Maisons Victor hugo, Paris
Hauteville house Guernesey
 

Maisons de Victor Hugo, Paris Place des Vosges


© Didier Messina / Maison de Victor Hugo / Roger Viollet

Un musée, deux maisons

Entrez dans l’intimité de Victor Hugo. Devenez familier de l’homme, de l’artiste visionnaire, du penseur engagé et bien sûr de l’écrivain de génie. Parcourez les lieux où il a vécu et qu’il a lui-même façonnés. Ses dessins, ses décors, les œuvres que son imagination a fait naître sont là pour vous guider : l’œuvre universelle de cet « homme océan » a jeté l’ancre à Paris et à Guernesey.


C’est en 1902 pour le centenaire du Victor Hugo, que Paul Meurice, qui fut dès les années 1830 un proche du poète, propose à la Ville de Paris, propriétaire du lieu de créer dans l’hôtel de Rohan Guéménée, au 6, place des Vosges, où le poète avait vécu, une Maison de Victor Hugo à l’image de celles de Dante, de Shakespeare ou de Goethe.

Histoire

du musée

Maisons de Victor Hugo

Photo © Pierre Antoine

Hauteville House,

La maison-œuvre de Victor Hugo,

un santuaire préservé...



Bâtie sur les hauteurs de Saint Peter Port, Hauteville House fut la demeure de Victor Hugo pendant son exil à Guernesey et la seule propriété de l’écrivain. Lieu d’écriture de nombreux chefs-d’œuvre. Les Misérables,  Les Travailleurs de la Mer, L'Homme qui rit, La Légende des siècles, Le Théâtre en liberté…elle est aussi une œuvre d’art totale par son aménagement et ses décors conçus par Victor Hugo lui-même.

Hauteville House à Guernesey

Îles Anglo-Normandes

Victor Hugo a vécu à Guernesey, dans les îles Anglo-Normandes, les 15 dernières années d’un exil long de 19 ans. Banni de France suite au coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, il est également chassé de Belgique en 1852 et de Jersey en 1855. Il s’installe alors à Guernesey où il acquiert Hauteville House en 1856, grâce au produit de la vente du recueil, Les Contemplations. Restée propriété familiale jusqu’en 1927, Hauteville House est offerte en donation à la Ville de Paris, à l’occasion du centenaire du Romantisme, par Jeanne Nègreponte, la petite-fille de Victor Hugo, et les enfants de Georges Hugo, son petit-fils.

Le porche d’entrée

© Graham Jackson

La salle de billard © Graham Jackson

Le rez-de-chaussée

Le billard présente des portraits de famille et les dessins de la célèbre série des « souvenirs » de ses voyages. Il ouvre sur le salon de tapisserie, aux tentures encadrées de chênes, où est dissimulé l’ancien cabinet de photographie. On parvient ensuite à l’atelier ouvert sur le jardin. Le couloir aux faïences, aux murs et plafond couverts des porcelaines, reconduit au vestibule d’où l’on accède à la salle à manger.

Le salon des Tapisseries  © Graham Jackson

La salle à manger © Maison de Victor hugo , Paris

Le premier étage

Deux grands salons, rouge et bleu, au décor somptueux de chinoiseries où l’écrivain et sa famille recevaient leurs invités.

Le salon rouge et salon bleu © Graham Jackson

Le deuxième étage

La galerie de chêne, pièce hiératique aux allures de cabinet de travail et de chambre dans un décor d’inspiration renaissance, pose la réflexion de l’homme face à l'exil. Sur le palier du même étage, la bibliothèque contient des ouvrages que le poète a choisi de laisser dans sa demeure d'exil.

La galerie de chêne  © Graham Jackson

Le troisième étage

Où Victor Hugo, dans son « look-out », laissait libre cours à son imagination dans la contemplation de la mer et l’observation des côtes françaises.

Le lit dans la chambre de Victor Hugo  

© Graham Jackson

Le look out  © Gérard Pouchain


Le vestibule © Graham Jackson

Inauguré le 30 juin 1903, le musée est l’expression de la passion et de la générosité de Paul Meurice. Prodigue, il fait don de son immense collection et acquièrt celle de Juliette Drouet dont avait hérité son neveu Louis Koch, pour l’offrir au musée. Il achète ou suscite des dons pour compléter des lacunes. Il passe commande à des artistes vivants pour célébrer Hugo ou son œuvre et finance des travaux d’aménagement. Surtout, il se fait le véritable concepteur du musée. Très proche de la famille Hugo, de Georges, de Jeanne et de leur mère Alice Locroy, il entraîne leur complicité et leur générosité qui permet notamment de reconstituer la chambre mortuaire du grand homme.

Paul

Meurice

1818-1905


Fondateur

du musée

Paul Meurice a 18 ans lorsqu’en 1836, admirateur passionné du poète, il franchit pour la première fois la porte de l’appartement de Victor Hugo, place Royale. Au soir de sa vie, le 30 juin 1903, il passe de nouveau ce seuil du 6, place des Vosges pour inaugurer le musée qu’il a conçu et dont il a porté le projet.

Maisons de Victor Hugo

Photo © Pierre Antoine

De nos jours, les visiteurs qui se rendent à Guernesey, peuvent découvrir ce sanctuaire conservé dans son intégrité. A Paris, le musée se partage entre l’appartement de Victor Hugo au second étage et un espace dévolu, au premier étage, aux expositions temporaires. Le musée en organise deux par ans, offrant à la fois de découvrir les collections que leur nature ne permet pas d’exposer en permanence et les résonnances que l’œuvre prodigieusement riche et moderne de Victor Hugo garde aujourd’hui.

Maisons de Victor Hugo Photo © Pierre Antoine

L’appartement que Victor Hugo loua de 1832 à 1848, au 6, place Royale (devenue place des Vosges) est aujourd’hui aménagé de façon à vous faire parcourir sa vie tout en évoquant ses écrits, à travers les meubles, objets et œuvres d’art lui ayant appartenu ou bien encore qu’il a créés lui-même.

Cette pièce évoque l’atmosphère familiale, les lieux de l’enfance et de la jeunesse de Victor Hugo, jusqu’à ses premiers succès littéraires.

L’Antichambre Photo © Pierre Antoine

L’appartement Photo © Pierre Antoine

Reloué après le départ de la famille Hugo, transformé plus tard en salles de classe, l’appartement de la place des Vosges a subit bien des métamorphoses. La distribution des pièces a été modifiée, la majeure partie du mobilier a été dispersée, en 1852, lors de la vente provoquée par le départ en exil. Documents conservés au musée ou témoignages de visiteurs nous permettent cependant de retrouver l’atmosphère du lieu au temps de Victor Hugo.

Le salon rouge Photo © Pierre Antoine

Ce salon évoque l’ambiance de  l’appartement qui, à l’époque de Victor Hugo était le lieu de rendez-vous des lettres, des arts et de la politique autour du chef de file des romantiques. On y croisait Théophile Gautier, Lamartine, Dumas, Mérimée, David d’Angers...

Le salon chinois Photo © Pierre Antoine

Rachetés par Paul Meurice au neveu de Juliette pour être offert au musée, ces décors furent installés, avec l’aide du marchant d’art asiatique, Siegfried Bing, en un « salon chinois » et séparés des meubles d’inspiration gothique avec lesquels ils constituaient la salle à manger et la chambre de la maison guernesiaise.

La salle à manger Photo © Pierre Antoine

Le goût pour les meubles gothique, déjà présents dans l’appartement de la place Royale, s’épanouit avec l’aménagement de Hauteville House et de Hauteville Fairy. Hugo, souvent accompagné de Juliette ou avec ses fils, se livre à la « chasse aux vieux coffres » guernesiais  en même temps qu’il achète des meubles Haute-époque ou Renaissance.

Le petit salon Photo © Pierre Antoine

Cette pièce est aujourd’hui dévolue à la présentation des « formats de poche », petits accrochages autour d’un thème ou d’une actualité permettant de montrer au public des œuvres des collections (dessins, photographies, gravures, manuscrits, imprimés…) que leur nature interdit d’exposer en permanence pour des raisons de conservation.

Le cabinet de travail Photo © Pierre Antoine

Retapissée dans la couleur verte qui était celle de l’époque, cette pièce  est organisée autour de ce qui fut sa destination première - l’écriture - tout en évoquant la période du retour en France de Victor Hugo et de sa gloire sous la IIIe République symbolisée par son portrait d’après Léon Bonnat, devenue une image emblématique.

La chambre  Photo © Pierre Antoine

Grâce à la générosité de ses petits enfants, Georges et Jeanne, la chambre de Victor Hugo, au 130, avenue d’Eylau, où il passa les dernières années de sa vie, de 1878 à 1885 a pu être fidèlement reconstituée. Parmi ce mobilier, on trouve des cadeaux que l’écrivain, personnage public, a reçus pour son 80ème anniversaire : La République, par Clésinger, un vase de Sèvres, offert par Jules Ferry au nom du gouvernement. C’est dans ce lit que Victor Hugo s’éteint le 22 mai 1885.

 

1802 Naissance de Victor Hugo le 26 février à Besançon où son père, Léopold, est en garnison. Celui-ci, soldat de la révolution puis de l’Empire fera l’essentiel de sa carrière auprès de Joseph Bonaparte. Il a épousé en 1797, Sophie Trébuchet, vendéenne, royaliste. Le couple aura trois enfants, Abel, Eugène et Victor mais ne s’entend pas, la séparation sera longue et troublée avant d’être prononcée définitivement en 1818.

1823 Naissance et mort de Léopold, leur premier fils. Publication de Han d'Islande. Fondation de La Muse française. Hugo se lie avec Charles Nodier dont il fréquentera le salon à l'Arsenal, à partir de l'année suivante.

1831 Publications de Notre-Dame de Paris, qui après la poésie et le théâtre consacre Hugo comme auteur romantique majeur dans le domaine du roman, ainsi que de Marion de Lorme et Les Feuilles d'automne.

À propos de Victor Hugo,

Sa biographie

1802-1822

1823-1831

1832-1840

1832  La famille s’installe place Royale (actuelle place des Vosges). Interdiction du Roi s'amuse, après la première, la pièce est jugez offensante pour la royauté. Le procès qui s’ensuit est déterminant pour la passion politique de Victor Hugo autour de la question de la liberté.

1833 Au cours des répétitions de Lucrèce Borgia, Hugo fait la connaissance de Juliette Drouet qui deviendra sa maîtresse et qui, jusqu’à sa mort en 1853, vivra dans son voisinage. La pièce connait un immense succès. Elle est suivit de Marie Tudor.

1840-1848

1841 Après plusieurs échecs, Hugo est élu à l'Académie française.

1842 Publication du récit de voyages Le Rhin, dont la conclusion annonce l’intérêt de Victor Hugo pour la politique.

1845 Est nommé pair de France. Après le scandale du constat d’adultère avec Léonie Biard, il commence à écrire Les Misères, qui deviendront Les Misérables.

1849-1856

1849 Hugo est élu député de Paris à l’Assemblée législative. Discours sur la misère. Préside le congrès de la paix.

1852 Décret expulsant Hugo de France. La famille vend le mobilier de l’appartement de la rue  de La-Tour-d’Auvergne afin de le suivre en exil. Tous se retrouvent à Jersey où il s’installe à Marine Terrace.

1857-1862

1859 Publication de la première série de La Légende des siècles. Hugo refuse l'amnistie de Napoléon III. Poursuivant sa lutte contre la peine de mort il intervient en faveur de John Brown abolitionniste américain.

1860-1861 Hugo se consacre principalement à la rédaction de son roman Les Misérables. Charles quitte Guernesey.

1862  Les Misérables paraissent et connaissent un immense succès.

1863-1870

1863 Madame Adèle Hugo publie Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie. Charles Hugo écrit Chez Victor Hugo par un passant. Hugo réalise des peintures sur panneaux de bois gravés et prépare l’aménagement de Juliette Drouet à Hauteville II.

1866    Publication du roman Les Travailleurs de la mer

1869   Publication du nouveau roman, L'Homme qui rit.

1871-1885

1871
Élu député de Paris, Hugo suit la Chambre à Bordeaux où il démissionne un mois après. Mort de son fils Charles. 1872  il écrit son dernier roman Quatrevingt-treize. Publication de L’Année terrible

1874  Parution de Quatrevingt-treize et de Mes fils. Emménage 21 rue de Clichy.

1876   Élu sénateur.

1879 Publication de La Pitié suprême.

1880 Publication de Religions et religion

et de L’Âne.

1881  Publication des Quatre Vents de l'esprit.

La portion de l’avenue d’Eylau où habite le poète est rebaptisée « avenue Victor Hugo ».

1882  Est réélu au Sénat.

1883  Rencontre avec Rodin, qui désire faire

son buste. Le 11 mai, mort de Juliette Drouet.

L’Archipel de la Manche qui servira

de prologue aux Travailleurs de la mer.

1885 Le 22 mai, mort de Victor Hugo. inhumation au Panthéon.

22 mai 1885

mort de Victor Hugo.

Le 1er juin, funérailles nationales

et inhumation au Panthéon.

l’ensemble des Photos © Pierre Antoine

Les collections

Hugo & ses dessins

Victor Hugo (1802-1885). La tour des rats .


Plume et lavis d'encre brune, 27 septembre 1840. Paris, maison de Victor Hugo,

Don de Paul Meurice 1903  © Maisons de Victor Hugo  / Roger-Viollet


Victor Hugo (1854) 

«ECCE LEX» Le pendu


Plume et lavis d'encre brune,

sur crayon de graphite, encre noire,

fusain sur papier vergé © Maisons de Guernesey


Hugo ses décors

Le 3ème art de Victor Hugo est celui du décor. Cet aspect souvent méconnu de son génie créatif, le musée est le seul à pouvoir le présenter. Hauteville House entièrement aménagée par ses soins, reste la maison-œuvre dont Charles Hugo disait qu’elle visait à « l’éducation de l’esprit par la demeure ». Des éléments de décors réalisés pour Juliette Drouet pour sa maison de Hauteville Fairy : un salon chinois et une salle à manger gothique ont été rapportés et installés place des Vosges.

Le second génie de Victor Hugo est d’être l’un des plus grands dessinateurs de son époque. Son œuvre graphique, d’abord intime, a aujourd’hui pris place dans le panthéon de l’art. Le musée offre la collection la plus significative pour découvrir cette œuvre, l’une des plus singulières et des plus modernes produites en son temps.

A gauche :  Victor Hugo (1802-1885). Victor Marie Hugo et  artisans guernesiais.

Cheminée de la salle  à manger.  Carreaux de faïence de Delft et anglais. Céramique française.

Maison de Victor Hugo,  Hauteville House Guernesey


A droiteLe porche d’entrée  Notre-Dame de paris dans le vestibule  Victor Marie Hugo (1802-1885) - James [Mac Donald] (?)- Peter Mauger (1812-1860)- Jean [Grut] (?)

© graham Jackson


Hugo & la photographie

Dans les premières années de l’exil, la photographie devient une affaire de famille. Hugo se montre très attentif à cet art tout jeune. Il en perçoit l’usage politique pour diffuser en France son image d’exilé. Il en devine aussi les promesses éditoriales. Ainsi, ses fils Charles – dans une moindre mesure François-Victor – et Auguste Vacquerie organisent un véritable atelier photographique à Marine Terrace. « L’atelier de Jersey » représente une aventure singulière, à la fois regard sur le paysage – inspirant parfois les dessins de Victor Hugo – et témoignage des proscrits en exil.

A gauche :  Marine Terrace, Jersey

1853-1854 Charles Hugo (1826-1871)

Maison de Victor Hugo, Paris

Photo © Pierre Antoine

Hugo en portraits

Du jeune écrivain romantique aux cheveux longs jusqu’au vieillard glorieux à barbe blanche, photographié sur le rocher de l’exil, peint le coude appuyé sur des livres, caricaturé sur la couverture d’un journal, jeté en bronze le front penché sur l’infini, à tous âges, en tous matériaux, Victor Hugo fut sans conteste l’un des hommes les plus portraiturés de son temps.

A droiteNadar (1820-1910). Victor Hugo sur son lit de mort, profil droit.

Papier albuminé. Paris , 22 mai 1885. Paris, Maison de Victor Hugo,

© Nadar / Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

Hugo en objets

La gloire de Victor Hugo s’est traduite par une quantité inouïe d’objets de toutes sortes fabriqués à son effigie, des années 1870 aux années 1890. Mais cette gloire s’est aussi écrite dans l’intimité du foyer, via les souvenirs ou les reliques liés à la vie du poète et de ses proches - en particulier de Léopoldine. Entrés au musée dès l’origine ils ont constitué un « musée intime » auquel répondait un « musée populaire ». A l’ouverture du musée, deux salles mettaient en scène un Hugo « intime » et un Hugo « populaire ». Les instigateurs de cette présentation, Paul Meurice et Paul Beuve désiraient « élever un temple » à la gloire de Victor Hugo. De l’une à l’autre, on faisait donc le tour de l’Homme et de son mythe.

A gauche : Anonyme. Encrier Victor Hugo

Céramique. Paris,

Maison de Victor Hugo, © Stéphane Piera /

Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

Hugo illustré

Bien des personnages de Victor Hugo ont pris corps dans notre imaginaire par les images qu’en ont donné les dessinateurs qui, au XIXe siècle accompagnent l’essor des éditions illustrées. Mais les écrits du poète ont aussi et très tôt inspiré peintres et sculpteurs. Rassemblé en grande partie par Paul Meurice qui y ajouta des commandes pour le musée, ce fonds comporte aujourd’hui pas moins de 600 œuvres, tableaux, dessins, sculptures…

A gauche :  Luc-Olivier Merson (1846-1920). Une larme pour une goutte d'eau

Huile sur toile, 1903. Paris, Maison de Victor Hugo, © Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

Hugo par écrit

Avec un peu plus de 18 000 lettres autographes, la correspondance constitue une spécificité forte des collections manuscrites du musée. Pour affirmer cette image, le musée a engagé un ambitieux projet de numérisation pour mettre plus facilement à disposition du public ce patrimoine qui nous fait entrer dans l’intimité du grand homme, avec les lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo ou les lettres du poète à sa famille ou à des tiers.

A gauche : Des chansons des rues et des bois,

Les Chansons des rues et des bois, Paris,

Lacroix, 1866  Don de Paul Meurice 1903  

© Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

Actualité

des collections focus

sur une Œuvre

A gauche : Aimons toujours ! Aimons encore !, vers 1886 par Pascal Adolphe Jean Dagnan-Bouveret (1852 – 1929)

© Maisons de Victor Hugo

L’œuvre : Aimons toujours ! Aimons encore !, vers 1886 Huile sur toile, 27 x 21,4 cm Signé en bas à droite « PAJ Dagnan-B » ; inscrit en bas à gauche : « Aimons toujours, aimons encore » et en bas à droite : « Victor Hugo  » Achat en 2013

 

Savez-vous que...

la privation des espaces est possible ...

Maisons de Victor Hugo  Photo © Pierre Antoine

Un lieu d’exception ouvre ses portes aux entreprises.  Ouverte sur l’un des plus beaux sites parisiens, la place des Vosges, la Maison de Victor Hugo a pour mission de maintenir vivante la mémoire de ce génie, à la fois écrivain, poète, mais aussi dessinateur, décorateur et homme politique qui au-delà de ses engagements dans l’époque demeure une conscience morale pour aujourd’hui. Les objets et les souvenirs réunis dans l’appartement qu’il occupa de 1832 à 1848, les expositions explorant les échos parfois les plus contemporains de son oeuvre, la bibliothèque et les archives ouvertes aux chercheurs et aux amoureux de l’écrivain, mais aussi la médiation en faveur du public scolaire ou en situation de handicap, font entrer les visiteurs, venus du monde entier, dans l’univers de Victor Hugo.

La Maison de Victor Hugo ouvre aussi ses portes aux entreprises qui désirent y organiser des conférences, séminaires ou réceptions dans ce lieu prestigieux. Par cette action vous devenez partenaire du musée et vous nous aidez à accomplir notre mission. (Gérard Audinet Directeur de la Maison de Victor Hugo et de Hauteville House.)

Le musée fournit :

chaises, écran de projection, TV, sonorisation, tables, pupitre, tableau de travail. Vous bénéficiez de la visite de l’appartement et de l’exposition en cours, au 1er étage. Le musée peut vous mettre en contact avec une agence d’événement, un traiteur ou divers prestataires : musiciens, comédiens, prestidigitateurs pour une soirée à thème.
Tarifs : Ils varient selon les espaces et la durée d’occupation. Au forfait de base s’ajoute les frais de surveillance et d’assurance. D’autres prestations peuvent donner lieu à facturation : présentation par conférencier (français, anglais, espagnol).

Pour tous renseignements :

Veuillez contacter le musée

Direction Gérard Audinet :  Conservateur en chef Directeur de Maisons de Victor Hugo et de Hauteville House, Partenariats, privatisations d’espaces:

Thierry Renaudin Secrétaire général
Presse, communication : Florence Claval

Informations pratiques

pour vous rendre au musée...

Maison de Victor Hugo
6 place des Vosges
75004 Paris
Tél. : 01 42 72 10 16

Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche

sauf lundis et certains jours fériés.

Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche

sauf lundi et certains jours fériés

Dernière entrée à 17h40

Fermé les 1er janvier,  1er mai, 25 décembre


Métro : Bastille, Saint-Paul ou Chemin vert

Bus : 20, 29, 69, 76, 96

Vélib : 27 Bd Beaumarchais, 26 rue Saint-Gilles

36 rue de Sévigné, 11 rue de la Bastilles
Places de stationnement pour personnes handicapées place des Vosges

Hauteville House, Guernesey

38 Hauteville, St Peter Port

Guernesey

GY1 1DG

Îles Anglo-Normandes

Standard : 00 44 14 81 721 911

Photo:  © Pierre Antoine

UN MÉCÉNAT À L’IMAGE DE VICTOR HUGO,

POUR SOUTENIR SA MAISON


Comme tous les musées aujourd’hui la Maison de Victor Hugo fait appel

au mécénat pour soutenir ses activités et enrichir ses collections.

Vos collections ! Mais justement peut-elle le faire « comme tous les musées » ?

Contact : Thierry Renaudin, secrétaire général  Tél : 01 71 28 14 81 


UN POÈME, UNE EXPOSITION

du 17 novembre 2016 au 23 avril 2017

Maison de Victor Hugo

«Quand un poème inspire les lycéens»

www.maisonsvictorhugo.paris.fr


*Voir en fin de page, le résumé de l’exposition


La PENTE de la RÊVERIE

Un poème, une exposition

du 17 novembre 2016

au 23 avril 2017

Maison de Victor hugo

La maison de Victor Hugo rend hommage au poète et à la poésie en consacrant une exposition à un poème de Victor Hugo : La Pente de la rêverie. Le poème décrit précisément l’expérience d’un rêveur qui, à sa fenêtre, en plein Paris, se laisse entraîner par sa rêverie en des contrées lointaines, reculées, gigantesques et se trouve emporté par ses visions jusqu’au « profond de l’abîme ». Extrait des Feuilles d’automne, ce poème est considéré comme le premier grand poème « visionnaire » de Victor Hugo et annonce les grands textes de l’exil (Contemplations, Légendes des Siècles, Dieu, La Fin de Satan…).

Victor Hugo, La ville morte

Plume et lavis díencre brune, lavis díencre noire, fusain, crayon noir, grattages, rÈserves, pochoir Paris,

maison de Victor Hugo, MVHP D 2779 © Maisons Victor Hugo/ Roger-Viollet

Victor Hugo, La Chaussèe

Plume, pinceau, encre brune et lavis, lavis díencre noire, crayon de graphite, crayon gras, réserve sur papier beige Paris, maison de Victor Hugo, MVHP D 0943

© Maisons Victor Hugo/ Roger-Viollet

« L’intégralité du poème sera mis à disposition, sa contextualisation et un éclairage pas à pas, vers par vers du poème seront disponibles sur une application numérique en accès libre dans les salles. Le visiteur pourra ainsi comprendre son fonctionnement, ses références, et son articulation dans le recueil des Feuilles d’automne paru en 1831. Une série d’œuvres de Piranèse, John Martin, François de Nomé et de Victor Hugo lui-même donneront à voir des visions d’architectures fantastiques auxquelles Hugo a pu se référer pour construire celles du poème. »

Anne Slacik La Pente de la rêverie

V, 2016 Huile et pigments sur toile Paris,

collection de líartiste © Jean-Louis Losi

Jean-Christophe Ballot, Varengeville, 2015, © Jean-Christophe Ballot

Fauteuil Voltaire garni de façon traditionnelle

Sanglage, guindage (ressorts), mise en crin, piquage de la garniture, mise en blanc, ouate. L'ensemble recouvert de toile de coton/polyester, sérigraphiée, traitèe en patchwork (sur le dossier intèrieur et l'assise), nition clous dècoratifs noirs mats, traitèe en application sur la pente. Terminale Tapisserie d’ameublement du Lycèe La Source, lycée des Mètiers des arts textiles et du commerce, Nogent-sur- Marne

L’exposition a été l’occasion d’un travail soutenu avec l’académie de Créteil et l’engagement des équipes pédagogiques. Pendant toute l’année scolaire 2015-2016 neuf classes de seconde et de première de lycées et de lycées professionnels de l’académie de Créteil ont travaillé sur le poème, l’ont décortiqué s’en sont saisi et ont offert leur lecture, leur vision du poème. Cela donne lieu à des réalisations étonnantes aux formes très variées : films, photographies, dessins librement inspirés par tel ou tel vers, réalisation d’un fauteuil, boléros, pour un lycée professionnel du textile, une installation visant à faire éprouver physiquement au spectateur la pente de la rêverie, l’écriture collective d’un poème et chanson, comme un prolongement ou une traduction de l’œuvre de Victor Hugo.

Une rèverie, des perspectives, installation,

Lycèe gènèral et technologique Henri-Wallon, Aubervilliers, Seconde gènèrale © lycèe Henri-Wallon

Deux artistes contemporains : la peintre Anne Slacik et le photographe Jean-Christophe Ballot apportent une autre vision actuelle du poème. Ils ont eux aussi créé, à partir du poème, cinq peintures originales pour l’une et une installation de ses photographies pour l’autre.

Et pour compléter le tout un partenariat avec la Maison des écrivains et de la littérature a permis à dix poètes contemporains de proposer leur vision du poème. Leurs textes écrits en résonnance ou en confrontation avec le poème de Victor Hugo, illustreront une dizaine de petits films.

Toutes ces réalisations sensibles, riches et inventives, témoignent, si besoin en était, du pouvoir intact de la poésie de Victor Hugo. « Paris Musées et le la maison Victor Hugo proposent une édition numérique enrichie, téléchargeable sur tablette. Regroupant l’ensemble des œuvres présentées dans l’exposition, cette application permettra de les découvrir différemment à travers une interface ergonomique et au graphisme très soigné.

Photo : © Raphael Chipault

Photo : © Raphael Chipault

Photo : © Raphael Chipault

A droiteJulia Jackson, de face (Stella) 1867 Julia Margaret Cameron (1815-1879)

Maison de Victor Hugo, Paris

Photo © Pierre Antoine

A gauche :  Auguste Vacquerie (1819-1895). Victor Hugo écoutant Dieu , 1852. Paris,

Maison de Victor Hugo, © Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

A droite : Le buveur d’opium

Hauteville house galerie de chêne

©  Maisons de Victor Hugo

A droite :   François-Nicolas Chifflart (1825-1901). La Conscience, tiré de la Légende des Siècles Fusain, vers 1885. Paris, Maison de Victor Hugo, © Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

A droite : Lettre à Alphonse de Lamartine,

le 24 juin 1862 © Maisons de Victor Hugo

A droite : L'arbre de feu Victor Marie Hugo (1802-1885)

Peter Mauger (1812-1860)1858-1859 Bois sculpté (chêne et autre) et teinté.

© Maisons de Victor Hugo Hauteville House, Guernesey, chambre de Garibaldi

L’appartement

de Victor Hugo,


d’une superficie de 280m², offre plusieurs formules, autour du salon rouge et du salon chinois : visite du musée en soirée pour V.I.P autour d'un verre, shooting,  présentation presse, séminaire de travail, conférence, petit déjeuner ou cocktail, dîner assis.

 
Hauteville House 

Guernesey - Îles Anglo-Normandes

PARIS MUSÉES,  ACCOMPAGNÉ PAR LA FONDATION DU PATRIMOINE,

LANCE UNE OPÉRATION DE MÉCÉNAT PARTICIPATIF POUR RESTAURER HAUTEVILLE HOUSE, LA MAISON DE VICTOR HUGO À GUERNESEY,

Informations :

Façade sur jardin © Odile Blanchette - Maisons de Victor Hugo

Façade sur jardin

© Odile Blanchette - Maisons de Victor Hugo

ENTREZ DANS LA LÉGENDE DES SIÈCLES, AIDEZ À RESTAURER LA MAISON DE VICTOR HUGO

POURQUOI CHOISIR

LE MÉCÉNAT PARTICIPATIF ?

Lancer une opération de mécénat participatif permet à Paris Musées de récolter des fonds qui viennent compléter les fonds propres de l’établissement et permettent de donner plus d’ampleur au programme de restauration. Cette campagne est également l’occasion de faire connaître la Maison de Victor Hugo à Guernesey et de toucher un nouveau public, utilisateur des outils numériques et souvent plus jeune que le public classique des musées. Lever des fonds auprès du public, c’est enfin l’inviter à devenir acteur, à s’impliquer dans le fonctionnement de l’établissement et à s’approprier les collections qu’il participe à préserver.

Victor Hugo (1802-1885),

écrivain français, devant la fontaine aux serpents dans le jardin de Hauteville House, à Guernesey (Royaume-Uni). Epreuve sur papier albuminé, négatif verre au collodion. 1862. Photographie d'Edmond Bacot (1814-1875). Paris, Maison de Victor Hugo. Hauteville House.

© Edmond Bacot / Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

Présentation de

HAUTEVILLE HOUSE

Seul Musée de France hors du territoire national, Hauteville House sur l’île de Guernesey est une propriété de la Ville de Paris, gérée par Paris Musées, qui conserve également l’autre demeure emblématique de Victor Hugo, place des Vosges à Paris.

Hauteville House accueille chaque année

20 000 visiteurs d’avril à septembre.

Historique,

Située sur les hauteurs de St Peter Port à Guernesey, Hauteville House a abrité Victor Hugo et sa famille en exil pendant près de 15 ans, de 1856 à 1870. Ces années déterminantes ont largement contribué à forger la figure politique de Victor Hugo et à renforcer l’image de l’écrivain républicain et engagé, opposant farouche au Second Empire. Hauteville House offre ainsi un témoignage rare de l’engagement et de l’œuvre du poète, qui en plus d’y rédiger certains de ses chefs-d’œuvre, tel Les Travailleurs de la mer, a lui-même mis en scène l’espace et redessiné l’architecture de la demeure. Hugo exprime ainsi une esthétique artistique extrêmement moderne, faite de contrastes et d’inventions, témoignant de sa grande liberté artistique.

Victor Hugo

"dans le salon rouge à Hauteville House (Guernesey)". Photographie d'Arsène Garnier (1822-1900). Tirage sur papier albuminé. 1868. Paris, Maison de Victor Hugo

© Arsène Garnier / Maisons de Victor Hugo / Roger-Viollet

Plus qu’un lieu de mémoire, une œuvre d’art

Hauteville House est un lieu unique qui préserve la singularité des décors conçus par Victor Hugo lui-même et entretient ainsi l’esprit qui a présidé à leur création. Inscrite sur la liste des Monuments Historiques de Guernesey, son intérêt patrimonial et artistique est largement connu au-delà des frontières françaises et anglo- normandes.

Le look out  © Gérard Pouchain

Le porche d’entrée

© Graham Jackson

Les fonds récoltés

serviront à la restitution des décors, endommagés par les intempéries et perturbés par les remaniements successifs de la maison : 35 000 € permettront de restaurer le look-out, lieu d’écriture de Victor Hugo, aux décors très endommagés par les intempéries 70 000 € permettront, en plus du look-out, de restituer les décors de l’atelier 100 000 € permettront, en plus du look-out et de l’atelier, de redonner son lustre au salon rouge.

Victor Hugo décorateur,

la main et l’esprit du poète

Hauteville House est une « œuvre d’art totale » à travers laquelle Victor Hugo exprime toute sa créativité et sa modernité. Il détourne des objets du quotidien, assemble des pièces de mobilier et des éléments décoratifs de styles très différents, use de tous les matériaux tapisseries, feutres, céramiques, boiseries s’affranchissant des règles et revendiquant la liberté absolue du génie créateur.

( à droite)

Cheminée de la salle  à manger  

Carreaux de faïence de Delft et anglais

Céramique française

© Maison de Victor Hugo,

Hauteville House Guernesey

Victor Hugo bâtisseur,

une vision moderne

de l’architecture

L’architecture est pour Victor Hugo un art total, « une pensée écrite en pierre » comme il l’exprime dans Notre-Dame de Paris. Il est dès lors évident que l’achat de Hauteville House va lui permettre d’inscrire sa pensée dans l’ensemble du bâtiment. Les interventions architecturales que Victor Hugo entreprend à Hauteville House dès l’acquisition de la maison témoignent ainsi de la modernité de sa vision de l’architecture. Les modifications et adjonctions poursuivent en effet un objectif commun : abolir la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, et faire disparaître le mur pour laisser entrer la lumière et intégrer le paysage et la nature au décor intérieur.

LE PROJET DE RESTAURATION DE HAUTEVILLE HOUSE


Chaque année, des travaux de maintenance et d’entretien sont réalisés sur cette demeure exposée aux vents marins, et des restaurations d’œuvres sont régulièrement programmées. Pourtant, des problèmes structurels inhérents à la construction, notamment sur la façade jardin et la toiture, continuent de dégrader certaines parties du bâtiment et les collections qui y sont abritées. C’est pourquoi la Ville de Paris a lancé un projet de restauration global de Hauteville House, qui se déroulera d’octobre 2017 à avril 2019, avec pour objectifs de sauvegarder les éléments en péril et de restituer le bâtiment et les décors dans leur aspect d’origine. Les équipes des maisons de Victor Hugo Paris/Guernesey, de l’Établissement Public Paris Musées et les représentants du patrimoine de Guernesey travaillent ensemble pour mener à bien la restauration. La maîtrise d’œuvre de ce programme ambitieux a été confiée à une équipe expérimentée, composée de Riccardo Giordano, Architecte du Patrimoine, Jean-François Renaud, directeur du bureau d’études BETEM Atlantique, et de Nick Barton, directeur général de CBL consulting, spécialiste en ingénierie structurelle à Guernesey.

Le Look-out

et son antichambre

Dès 1856, Victor Hugo transforme une partie des combles du dernier étage en un cabinet de travail où il vient écrire. Il poursuit l’aménagement de cet espace entre 1861 et 1862 en faisant construire sur le toit, dans le prolongement de son cabinet de travail qui devient alors l’antichambre, une pièce entièrement vitrée qu’il appelle le Look-out. Ces lieux d’écriture sont particulièrement emblématiques de l’exil de l’écrivain. De là sortiront certains de ses chefs d’œuvre - La Légende des siècles, Les Misérables dont Hugo révise le manuscrit commencé à Paris et qu’il conclut pendant l’exil, Les Travailleurs de la mer, L’Homme qui rit, Théâtre en liberté - et Victor Hugo, face à la mer, continuera d’y livrer ses combats politiques.

L’Antichambre Photo © Pierre Antoine

ENTREZ DANS LA LÉGENDE DES SIÈCLES,

AIDEZ À RESTAURER LA MAISON DE VICTOR HUGO

Vue sur la côte depuis la terrasse

du 1er étage

© Maison de Victor Hugo

Problématique

Exposé aux fortes variations climatiques, cet espace a été très altéré au fil des années et présente des problèmes structurels qui nécessitent une réponse globale. L’enjeu de la restauration de cet ensemble est également de redonner aux lieux d’écriture leur unité et leur aspect historique.


Objectifs

Assurer l’étanchéité du Look-out par la reprise de la structure de la verrière et des éléments défectueux de la couverture (circuit d’évacuation des eaux de pluie, pentes du toit).

Redonner à l’ensemble son aspect historique : enlever les bibliothèques de l’antichambre, installées après la mort de Victor Hugo, et restituer les textiles d’après l’état original.

Restaurer et remettre en place les éléments mobiliers et les décors gravés et peints par Victor Hugo, aujourd’hui déposés pour des raisons de conservation.

L’ensemble

« atelier-jardin d’hiver »

Construit dès les premiers mois qui suivent l’acquisition de Hauteville House par Victor Hugo, l’ensemble « atelier-jardin d’hiver », structure de bois et de verre, présente aujourd’hui en dépit des interventions régulières menées au XXème siècle, un état de dégradation avancé et sa rénovation est une urgence absolue.

Le jardin d’hiver © Visit Guernsey

Problématique

Victor Hugo était déjà confronté aux problèmes d’infiltrations dans cette partie très exposée du bâtiment, problèmes qui sont liés à la conception même de la structure. De plus, certaines interventions qui ont été menées au cours du XXème siècle altèrent aujourd’hui considérablement l’aspect historique du bâtiment.

Objectifs

Reconstruire l’ensemble « atelier-jardin d’hiver » pour résoudre, grâce aux techniques de construction modernes, le problème de la solidité globale de l’édifice et le protéger durablement des infiltrations d’eau et de l’humidité. Retrouver l’aspect historique de l’ensemble, connu par l’iconographie ancienne, en supprimant notamment les éléments de ciment et béton ajoutés postérieurement, afin de Remettre en place les décors restaurés conçus par Victor Hugo et ouvrir l'atelier aux visiteurs (fermé depuis 2013). Les décors du jardin d’hiver seront également restitués.

Le salon rouge

Situé au premier étage, le salon rouge formait avec le salon bleu adjacent l’espace de réception de Hauteville House, somptueusement décoré et largement ouvert sur le jardin et la mer par le balcon qui court le long du salon rouge et le jardin d’hiver prolongeant le salon bleu. Le damas cramoisi qui habille les murs et l’agencement du mobilier et des objets produisent ici une harmonie rouge et or qui donne au décor imaginé par Victor Hugo un caractère théâtral évoquant les grands drames historiques de l’auteur

Le Salon rouge

© Graham Jackson

Problématique

Les textiles, anciens ou modernes, très endommagés, doivent être restaurés ou remplacés pour redonner à la pièce sa splendeur d’origine.


Objectifs

Restituer les tissus (tentures, rideaux, revêtement du mobilier), pour se rapprocher de l’état d’origine dont la couleur et le motif ont été identifiés grâce à des échantillons et des photographies anciennes.

Restaurer certains objets et meubles emblématiques, comme les portes de laque chinoise qui marquent le passage entre le salon rouge et le salon bleu. Cet élément, aujourd’hui très fragilisé, occupe en effet un rôle déterminant dans la mise en scène de l’espace, organisée ici par Victor Hugo.

Nettoyer les torchères dorées et le lustre de Murano

PARIS MUSÉES / LE RÉSEAU DES MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS

Réunis au sein de l’établissement public Paris Musées, les quatorze musées de la Ville de Paris rassemblent des collections exceptionnelles par leur diversité et leur qualité. Les collections permanentes et expositions temporaires accueillent ainsi une programmation variée d’activités culturelles. Un site internet permet d’accéder à l’agenda complet des activités des musées, de découvrir les collections et de préparer sa visite. www.parismusees.paris.fr


Les chiffres de fréquentation confirment le succès des musées : 3 010 000 visiteurs en 2016 Expositions temporaires : 1 650 000 visiteurs Collections permanentes : 1 350 000 visiteurs

LA FONDATION DU PATRIMOINE

La Fondation du patrimoine est la première organisation privée de France dédiée à la sauvegarde du patrimoine de proximité le plus souvent non protégé par l’État. Organisme sans but lucratif créé par la loi du 2 juillet 1996 et reconnu d’utilité publique par le décret du 18 avril 1997, elle a pour mission de sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine national bâti, mobilier et naturel.

La Fondation participe activement au renforcement de l’attractivité des territoires en devenant, au fil des années, un partenaire privilégié des acteurs locaux et un moteur efficace du développement économique local et durable, en contribuant à la création et au maintien d’emplois, en participant à la transmission des savoir-faire et à la formation et l’insertion des jeunes.

Depuis sa création, plus de 27 000 projets ont déjà été soutenus par la Fondation sur tout le territoire et plus de 2,3 milliards d’euros de travaux ont été engagés. Chaque année, ce sont ainsi plus de 4 000 emplois créés ou maintenus dans le bâtiment grâce à ces réalisations.

En 2016, la Fondation du patrimoine a réalisé la meilleure collecte depuis sa création en recueillant près de 16 millions d’euros grâce à la générosité de 46 000 donateurs. www.fondation-patrimoine.org

La Fondation du patrimoine en Île-de-France

La délégation Île-de-France de la Fondation du patrimoine compte 38 bénévoles et 2 salariés qui œuvrent chaque jour pour la sauvegarde du patrimoine architectural francilien. Chaque année, une quarantaine de projets publics et autant de projets privés sont mis en place pour assurer la pérennité de cet héritage. En 2016, plus d’un million d’euros ont été collectés en Île-de-France pour financer les projets de restauration que la Fondation accompagne.

ile-de-france.fondation-patrimoine.org

LES ÉQUIPES PROJETS

L'équipe des Maisons de Victor Hugo Paris/ Guernesey

Gérard AUDINET, directeur

Odile BLANCHETTE,

administratrice de Hauteville House

Florence CLAVAL,

chargée de communication et de presse

L'équipe de Paris Musées

Delphine LEVY, directrice générale Josy CARREL-TORLET,

directrice du développement

Pierre-Emmanuel FOURNIER,

chef du service du mécénat et des activités commerciales

Virginie RIBADEAU-DUMAS,

chargée de mécénat

Paris Musées fait appel à la générosité

du public en lançant une grande opération

de mécénat participatif pour la restauration

de Hauteville House, la maison de Victor Hugo à Guernesey.

La signature officielle de la convention

de souscription aura lieu le 21 mars 2017,

à l’occasion de la Journée Mondiale

de la Poésie.

Les dons en ligne se font sur la nouvelle plateforme de crowdfunding de la Fondation du patrimoine à l’adresse suivante :

www.fondation-patrimoine.org/51228

(mise en ligne au moment du lancement

de l’opération)

ENTREZ DANS LA LÉGENDE DES SIÈCLES, AIDEZ À RESTAURER LA MAISON DE VICTOR HUGO

Sincères remerciements à Gérard Audinet : Conservateur en chef, directeur de Maisons de Victor Hugo et de Hauteville House, à Florence Claval service presse et communication pour leur aimable autorisation   et précieuse collaboration. Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite Copyright All Rights Reserved 2017  © www.infoquartiers.com . Copyright  © 2017 Maisons de Victor Hugo et Hauteville House.