Musée

                    COGNACQ-Jay

 

Cognacq s’établit  à son compte en 1867, rue Turbigo, «Au petit bénéfice». Il entend ainsi profiter de la clientèle des Halles et des magasins d'À la Belle Jardinière installés depuis 1867 de l'autre côté de la rue du Pont-Neuf (actuel magasin Conforama). L'année suivante, Cognacq s'unit à Marie-Louise Jaÿ, alors première (vendeuse) au rayon confection du Bon Marché. À force d'économies le couple devient propriétaire de sa boutique, alors baptisée La Samaritaine (magasin n°1 de La Samaritaine, avec un chiffre d'affaires de 300 000 francs. Les affaires prospèrent grâce aux principes de vente novateurs des époux Cognacq (prix fixes et affichés, possibilité d'essayer les vêtements…) :

1882 leur chiffre d'affaires s'élève à 6 000 000 fr. puis à 40 000 000 fr. en 1895 ; en 1925, le milliard est dépassé.

Musée Cognacq-Jay
8, rue Elzévir
75 003 Paris

Tél. : 01.40.27.07.21
Métro : Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau
Bus : 29, 69, 76, 96

Ouvert de 10 heures à 18 heures,

du mardi au dimanche (fermeture

de la caisse à 17h30).

Fermeture le lundi et certains jours fériés : le 1er janvier, le 1er mai,

le 8 mai, le 14 juillet, le 15 août,

le 1er novembre, le 11 novembre,

le 25 décembre.

Les musées de la Ville de Paris renforcent leur sécurité.

Nous vous remercions de bien vouloir ouvrir vos sacs à l'entrée

et de montrer leurs contenus.

Les bagages seront catégoriquement refusés.


Attention ! : Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Le Musée Cognacq-Jay    


Rassemble les œuvres du XVIIIe siècle acquises entre 1900 et 1927 par Ernest Cognacq, fondateur des Grands magasins de la Samaritaine, et son épouse, Marie-Louise Jaÿ. A sa mort en 1928, Ernest Cognacq lègue ses collections à la Ville de Paris afin de perpétuer une présentation de ses œuvres, évoca-trices du siècle des Lumières, au public. Ouvert en 1929 sur le 

Boulevard des Capucines, dans un bâtiment jouxtant la Samaritaine de Luxe, le musée a rejoint l’Hôtel  Donon,  demeure historique du Marais, en 1990.

Un XVIIIe siècle vu par le XXe siècle

Loin d’être « close », à l’image d’autres grandes institutions issues des collections d’un particulier, la collection Cognacq-Jay est enrichie annuellement par des acquisitions qui s’inscrivent dans les axes formés par le goût et le regard d’un collectionneur du début du XXe siècle, au moment même où les arts du XVIIIe siècle sont une référence incontournable de tout intérieur bourgeois. La nature de la collection, constituée d’objets de petites dimensions, mais également la sélection de sujets iconographiques touchant à l’intime, de la scène d’intérieur au portrait, en font un espace de rencontre privilégié avec l’esprit du XVIIIe siècle français tel qu’il était conçu à l’ère des Cognacq : un siècle où les sociabilités, les échanges et l’art de vivre figurent au cœur du développement individuel.

Ernest Cognacq  (1839-1928)

Marie-Louise Jaÿ (1838-1925)

Un musée de charme

Ernest Cognacq n’a en outre pas légué la totalité de sa collection dans sa propre demeure mais avait choisi de présenter une sélection de pièces du XVIIIe siècle dans un immeuble indépendant de son espace d’habitation afin de reconstituer, suivant le modèle du musée Carnavalet, des ambiances où les boiseries deviennent des écrins pour les œuvres. Conservant cet esprit et cette notion de regard partiel et partial rétrospectivement porté sur le XVIIIe siècle, le musée Cognacq-Jay propose aux visiteurs des expositions dédiées à une meilleure compréhension de la société et de l’art français au XVIIIe siècle mais aussi de la référence que constitue, toujours, l’esprit de ce siècle dans notre propre société.

Théodore-Ernest Cognacq

Est né le 2 octobre 1839 à Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime). À l'âge de 12 ans, la ruine puis le décès de son père le contraignent à quitter l'école pour gagner sa vie comme marchand itinérant à La Rochelle et Bordeaux. Ernest Cognacq tente ensuite sa chance dans plusieurs grands magasins parisiens : rejeté les Magasins du Louvre, il réussit à se faire embaucher à La Nouvelle Héloïse et y rencontre sa future femme, Marie-Louise Jaÿ.

L'Hôtel Donon,

histoire et architecture

Les terrains sur lesquels l'hôtel Donon fut construit étaient inclus dans l'enceinte de Charles V dès le XIVe siècle. Ils faisaient partie de la " Culture " de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers. Au XVIe siècle, le lotissement par François Ier de l'Hôtel royal de Saint-Paul, situé le long du quai des Célestins, fit prendre de la valeur aux terrains situés dans le Marais et entraîna d'autres opérations semblables. Ainsi, en 1545, les religieux de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers lotirent leurs terrains. 

A cette occasion, tout un réseau de voies nouvelles fut créé. L'ancien chemin séparant la culture Sainte-Catherine de la censive du Temple devint la rue Diane, puis rue des Trois-Pavillons (l'actuelle rue Elzévir). Le plan de Turgot, paru en 1739, montre encore, à l'angle de la rue des Francs-Bourgeois, la maison avec trois pavillons coiffés de hautes toitures qui lui valurent son nom.

C'est en mai 1883 qu'Ernest Cognacq fait la connaissance de l'architecte belge Frantz Jourdain (1847-1935), l'un des promoteurs de l'Art nouveau et de l'architecture du fer en France. En 1891, Jourdain intervient dans les aménagements intérieurs du magasin n°1 de La Samaritaine, et dans l'hôtel particulier des Cognacq, situé au 65 avenue du Bois de Boulogne (actuelle avenue Foch).

Il est à nouveau désigné en 1905 pour la construction du magasin n° 2 de La Samaritaine inauguré en 1910, de style Art nouveau. Les façades latérales de ce bâtiment sont toujours visibles, rue de la Monnaie et rue de l'Arbre Sec. Entre 1926 et 1928, en collaboration avec l'architecte Henri Sauvage (1873-1932), Jourdain agrandit ce bâtiment vers la Seine dans le style Art Déco, contraint par les règles d'urbanisme de masquer l'architecture métallique de Jourdain par une façade en pierre de taille. Jourdain complète l'ensemble du côté de la rue de Rivoli en construisant les magasins n°3 (actuel magasin Etam) et n°4 (aujourd'hui Samaritaine Homme) inaugurés respectivement en 1930 et en 1932.

L’histoire singulière du musée se confond, dans ses origines, avec celle de la Samaritaine. Dès 1925, Ernest Cognacq organise des présentations temporaires de ses propres collections dans les niveaux de la Samaritaine de Luxe, une annexe du grand magasin inaugurée en 1917 au 25-29, boulevard des Capucines. Construit dans le quartier de l’Opéra par Frantz Jourdain, le bâtiment était dédié à la vente de produits hauts de gamme destinés aux intérieurs de la bourgeoisie parisienne. Des photographies documentaires illustrent le parti-pris scénographique de Cognacq : meubles isolés sur des estrades, rideaux à festons sur les murs, accrochage décoratif couvrant.

Des magasins 

à l'architecture novatrice

Une oeuvre de philantropes

Les époux Cognacq n'oublient pas pour autant leurs origines provinciales : aussi, Ernest Cognacq n'hésite-t-il pas à financer la création du musée d'histoire locale de l'Île de Ré en 1907, tandis que Marie-Louise Jaÿ crée la Jaÿsinia, jardin botanique alpin situé dans sa ville natale de Samoëns (Haute-Savoie). Le couple poursuit son œuvre de philanthropie principalement destinée aux employés de La Samaritaine en créant la Fondation Cognacq-Jay en 1916.

Cette institution toujours en activité  gérait un pouponnat, une maison de convalescence, une maison de retraite situés à Rueil-Malmaison, un centre d'apprentissage à Argenteuil, une maternité à Paris, un orphelinat une maison de repos en Haute-Savoie, un ensemble de logements à Levallois-Perret. En 1920, le couple Cognacq complète son action de bienfaisance en créant le Prix Cognacq, toujours géré par l'Institut, pour récompenser les familles nombreuses.

La collection

du musée

Quelques pièces des arts décoratifs

Tasse et soucoupe

André Vincent Vieillard dit Vieillard ainé (1717-1790)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

L’Amour médecin

Attribué à Johann Joachim Kaendler (1706-1775)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Phénix sur un rocher

Dynastie des Quing, règne de Quianlong

(1736- 1796) vers 1750

© Éric  Emo / Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Pot-pourri en forme d’éléphant

Johann Joachim Kaendler (1696-1749)

et Peter Reinicke (1715-1768)


© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Tasse Litron et soucoupe

Manufacture de Sèvres

© Éric  Emo / Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Chinoise versant du chocolat avec deux enfants

Friedrich-Elias (1723-1785)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Chat lanterne

Dynastie des Quing, règne de Quianlong

(1736- 1796)

© Philippe Ladet / Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Quelques pièces des arts graphiques

Portrait de la Présidente de Rieux

Maurice Quentin- de La Tour (1704-1788)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Autoportrait au jabot de la dentelle

Maurice Quentin- de La Tour (1704-1788)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

L’heureuse famille

Jean-Honoré Fragonard  Honoré (1732-1806)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Étude pour «l’Enseigne de Gersaint»

Jean-Antoine Watteau  (1684-1721)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Le petit conseil

Nicolas Lavreince (1737-1807)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

La consolation de l’absence

Niclas Lafrensen dit  Nicolas Lavreince (1737-1807)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Miniatures, boîtes et objets de vertu

Portrait présumé de Rosalie Fragonard

(1769-1788) Attribué à Marie-Anne Fragonard

(1745-1823) © Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Portrait de Miss Frances Maria Kelly (1790-18882)

Attribué à H. Millett (Actif entre 1809 et 1817)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Boîte

Joseph-Etienne Blezy (Actif de 1750 à 1806)

© Carole Rabourdin /  Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Boîte

Johann Chistian Neuber

(Actif  de 1736 à 1808)

© Carole Rabourdin /

Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Tabatière

Louis Roucel  (Maître en 1763, mort en  à 1787)

© Carole Rabourdin /  Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Tabatière ornée des portraits

de la famille royale

Paul-Nicolas Ménière (Actif de 1775 à 1826)

© Carole Rabourdin /  Musée cognacq-Jay /

Roger Viollet

Carnets de bal en forme de violons

(Anonyme)

© Carole Rabourdin /  Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Pistolet à parfum

(Anonyme)

Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Etui

(Anonyme)

© Carole Rabourdin /  Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Nécessaire

Attirbué aux Ateliers  James Cox

© Fr.  Cochennec et Carole Rabourdin 

Musée cognacq-Jay / Roger Viollet


Mobilier

Commode

Martin Carlin (Vers 1730-1785) Estampille M.Carlin

et poinçon  de jurande JME

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Lit à la polonaise

Attribué à Georges Jacob (1739-1814)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Bonheur du jour

Attribué à Louis Moreau (?-1791)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Table à écrire

Roger Van der Cruse dit Lacroix dit  RVLC (1730-1785) Estampille et poinçon  de jurande R.V.L.C. et  JME

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Peinture

Portrait d’Ernest Cognacq

Jeanne Madeleine Favier  (1863-1904)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Portrait de Marie-Louise Jay

Jeanne Madeleine Favier  (1863-1904)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Vue du canal de Santa Chiara, à Venise

Antonio Canal, dit Canaletto   (1697-1768)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

La belle cuisinière

François Boucher   (1703-1770)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Perette et le pot au lait

Jean-Honoré Fragonard  (1732-1806)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Le joueur de Balalaïka

Jean-Baptiste Leprince (1734-1781)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Sculptures

Le Faune de la villa Borghèse

Anciennement attribuée à Jean-Jacques Caffiéri  (1725-1792)

© Stéphane Piera /  Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

La bascule

Pierre-Josaeph Michel Caffiéri 

(1737- après 1781)

© Stéphane Piera /  Musée cognacq-Jay /

Roger Viollet

Vénus

François-Marie Poncet  (1736- 1797)

© Stéphane Piera /  Musée cognacq-Jay /

Roger Viollet

Buste du Maréchal de Lowendal

Jean-Baptiste II Lemoyne  (1704-1778)

© Stéphane Piera /  Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Sérénissime! 
Venise en fête, de Tiepolo à Guardi
du 25 février au 25 juin 2017

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI

(Venise, 1702-1785),

Le Charlatan, vers 1757,

Huile sur toile, Toulouse,

Fondation Bemberg, inv. 1029

© Photo RMN - Grand Palais /

Fondation Bemberg / Mathieu Rabeau.

Curieux paradoxe que la Venise du XVIIIe siècle : alors que sa puissance politique, économique et territoriale s’est considérablement réduite depuis la Renaissance, elle connaît un formidable âge d’or culturel.

La Cité des Doges, comme pour conjurer son déclin qui aboutira à sa reddition face à Napoléon en 1797 après un millénaire d’indépendance, multiplie les fêtes, célébrations et autres spectacles qui attirent curieux et amateurs de l’Europe entière.

Le parcours de l’exposition propose d’explorer quatre thématiques liées aux fêtes vénitiennes :

Grandes et petites réjouissances,

La danse et la musique occupent une place de choix dans la société vénitienne, aussi bien au sein de l’aristocratie que le peuple.

De la ville à la scène,

La commedia dell’arte connaît un essor sans précédent à Venise au XVIIIe siècle, en particulier avec l’auteur de théâtre Carlo Goldoni. Quant à l’Opéra, il bénéficie alors de majestueuses salles de spectacle, dont la plus célèbre demeure la Fenice.

Le pouvoir du spectacle,

Les institutions laïques et sacrées de la Sérénissime aiment convier des foules entières à de grandes festivités cristallisant l’image d’une Venise puissante et fastueuse. Les réceptions de princes étrangers, notamment français, sont également l’occasion d’extraordinaires célébrations sur la place Saint-Marc ou le Grand Canal.

Portrait d’Ernest Cognacq

Jeanne Madeleine Favier  (1863-1904)

© Musée cognacq-Jay / Roger Viollet

Vue de l’hôtel Donon depuis le jardin Lazare Rachline.

© Jean-Marc Moser /DAC

© Jean-Marc Moser / DAC

Eugène Atget (1857-1927),

Cour de l’hôtel Donon au début du XXe siècle.

© Eugène Atget / Musée Carnavalet / Roger-Viollet.

© Musée Cognacq-Jay

Giovanni Battista CIMAROLI (1687 –1771)

Célébrations pour le mariage du dauphin Louis avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne au palazzo Surian, ambassade de France à Venise, en mai 1745, vers 1745 / Huile sur toile, Londres, Lampronti Gallery

©  Lampronti Gallery, London. La galerie demande à être taggée dans les posts.

Loin d’être de purs divertissements oisifs, ces festivités comme le carnaval, participent à une véritable mise en scène politique et religieuse de Venise. Immortalisées par de grands noms, Tiepolo, Guardi, Longhi, elles impriment durablement et exportent partout en Europe les attraits de la cité des Doges.

à Lorenzo TIEPOLO

(Venise, 1736 – Madrid, 1776)

Femme au masque, vers 1760

Pastel sur papier

Enrique Frascione Antiquario, Florence

© Photo Enrico Frascione

Plus de quarante peintures, gravures, dessins, provenant de collections françaises et européennes prestigieuses seront ainsi présentés au public pour réanimer, le temps d’une exposition, les fastes déployés par la Sérénissime République de Venise au temps des Lumières.

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI (Venise, 1702-1785)

Le Ridotto, vers 1757

Huile sur toile

Venise, Fondazione Querini Stampalia, ©  Fondazione Querini Stampalia, Venise


Francesco GUARDI (Venise, 1712-1793) OK / Bissona aux gondoliers chinois , vers 1770-1775

Plume et encre brune, lavis et rehauts de gouache sur papier / Londres, The Victoria & Albert Museum,  © Victoria and Albert Museum, Londres

Giambattista TIEPOLO

(Venise, 1696 Madrid, 1770) OK

Le Banquet de Cléopâtre,

vers 1742-1743 / Huile sur toile

Paris, musée Cognacq-Jay,

© Musée Cognacq-Jay / Roger-Viollet

Au carnaval. 

Que serait Venise sans son carnaval ? Instituée au Moyen Âge, cette fête colorée et masquée réunit au XVIIIe siècle une foule cosmopolite, qui aime autant les attractions foraines de plein air que les divertissements plus discrets du Ridotto, l’ancêtre du casino.

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI (Venise, 1702-1785)

Le Charlatan, vers 1757 / Huile sur toile

Toulouse, Fondation Bemberg, inv. 1029

© Fondation Bemberg, Toulouse. Photo RMN - Grand Palais /Fondation Bemberg / Mathieu Rabeau.

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI (Venise, 1702-1785)

Le Casotto du lion au Carnaval de Venise en 1762, 1762

Huile sur toile

Fondazione Querini Stampalia,

© Fondazione Querini Stampalia, Venise

                 

Commissariat :

Benjamin Couilleaux,  conservateur du patrimoine au musée Cognacq-Jay

Rose-Marie Herda-Mousseaux,  conservateur en chef du patrimoine,  directrice du musée Cognacq-Jay

Avec le soutien du Crédit Municipal de Paris et de Monte Paschi Banque,

en partenariat avec l’Istituto Italiano di Cultura de Paris


Musée Cognacq-Jay 8, rue Elzévir 75 003 Paris / Tél. : 01.40.27.07.21
Métro : Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau / Bus : 29, 69, 76, 96

Ouvert de 10 heures à 18 heures, du mardi au dimanche (fermeture  de la caisse à 17h30).

Fermeture le lundi et certains jours fériés : le 1er janvier, le 1er mai,  le 8 mai, le 14 juillet, le 15 août,

le 1er novembre, le 11 novembre,  le 25 décembre.

Les musées de la Ville de Paris renforcent leur sécurité. Nous vous remercions de bien vouloir ouvrir vos sacs à l'entrée et de montrer leurs contenus. Les bagages seront catégoriquement refusés.


Attention ! : Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Informations pratiques

pour vous rendre au musée...

Au coeur du Marais, dans un bel hôtel classé monument historique (XVIe-XVIIIe siècles), le musée présente les collections d’art réunies par Ernest Cognacq, fondateur des magasins de la Samaritaine, et sa femme Marie-Louise Jay, léguées à la Ville de Paris en 1928. À l’exception notable d’un important tableau de jeunesse de Rembrandt, l’essentiel des oeuvres présentées date du XVIIIe siècle : peintures de Canaletto, Tiepolo, Boucher, Fragonard, Greuze, Reynolds ; pastels de La Tour et Perronneau ; sculptures de Houdon, Lemoyne, Clodion ; porcelaines de Saxe ; objets d’orfèvrerie ; meubles estampillés…

Vue de l’hôtel Donon  depuis le jardin Lazare Rachline.

© Jean-Marc Moser / DAC

Activités

L’équipe du Musée Cognacq-Jay propose aux adultes, aux enfants et aux familles des visites conférences générales ou thématiques, des visites animations, des contes, des ateliers dans les collections et dans les expositions, ainsi que des parcours dans le Marais. Pour retrouver la programmation détaillée, vous pouvez consulter l'agenda ou télécharger notre programmation générale et mensuelle :


 

© Musée Cognacq-Jay

En raison de notre capacité d’accueil et de l’étroitesse des salles, le nombre de personnes constitutives d’un groupe ne peut excéder 18 personnes, guide compris, dans les collections comme dans les expositions. Lors des périodes d’affluence, notamment durant les expositions, il est conseillé de privilégier les créneaux matinaux. Les centres de loisirs, le public scolaire, les associations et groupes d’adultes bénéficient d’un programme d’activités organisées à la demande et sur réservation. Pour retrouver la programmation détaillée, vous pouvez la télécharger ici

Les groupes

Savez-vous que...

le musée met ses espcaces à votre disposition,

Grand comble :

45 personnes assises / 70 personnes debout

© Pierre Antoine / Paris Musées


Jardin : 40 personnes assises

100 personnes debout

© Jean-Marc Moser / DAC

Cour :

45 personnes assises,  100 personnes debout
© Pierre Antoine / Paris Musées

Salle du premier étage :

25 personnes assises / 50 personnes debout

© Jean-Marc Moser / DAC

En plein cœur du Marais, le musée Cognacq-Jay réunit la collection du fondateur des grands magasins de la Samaritaine. Il présente un ensemble riche de peintures et de sculptures des maîtres du xviiie siècle, ainsi que du mobilier et des objets d’art d’une grande rareté. L’hôtel Donon, qui abrite ce musée, est un splendide témoignage de l’architecture des belles demeures et du raffinement de la société du xviiie siècle. Les salles du musée dont vous disposerez se prêtent parfaitement à l’organisation d’événements dans un cadre élégant et intime.Le musée peut vous recevoir dans le cadre de séminaires, petits déjeuners, déjeuners, cocktails, ou dîners, assortis, si vous le souhaitez, d'une visite des collections permanentes ou de l'exposition temporaire.

Téléchargez notre brochure de privatisations d'espaces

Le Musée Cognacq-Jay

Un des 14 musées de la Ville de Paris

En 1929, la Ville de Paris reçoit Ernest Cognacq sa collection d'œuvres d'art du XVIIIe siècle, abritée dans le magasin même de la Samaritaine, boulevard des Capucines. Deux nouvelles catégories de musées apparaissent ainsi : le musée-collection (Cognacq-Jay) et la maison-musée (Victor Hugo).

La création du musée d’Art moderne
Depuis longtemps, la Ville souhaitait scinder les collections du Petit Palais pour créer un musée d'art moderne, dédié aux courants artistiques du XXe siècle. La même réflexion s'était engagée autour du Musée de Luxembourg par l’État. Cette réflexion donna naissance au projet conjoint du Palais de Tokyo construit en 1937. L'État y installe le Musée d'art Moderne national en 1947 (avant de le transférer au Centre Pompidou en 1977), tandis que la Ville de Paris y crée le Musée d'art moderne en 1961.
A la même époque, les collections de costumes du musée Carnavalet en sont détachées pour former une collection distincte, rassemblée à partir de 1985 au palais Galliera, don de la Duchesse Galliera où la Ville avait eu un éphémère musée des arts décoratifs.

L'acquisition de la maison de Balzac en 1949 et du musée de la Vie romantique par la donation Renan-Scheffer -fruit d'un accord avec l' État- augmentent le nombre des maisons-musées de la Ville.

Le legs Antoinette Sasse crée avec le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris pour le cinquantième anniversaire de la Libération le Musée Jean Moulin.

Deux grands sculpteurs du XXe siècle léguent à la Ville de Paris la totalité ou d'importantes parties de leurs fonds d'atelier : Bourdelle (1949) et Zadkine.
Aujourd’hui, chaque musée municipal continue d'enrichir ses collections en achetant des œuvres et des objets sur le marché et en recueillant de nouvelles donations.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la Ville de Paris ne possédait aucun musée : depuis 1797, la majeure partie des collections nationales était présentée au public dans le Museum, actuel musée du Louvre, une autre partie étant attribuée aux musées des beaux-arts des grandes villes de province.

Sous le Second empire, à l'époque où les travaux d'Haussmann bouleversaient le vieux Paris, c'est ainsi que naquit le musée Carnavalet. Inauguré en 1880, c'est le plus ancien musée municipal de la capitale.

L'exposition universelle de 1900 fut l'occasion de présenter une partie de ces collections dans le bâtiment du Petit Palais, construit pour la circonstance. Après l'exposition, la ville décida de transformer cet édifice en musée permanent, le "Palais des Beaux-arts de la Ville de Paris". C’est par la donation des frères Dutuit en 1902 que ce musée étendit ses collections à l’art ancien. Plus tard, Tuck en 1930, Zoubaloff en 1935, ou Maurice Girardin en 1953,  collectionneur d'art contemporain, ont encore enrichi ses collections.

Déjà en 1896, Henri Cernuschi avait légué à la Ville de Paris ses collections d'art japonais et chinois, ainsi que l'hôtel particulier, construit pour les loger (7 avenue Vélasquez, Paris 8e). Au début du XXe siècle, la Ville de Paris possède ainsi trois musées: un musée historique (Carnavalet), un autre des beaux-arts (Petit Palais) et un musée spécialisé (Cernuschi).

En 1901, la Ville reçoit de Paul Meurice, fidèle ami de Victor Hugo, une maison de la place des Vosges que le poète avait longtemps habitée. A cette donation s'ajoute bientôt l'émouvant héritage constitué par la maison où Hugo avait passé ses années d'exil, à Guernesey ; ses héritiers l’offrent à la Ville en 1927.

Un peu d’histoire...

Pour en savoir plus, rendez vous sur la page accueil du site en cliquant ci-dessous :

Offrez de la culture à votre famille et vos proches grâce à la carte Paris Musées ! Offrez les expositions en toute liberté ! Valable durant un an cette carte vous permet, en plus d’un accès illimité et coupe-file, de bénéficier de tarifs privilégiés sur les activités des musées, dans les librairies boutiques et les cafés restaurants. Sauf Crypte archéologique du parvis de Notre-Dame et Catacombes de Paris. La carte (individuelle, duo, jeune) Paris musées vous permet d’accéder à l’ensemble des  expositions présentées dans les musées de la Ville de Paris.  Accès illimité et coupe-file durant un an.

À noter :  Concerts Fastes Vénitiens

Dimanche 26 mars 2017 à 16h00

Grâce à l'association Arteurope, prolongez votre voyage vénitien  a travers de  la musique  du XVIIIe siècle, en compagnie des grands compositeurs tels que Caldara,Porpora, Scarlati et Vivaldi... Découvrez ou redécouvrez ces airs en compagnie de Carole Cantin et Mickael Mardayer acompagnés par un clavecin. 

Carole Cantin, soprano

Après avoir obtenu son prix de chant lyrique (DESM) au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, Carole Cantin part évoluer dans différentes formations et ensembles français prestigieux. Elle fait ainsi partie de l’Ensemble Vocal Michel Piquemal, au sein duquel elle a participé à de nombreux concerts dans toute la France, et elle intègre également les Musiciens du Louvre, avec lesquels elle a participé notamment aux productions de Carmen et de La Belle Hélène. Depuis 2011, elle est soprano supplémentaire des opéras de Rennes et de Bordeaux. Elle fait également partie de plusieurs ensembles vocaux tournés vers la musique contemporaine. Après  avoir interprété le rôle de ‘Elle’, personnage principal féminin de Pas de Deux d’E. Chiriacopol, de Teffi dans Les sœurs, opéra d’E. Sedeleva, celui de la Princesse dans l’Opéra du Chat de F. Albinarrate, elle retourne à ses premières amours, la musique baroque, en incarnant Vespetta, le personnage féminin de Pimpinone, opéra bouffe de Telemann, et Larinda dans l’Artisan Gentilhomme, de Hasse.

Mickael Mardayer, ténor

Mickael Mardayer commence sa formation au CNR de Montpellier en 1998 et y obtient ses Prix de Chant et de Musique de chambre en 2001. Il intègre en 2001 le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris  et y obtient son Diplôme Supérieur en 2005. Son étendue vocale singulière lui a permis d’aborder des rôles, tant de ténor que de contre-ténor. Il recentre désormais ses activités sur l'enseignement du chant, tout en gardant  un profond intérêt pour les concerts principalement en récital, dans un répertoire tourné vers Haendel, Bach, Vivaldi mais aussi Strauss, Berlioz, Mahler, Bellini, Britten. Mickael Mardayer a enseigné au CRR de Saint Maur des Fossés, il est actuellement Professeur et Coordinateur du Département des Disciplines Vocales au CRD de Pantin.

 

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI (Venise, 1702-1785)  Le Charlatan, vers 1757

Huile sur toile / Toulouse, Fondation Bemberg, inv. 1029

© Fondation Bemberg, Toulouse. Photo RMN - Grand Palais /Fondation Bemberg / Mathieu Rabeau.

Sincères remerciements à Rose-Marie Herda-Mousseaux conservateur en chef du Patrimoine, directrice du Musée, à Sylvain Bouard, assistant chargé de la communication et locations d’espace musée Cognacq-Jay pour leur aimable autorisation et collaboration. Textes et visuels fournis par le Musée Cognacq-Jay © 2017. Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite. Copyright All Rights Reserved  © www.infoquartiers.com   © 2017 Musée cognacq-jay