Marc Aynard, un des plus grands peintres Lyonnais du début du XIX° siècle. Il est le Fondateur du Mouvement
des peintres Lyonnais «Les Nouveaux»

Emmanuelle BERVILLÉ

 

Marc Aynard

1898-1983

Photo JLM © Maroc 1951 Huile sur toile 

Collection particulière

Sa marocaine n’a rien à envier

aux Maîtres de l’Orientalisme

Photo JLM © Rome 1960 Aquarelle 

Collection particulière

Marc Aynard, est né en 1898 à Saint-Didier au Mont d’Or (Rhône) Il est le petit fils d’Édouard Aynard (1837-1913) banquier, député de Lyon et collectionneur averti d’oeuvres d’art. Il entra à l’école des Beaux Arts où il rencontra là, ses futurs amis : Antoine Chartres, Pierre Pelloux, René Dumas, Henri Vieilly et René Chancrin. Il fût déçu par cet enseignement. Il ne supporta pas de reproduire les modèles imposés par l’école. On usait trop, à son goût du dessin académique, dicté par la géométrie plus que l’harmonie. Marc Aynard voyagea beaucoup pour se «délyonnaiser», disait-il.

En 1945, Marcel Michaud l’invita à la Galerie Folklore. Il exposa à Paris, au Salon des Indépendants et à Lyon à l’Oiseau Bleu. Il fût attiré par le débat autour de l’Art abstrait et crut en son avenir. Il admirait Pablo Picasso et se sentait, quant à lui, un peu prisonnier de son expérience et de son métier. Il était doué pour le dessin, comme le prouve son évocation du Port de Camaret. En 1954, après avoir exposé avec son ami Pierre pelloux à Paris à la Librairie Norberg, il s’installa au Maroc à Fez. Il revint à Paris en 1955, où il rencontra Maryse Carmant qu’il épousa en 1956. En 1967, il s’installa définitivement à Aix-en-Provence.  Marc Aynard est officier de la Légion d’Honneur.

Photo : JLM © Collection particulière

Lyon, Paris

Rome, Lourmarin

Aix-en-Provence

Marc Aynard fut un grand dessinateur très soigné, capable de restituer un climat avec force volumes et détails. En 1972, il évoquait les ombres des grands arbres du Cours Mirabeau, près de la fontaine à Aix-en-Provence. Homme profondément désintéressé, en quête de sensations élevées, à toutes les époques, sa peinture traduit à chaque instant ses choix hors du commun. La peinture est pour lui une possibilité de noter ses émotions pour les conserver et les offrir en partage.

Photo : JLM

© Encre Chine / Collection particulière

En 1952, il nous entrainait sur une plage de Noirmoutiers sans se départir d’un style proche de celui des «ziniards» . En 1954, la place Bellecour (Lyon) sous la neige était restituée dans son hiératisme accentué par la ligne vertigineuse des frondaisons. En 1960, il ramenait de son voyage de Rome le souvenir d’une rue animée de quelques marchands, et il faisait «communier» le bleu du ciel avec celui des parasols.

Marc Aynard,

une histoire d’amitié jamais démentie


Les «Nouveaux»

ou la modernité prolongée...



Alain Vollerin

Critique et Historien d’art

Éditions Mémoires des Arts

www.memoire-des-arts.com

Un critique suivit, et soutint cette aventure, René Deroudille. Lyon doit chanter encore la louange de ces «Nouveaux».

Leurs oeuvres contribuent à la spécificité de notre cité. Nous n’avons pas fini d’évoquer la puissance et le goût de la couleur d’Antoine Chartres et de jean Couty, l’élégance de Jean-Albert Carlotti, la délicatesse de Pierre Pelloux, la rigueur flamande de René Chancrin, l’intérêt pour l’insolite d’Henry Vieilly, etc... Ils sont les «Ziniars», le groupe Témoignage de Lyon, et les «Sanzistes» parmi les fleurons du flamboyant drapeau qui honorent notre patrimoine.

Le parcours du groupe des «Nouveaux» est une histoire d’amitié, jamais démentie. tous admiraient leurs aînés. Les «Ziniards», les fondateurs du salon Sud-Est. Le fédérateur du groupe fut Marc Aynard. Engagé dans la guerre, en 1914, il revient en 1918, pour entrer à l’école des Beaux-Arts de Lyon.


Il rencontra ses futurs amis et compagnons de route : Antoine Chartres, Pierre Pelloux, René Dumas, Henri Vieilly et René Chnacrin. Ils exposèrent à la Galerie Saint-Pierre  Alfred Poyet en 1931, avec leur camarade Jean-Albert Carlotti, avant d’être rejoints pour un an en 1934, par Charles Machet, Andrée Gavens et Alice Kohn.

Photo : JLM ©  1972 Gouache  

Fontaine du Cours Mirabeau Aix-en-Provence  

Collection particulière

Photo FXM © Vase aux fleurs - Lithographie 

Collection particulière

Photo : FXM -  Montfort l’Amaury

© Gouache / Collection particulière

Photos : FXM - Triptyques roseaux 1963 

© Gouache / Collection particulière JLM

Remerciements à Alain Vollerin et à la direction du Musée Paul DINI Villefranche-sur-Saône. Photos : jlm / fxm -Tableau de Marc Aynard «Le Rhône, l’Hôtel-Dieu à Lyon (1920)» © Photo : Didier Michalet collection musée municipal Paul Dini / Autres visuels : collections particulières © Aynard - Bervillé - Mayol / Tous droits réservés. Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite - Copyright ©  All Rights Réserved.

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Remerciements sincères au Musée Paul DINI pour son aimable autorisation,

Ce tableau de Marc Aynard est présenté au Musée DINI de Villefranche-sur-Saône

Marc Aynard, Le Rhône, l'Hôtel-Dieu à Lyon, vers 1920 -

Donation Muguette et Paul Dini - Coll. musée municipal Paul-Dini, Villefranche-sur-Saône

© Marc Aynard - DR/ photo Didier Michalet