église

des Cordeliers

L’entre-deux-guerres


Plusieurs collections lorraines prestigieuses font leur entrée au musée : celle de la famille Thiéry-Solet (1921), celle de Louis Edme-Gaucher (1928) et celle de René Wiener (1939). Des dépôts viennent compléter le fonds : les globes terrestre et céleste de Jean L’Hoste, œuvres magistrales exécutées pour le duc de Lorraine au XVIIe siècle, reviennent de l’Institut de France pour reprendre leur place originelle au palais ducal. Plusieurs achats importants sont également effectués durant cette période. En 1938, la Société d’Archéologie lorraine acquiert ainsi son premier tableau de Georges de la Tour, La Découverte du corps de saint Alexis, qui sommeillait dans un grenier nancéien.

Abraham Gessner, Hanap de Sion,

argent doré, 2e moitié du XVIe siècle

Coffre vosgien, sapin, fer, XIXe siècle

L’après-guerre

À la Libération, la création d’une salle dédiée au judaïsme et l’évocation des guerres du XIXsiècle font partie des nouveaux aménagements réalisés pour accueillir les dernières donations. Cette époque est également marquée par des legs importants dans les domaines de l’archéologie, des arts décoratifs et de la peinture. Georges Goury (1955), Eugène Corbin (1956), Henri Marcus (1966), René Cadet (1966), Edouard et Suzanne Salin (1975) font partie de ces donateurs remarquables dont les collections, par leur diversité et leur rareté, ont amplement contribué à enrichir le Musée lorrain. C’est aussi à cette époque que la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain acquiert  «La femme à la puce» de Georges de La Tour.


Dernières acquisitions


En 2009, le trésor de Pouilly, chef d’œuvre de l’orfèvrerie Renaissance, est acquis par la Ville de Nancy dont dépend désormais le Musée lorrain. Sa rénovation, au début du XXIe siècle, est l’occasion de revoir la politique d’acquisition en renforçant, notamment, la période la plus contemporaine.

Urne cinéraire, verre soufflé,

époque gallo-romaine.

Alexandre Magny / Microscope

offert par Louis XV à Stanislas en 1751

Jacques Callot, «le joueur de violon» eau-forte

rehaussée de burin, 1622

...le lit du duc Antoine, le hanap de Sion, le Ravissement de Saint-François (à gauche) attribué à Jacques de Bellange, ou encore le service en faïence aux armes de Léopold et d’Elisabeth-Charlotte. Le rythme des acquisitions et des collectes s’intensifie encore avec la création d’une section pionnière en 1910 : celle des arts « rustiques ».

Découvrir les quelques unes des oeuvres majeures de l’exceptionnel musée Lorrain.


Le Musée lorrain possède l’une des collections archéologiques, historiques, artistiques et ethnologiques les plus riches de France. Cette collection, qui couvre tout l’espace lorrain, embrasse l’histoire de la région depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine.


La préhistoire

Fibule, or, ambre et alliage cuivreux, fin du 1er âge du fer. La qualité exceptionnelle de cette fibule, sorte d’agrafe servant à fixer les extrémités d’un vêtement, illustre le mouvement d’enrichissement des aristocraties de Lorraine vers l’extrême fin du VIe siècle avant J.-C.

Torque, alliage cuivreux, 2e âge du fer. Signe de noblesse et d’un statut social élevé, le torque est un collier constitué d’une épaisse tige métallique ronde, terminée en boule ou en forme de tampons, comme c’est le cas ici.

Quart de statère, or, 2e âge du fer. Si la monnaie fait son apparition en Gaule au VIe siècle avant J.-C. par la colonie grecque établie à Marseille, la monnaie typiquement gauloise n’apparaît que deux siècles plus tard.

Tintinnabulum, alliage cuivreux, bronze. Objet de prestige, cette rare parure d’attelage, est caractéristique de la fin de l’âge du bronze. Formé d’un disque principal raccordé à deux petits disques par une tige latérale et des anneaux, cet ornement était vraisemblablement apposé sur le poitrail d’un cheval. Ainsi suspendus autour de son cou, les disques s’entrechoquaient à chacun de ses pas. L’usage de cet objet était réservé à une classe sociale élevée, soucieuse de marquer son passage de manière visuelle et sonore.

Ce petit vase a été découvert en 1909 par Jules Beaupré, sur un site de collecte parmi de nombreux objets de l’époque néolithique et de l’âge du bronze.

L’antiquité, 1er siècle avant J.C.

Statuette dite de Dionysos, alliage cuivreux, époque gallo-romaine. Cette exposition était consacrée au peintre paysagiste et décorateur Jean-Baptiste Claudot (1733-1805), dont la carrière fut très représentative de l’émergence d’un nouveau goût pour le paysage en France à la fin du XVIIIe siècle. Son œuvre féconde allie la tradition du paysage avec la ruine à l’antique, dans l’esprit des védutistes italiens du XVIIe siècle

Urne cinéraire, verre soufflé, époque gallo-romaine. Cette urne en verre bleuâtre a été découverte par des cultivateurs, lors de labours, à mi-distance entre Longwy et le site archéologique luxembourgeois du Titelberg, dans les années 1850. Elle était enfermée dans un cube en pierre composé de deux blocs évidés superposés.

Poupée, époque gallo-romaine,

détail. À proximité du centre gallo-romain de Grand dans les Vosges, de nombreux vestiges antiques ont été découverts sur le site de Soulousse-sous-Saint-Elophe. Le site semble avoir été un gîte-étape sur la voie romaine d’Agrippa reliant Lyon à Trèves.

(Gauche) Stèle funéraire, calcaire, époque gallo-romaine. L’identité du personnage représenté sur cette stèle funéraire découverte sur le site gallo-romain de Scarponne-Dieulouard reste encore incertaine. Vu de face, l’homme porte une tunique et un ample manteau sans manches, ouvert sur les côtés ; il s’inscrit dans une niche à fond plat encadrée de deux montants surmontés de chapiteaux s’inspirant du style corinthien.

(Droite) Début 1916, la 6e compagnie allemande du 93e régiment d’infanterie de réserve découvre un autel antique en creusant une tranchée à cent mètres des lignes françaises. Sur la rive gauche de la Moselle, à un kilomètre de Norroy-lès-Pont-à-Mousson, le lieu de découverte est à proximité d’une ancienne carrière de pierre. 

Autel à Jupiter et Hercule Saxsetanus, époque gallo-romaine.

Moyen-âge, V°- XV° siècles

Fibule cloisonnée, alliage cuivreux, fer et or, Époque mérovingienne. Représentative de l’évolution de la mode au cours du VIIe siècle, cette exceptionnelle fibule a été découverte à Liverdun en 1870, lors de fouilles menées par la Société d’Archéologique lorraine. À cette occasion, de nombreuses sépultures comportant un abondant mobilier du VIIe siècle sont mises au jour.

Le retour du croisé, fin XIIe siècle. Ce groupe sculpté dans un bloc de grès provient du cloître du prieuré de Belval à Portieux (Vosges) et date vraisemblablement de la deuxième moitié du XIIe siècle.

Crosse, cuivre émaillé,

milieu du XIIIe siècle.

Croix d’affranchissement de Frouard, calcaire de Jaumont, 3e quart du XIIIe siècle. Cette croix érigée au XIIIe siècle se trouvait au milieu de la place publique de la ville de Frouard (54). Entrée dans les collections du Musée lorrain en 1883, elle est déjà présentée dans le jardin du palais ducal en 1909.

(Droite) Seau, époque mérovingienne, VIe siècle alliage cuivreux. Découvert en 1952 lors des fouilles de la nécropole mérovingienne de Waldwisse, ce seau est exceptionnel tant par sa rareté, la qualité de son décor que par sa technique de fabrication.

Epoque moderne, XVI° et XVIII°  siècles

Georges de La Tour

«La Femme à la puce»

Huile sur toile vers 1638.

Georges de La Tour

(Vic sur Seille, 1593

Lunéville, 1652)

Georges de La Tour, 


(Vic sur Seille 1593 - Lunéville 1652) «La femme à la puce» Huile sur toile vers 1638. Par son sujet, qui reste encore mystérieux, par la qualité de sa composition, de sa lumière et de ses coloris, par son dépouillement, qui confine à la méditation spirituelle, La Femme à la puce figure au nombre des plus grands chefs d’œuvre de Georges de La Tour. La femme écrase une puce entre ses ongles, geste d’hygiène rudimentaire et signe d’infinie misère. Bien que ce thème ne soit pas rare dans la peinture du XVIIe siècle, on a rapproché l’âpreté de ce sujet des heures sombres que traverse la Lorraine au moment où La Tour peint sa toile, vraisemblablement à la fin des années 1630, en pleine guerre de Trente Ans. 

S’inspirant de la statue de Cosme Ier de Médicis, érigée à Florence par Jean de Bologne, et de celle d’Henri IV à Paris, cette œuvre était destinée à la grande place de la Ville-Neuve de Nancy, devant l’hôtel de ville (place Charles III actuelle).

André Joly, Le château de Lunéville, vue du Rocher

Nicolas Dupuy,


Léopold Ier duc de Lorraine,huile sur toile, 1703  (Pont-à-Mousson, 1650 - Lunéville, vers 1711) 1703 Huile sur toile. En 1697, au terme d’un siècle marqué par la guerre de Trente Ans et les occupations françaises, Louis XIV rend leur souveraineté aux duchés de Lorraine et de Bar. Le traité de Ryswick autorise le retour de la famille ducale, qui vivait en exil auprès des Habsbourg depuis plusieurs dizaines d’années.

André Joly,


Le château de Lunéville, vue du Rocher. Cette exposition a permis la redécouverte de l’œuvre de René Wiener (1885-1939), qui participa activement à la vie artistique et culturelle nancéienne à la fin du XIXe siècle. Dernier représentant d’une dynastie de relieurs libraires, il fit partager sa passion pour l’art de son temps en mettant régulièrement à la disposition des jeunes artistes la devanture de sa librairie de la rue des Dominicains, qui se transforma bien souvent en lieu de culture vivante.

Attribué à la Manufacture de Saint-Quirin, Gobelet aux ames Stanislas et de Catherine Opalinska, verre taillé à pans et gravé, à "la façon de Bohème", XVIIIe siècle.

Jean de Wayembourg

dit de Nancy


L’institution du Rosaire 1597 Huile sur toile (extrait). (Actif à la Cour de Lorraine de à sa mort en 1603).

Commandé à Jean de Wayembourg par le duc Charles III, cet important tableau était destiné au grand autel de l’église des Minimes de Nancy, construite en 1592. Il montre la famille ducale assistant à la remise du rosaire à saint Dominique et saint François de Paule, fondateur de l’ordre des Minimes.

Epoque contemporaine, XIX° et XX°  siècles

Manufacture Keller et Guérin, Lunéville,

Pot à confiture figurant Jeanne d’Arc à cheval,

faïence peinte, 1er quart du XXe siècle.

Manufacture de Baccarat, Carafe, verre, 1870-1880

Manufacture Keller et Guérin,


Lunéville, Pot à confiture figurant Jeanne d’Arc à cheval, faïence peinte, 1er quart du XXe siècle. Ce pot à confiture en faïence est issu de la manufacture de Lunéville. La ville est un centre important de production de terres cuites, depuis le XVIIIe siècle. Sur le fond du pot, une marque indique « Lunéville. Keller et Guérin », ce qui nous permet de le dater du début du XXe siècle. David et Cie, producteur de confitures à Lunéville, fait le choix, en ce début de siècle, d’un décor au thème patriotique pour conditionner sa production. 

Manufacture de Baccarat


En 1816, Aimé-Gabriel d’Artigues, propriétaire de la cristallerie de Vonêche rachète la verrerie de Baccarat, fondée en 1765, et la transforme en cristallerie. Rachetée en 1822 par trois associés dont l’homme d’affaire parisien Pierre Antoine Godard-Desmaret, la manufacture de Baccarat prend son essor au XIXe siècle et se distingue par sa production d’objets en cristal d’une grande qualité.

Pierre-Joseph-Célestin François,


1759, Namur -1851 Bruxelles) Portrait de l’Abbé Grégoire, Huile sur toile 1800. Ce portrait représente l’abbé Grégoire, l’un des plus célèbres protagonistes de la Révolution française.

Henri Grégoire naît à Vého près de Lunéville le 4 décembre 1750, dans une famille modeste et pieuse. En 1758, ses parents le confient au curé d’Emberménil. Ordonné prêtre en 1775, il est nommé vicaire à Château-Salins, puis en 1782, curé d’Emberménil. Il est très vite remarqué pour ses talents d’orateur. Contribuant à la mise en place de la Constitution Civile du Clergé, il est élu député du bas-clergé aux États généraux le 27 mars 1789. Il s’y prononce en faveur de la liberté de conscience et se fait le défenseur des classes populaires.

Portrait de l’Abbé Grégoire,

Huile sur toile 1800

Fonderies de Kaiserslautern,


Allemagne, Poteau-frontière de l’Empire allemand, fonte peinte, 1889. Dès la signature du traité de Francfort en 1871, l’Empire allemand s’empresse de marquer les territoires récemment gagnés au moyen de poteaux-frontière. L’objet a bien évidemment pour fonction de délimiter les nouvelles frontières, mais il va aussi devenir un symbole.

Monument commémoratif de la mort

de Charles de Bourgogne

dit « Croix de Bourgogne »,

calcaire taillé, sculpté, 1821-1822

Grillot,


Architecte 1821-1822. Calcaire taillé, sculpté,  dépôt de la Ville de Nancy, 1934. Cette croix monumentale témoigne d’un événement parmi les plus illustres de l’histoire ducale lorraine : la  bataille de Nancy qui opposa Lorrains et Bourguignons en 1477.

Attribué

à Jean-Baptiste Claudot


(1733 Badonviller / 1805 Nancy). Vue de la Place de Grève et du Cours de la Liberté, huile sur toile 1801. Exécuté quatre ans avant la mort de Jean-Baptiste Claudot, ce tableau montre la place de Grève (qui deviendra place de l’Académie, puis place Carnot), lieu des exécutions à Nancy, à l’époque révolutionnaire.

Antoine René Giguet.


Affiche Nancéiens, partageons notre manteau. Antoine René Giguet (1920, Brouvelieures - 2009, Paris), dessinateur-lithographe.

Jean Prouvé (1901, Paris-1984, Nancy), auteur du texte. Imprimé à Nancy par Berger-Levraut 1944. Cette affiche est réalisée par la Mairie de Nancy en octobre ou novembre 1944, dans le contexte particulier de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1940, la ville survit en « zone interdite » : une zone dans laquelle le retour est impossible pour les Lorrains ayant pris le chemin de l’exode, un espace  contraint particulièrement contrôlé par les Nazis. 

David et Antoine Chaligny.


Statue équestre du duc Charles III de Lorraine, David Chaligny (1580, Nancy – 1631, Nancy) et Antoine Chaligny (1612, Nancy – 1651, Paris) Vers 1621. Bronze moulé en ronde bosse. En 1621, le conseil de ville de Nancy, à la demande du duc Henri II, passait un contrat avec les fondeurs Antoine et David Chaligny, pour la réalisation d’une statue équestre monumentale figurant le duc Charles III.

Établissements Gallé.


Vase de guerre 1914. Verre multicouche

à décor gravé

à l’acide. Ce vase de guerre présente un décor symbolique d’esprit patriotique. Sur l’une de ses faces, on reconnaît

la croix de Lorraine

et le chardon

de Nancy, dont

les épines enserrent un aigle, allégorie

de l’Empire allemand, qui se débat en vain.

La restauration des collections

En coulisse le musée prépare sa rénovation : plus de 800 œuvres restaurées depuis 2002 !

Restaurer les œuvres appartenant à ses collections relève des missions essentielles d’un musée. Chaque année depuis 2002, le musée organise d’importantes campagnes de restauration qui portent prioritairement sur les œuvres et objets qui seront présentées dans ses futurs parcours historique et thématiques Pour ce faire, un important programme pluriannuel cofinancé par l’État, la Région Lorraine et la Ville de Nancy a été mis en place.

Nettoyage d’un vitrail

Jusqu’à aujourd’hui, plus de 800 œuvres, tous domaines confondus, ont ainsi été restaurées. Soit 292 arts graphiques, 142 peintures, 109 céramiques et verres, 80 sculptures, 59 pièces de mobilier, 51 vitraux, 38 objets ethnographiques, 11 œuvres d’arts décoratifs, 10 pièces de militaria, 9 textiles (dont 2 tapisseries), 3 objets archéologiques, 1 instrument scientifique, 1 recueil.


Déplacement du gladiateur

et dépose de ce dernier à droite

Ne disposant pas de restaurateurs au sein de son équipe, le musée fait appel à des professionnels indépendants, formés et spécialisés en fonction de la typologie d’objets concernés. -

Vitrail de Saint-Nicolas et les trois enfants

avant et après restauration © Atelier Pinto

Saint-Georges avant et après restauration

Le musée collabore régulièrement avec le Département restauration du Centre de Recherche et de Restauration des musées de France (C2RMF). Depuis 2006, 71 œuvres ont ainsi été restaurées avec l’accompagnement, scientifique et technique du C2RMF. Ces collections bénéficient d’analyses complémentaires (identification de matériaux, datation, radiographies…), qui permettent d’améliorer leur connaissance et facilitent leur traitement.

Etude préalable à la restauration

des fragments de la peinture murale

du XVI° siècle qui provient

de l’ancienne église Saint-Epvre à Nancy

De nombreux événements

Le palais des Ducs de Lorraine – musée lorrain s’associe tout au long de l’année aux événements nationaux et locaux, proposant une programmation gratuite tous publics. Journées européennes des métiers d’Art (mars / avril), Nuit des musées (mai), Journées nationales de l’Archéologie (juin),  Journées européennes du Patrimoine (septembre),  6/7 décembre Saint-Nicolas.

Adultes, enfants et famille, étudiants,

scolaires, enseignants, un musée pour tous

Adultes


En individuel ou en groupe, accompagné par un médiateur ou visitant librement, le public adulte accède à une offre de médiation lui permettant de découvrir le musée à son rythme.

Visites découvertes

Le palais des Ducs de Lorraine – Musée lorrain propose des visites découvertes de ses collections permanentes, déployées dans le palais ducal, le couvent et l’église des Cordeliers. La visite est commentée par l’un des médiateurs du musée.

Les points forts du musée (1h30). Les bâtiments historiques : le palais (visite en extérieur) et l’église des Cordeliers (1h)


Visites thématiques


Des visites thématiques sont régulièrement organisées, mettant en avant une période, une technique, une personnalité, représentées dans les collections du musée. Visites thématiques du Palais ducalLes chefs-d’œuvre du palais (1h30). La Renaissance en Lorraine (1h) Georges de La Tour (1h).

Visites thématiques des CordeliersVisite générale de l’église des Cordeliers et des arts et traditions populaires (1h30). La Lorraine traditionnelle : les arts et les traditions populaires (1h)  L’église des Cordeliers (1h)...


Enfants et famille


Visites en familles, ateliers, parcours, animations dans le cadre d’événements, constituent autant d’invitations à la découverte et à l’émotion partagées par les petits et les grands.


Visites en famille

Le palais des Ducs de Lorraine – musée lorrain propose des parcours et animations pour les familles, réunissant enfants et adultes autour d’un thème ou bien proposant à chacun des activités distinctes.

Visite en groupe jeune public

(par groupe de 12 enfants)


Le palais des Ducs de Lorraine – musée lorrain accueille les groupes d’enfants des MJC, CLSH, centres aérés.


En autonomie

Sur réservation écrite auprès du service des publics des musées en précisant : le nombre et l’âge des enfants.

Avec un médiateur

Des visites thématiques sont proposées pour les enfants à partir de 6 ans, traitant de sujets multiples à partir des collections du musée.

© Xavier Bulsei

Etudiants,


Une nuit Six musées...Ils sont ouverts gratuitement et proposent une programmation  spécialement conçue pour l’occasion:


Pour un découverte festive ou une visite approfondie, le palais des ducs de Lorraine - Musée lorrain ouvre ses portes aux étudiants. Une Nuit Six Musées / Soirée étudiante. Les six musées de Nancy, de la Communauté urbaine du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine (Palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain, Musée des Beaux-arts, Musée de l’Ecole de Nancy, Jardin botanique du Montet, Musée de l’Histoire du Fer, Muséum-Aquarium).


Projets spécifiques

Vous avez dans le cadre de vos études des idées, des envies, des projets, qui pourraient se déployer au Palais des ducs de Lorraine – Musée Lorrain ? Les bâtiments, collections et métiers du musée sont autant de supports d’enseignement possibles.

Osez le musée !

Tout au long de l’année, le musée propose des visites thématiques, des rencontres avec des professionnels, des conférences et des animations qui vous sont ouvertes à des tarifs adaptés, profitez en !

Scolaires /  Enseignants,


Le palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain accueille le public scolaire de la maternelle au lycée dans une démarche de découverte et d’éducation du regard. Des enseignants chargés de mission et des ressources pédagogiques permettent d’approfondir la pratique du musée.


Pour vous aider à préparer votre venue au musée ou à exploiter votre visite en classe, les enseignants chargés de mission vous rencontrent sur rendez-vous. Vous avez un projet spécifique ? Vous souhaitez concevoir une visite personnalisée ? Le service accompagne vos projets et vous aide à concevoir des visites et des activités personnalisées.

Musée pour tous


Commune aux trois musées de la ville, l’opération «Musée pour tous» a pour objectif de favoriser l’accès des musées au plus grand nombre.Le travail mené avec des structures médico-sociales, socio-éducatives ou des associations vise à proposer aux publics éloignés de la culture des actions de médiation spécifiques.

Un accès gratuit et une approche adaptée sont proposés aux adultes comme aux enfants relevant du champ social (situation de précarité, insertion sociale et professionnelle, illettrisme et apprentissage du français) et du champ du handicap (handicap mental ou psychique, public aveugle et malvoyant, visiteurs sourds et malentendants).

Publications


S’offrir quelques moments de plaisir...

Pour l’achat d’une ou plusieurs publications du Musée lorrain, nous vous invitons à remplir le formulaire ci-dessous et à le renvoyer par adresse postale ou par courriel. Palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain 64 Grande rue 54000 Nancy museelorrain@mairie-nancy.fr

Contacts


Palais des Ducs de Lorraine -

Musée lorrain

64, Grande rue,
54 000 Nancy 
tél. : 03 83 32 18 74
fax : 03 83 32 87 63 

Ecrivez-nous : museelorrain@nancy.fr 

Pour les visites et réservations
Service des publics
du lundi au vendredi / 9h à 12h30
tél. : 03 83 17 86 77

mail : servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

Horaires


Le Musée lorrain est ouvert :du mardi au dimanche les lundis de Pâques

et de Pentecôte


De 10h à 12h30 et de 14h à 18h


Le Musée lorrain est fermé : les lundis

Les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er novembre

et 25 décembre

Conduit par la Ville de Nancy, en partenariat avec l’État, la Région Lorraine, la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain, le projet de rénovation et d’extension du Musée lorrain vise à redéployer sur le site du palais des ducs de Lorraine les exceptionnelles collections d’un des plus importants musées d’art et d’histoire de France.


2000 : Début du projet de rénovation du Musée lorrain. Maître d’ouvrage : Ville de Nancy

Partenaires du projet : État (Ministère de la Culture et de la Communication) et Conseil régional de Lorraine, en lien avec la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain.

Remerciements à la Direction du Palais des ducs de Lorraine - La Mairie de Nancy, le Musée Lorrain, Richard Dagorne, Conservateur et directeur du musée,  à Eric Maugras, Administrateur du musée pour leur aimable autorisation.  Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite- Copyright infoquartiers 2015 All Rights Reserved  © Palais des ducs de Lorraine - Musée Lorrain, © infoquartiers.com

La Lorraine pour horizon

La France et les duchés de René II à Stanislas

du 18 juin au 31 décembre 2016

Exposition présentée dans le cadre des célébrations nationales du 250e anniversaire de la réunion de la Lorraine à la France

À l’occasion des 250 ans de la réunion de la Lorraine à la France, l’exposition «La Lorraine pour horizon» propose de remonter le fil du temps, de la bataille de Nancy à la mort de Stanislas, afin de découvrir les relations tumultueuses qui unirent (et parfois divisèrent) les duchés de Lorraine et le royaume de France.

Attribué à Nicolas Delobel, Allégorie de la Réunion de la Lorraine

à la France sous le ministère du cardinal Fleury, huile sur toile, 1737

À travers l’histoire de la Lorraine, c’est toute l’histoire européenne que l’on devine...

Claude Deruet,

Portrait équestre de Madame de Saint-Baslemont, huile sur toile, 1646

François-André Vincent, Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière est créé chancelier

de Lorraine et Barrois par le roi Stanislas le 18 janvier 1737, huile sur toile, 1778


Commissariat : Pierre-Hippolyte Pénet, conservateur du patrimoine au Palais des ducs

de Lorraine - Musée lorrain. Scénographie : Jérôme Habersetzer