Les Catacombes de Paris

Un voyage hors du temps...

 

Entré de l’ossuaire

© Les Catacombes - Photo : Philippe Ladet

Bienvenue dans les Catacombes de Paris

(à l’origine qu’il vaudrait mieux appeler «ossuaire municipal»)

cela remonte à la fin du XVIIIe siècle.

L’appellation de "Catacombes" a été donnée à cet ossuaire en référence aux Catacombes de Rome, nom donné primitivement à un cimetière antique situé non loin de la Voie Appienne.

St -Eustache © Les Catacombes - Photo : Christophe Fouin

Les catacombes d’anciennes carrières

furent choisies pour déposer les ossements ; la Ville de Paris venait en effet de se doter d’une inspection générale des Carrières dont le rôle était la consolidation des voies publiques minées par les carrières. Les carrières « de la Tombe-Issoire » furent l’objet de travaux comprenant une grande part de maçonnerie et de soutènement de galeries, complétés par le creusement d’un escalier flanqué d’un puits pour déverser les ossements.


Dès leur création, les Catacombes suscitèrent la curiosité. En 1787, le Comte d’Artois, futur Charles X, y descendit en compagnie de dames de la Cour. L’année suivante, on mentionne la visite de Madame de Polignac et Madame de Guiche. En 1814, François 1er, empereur d’Autriche, résidant en vainqueur à Paris les visita. En 1860, Napoléon III y descendit avec son fils.


La translation des restes

put commencer après la bénédiction et la consécration du lieu le 7 avril 1786 et se continua jusqu’en 1788, toujours à la tombée de la nuit et selon un cérémonial constitué d’une procession de prêtres en surplis qui chantaient l’office des morts le long du trajet emprunté par les tombereaux chargés d’ossements et recouverts d’un voile noir. Par la suite, ce site allait, jusqu’en 1814, recueillir les ossements de tous les cimetières de Paris.

©  Photo : Philippe Ladet

©  Photo : Philippe Ladet

Port-Mahon

La sculpture (ci-dessus) représente les bâtiments de Port-Mahon, un port important des îles Baléares.  Les piliers de soutènement, cloches de fontis, le « bain de pied des carriers » ou encore la galerie de sculptures de Port-Mahon, situés dans le parcours de visite des Catacombes, témoignent de l’exploitation du site au cours des siècles. Ces carrières ont laissé des vides où fut aménagé l’ossuaire au XVIIIe siècle, devenant les Catacombes de Paris.

Port Mahon © DAC - Christophe Fouin

Quelques chiffres...

Les catacombes ont une superficie de 11 000 m2 de souterrains. On y compte environ  6 à 7 millions d’ossements déposés dans les catacombes. 20 mètres, c’est La profondeur des catacombes équivalent à un immeuble de 5 étages ! Pour accéder au site, vous monterez 213 marches (130 à l’entrée + 83 à la sortie). Vous marcherez 2 kilomètres avec un temps moyen de visite de 45 Mm, 800 mètres, c’est la longueur des galeries de l’ossuaire. La température constante des catacombes est de 14° degrés.

Savez-vous que...

Ci-dessus : Escalier d'accès entre le premier

et le deuxième niveau

Il ne reste rien du couvent

Sainte-Croix-de-la Bretonnerie,

couvent de l'ordre des chanoines

réguliers de Sainte-Croix.

La communauté fut supprimée

en 1778, les bâtiments et l'église vendus en 1793 puis démolis.

©  photo : Alain Lahut

Paris à 20 mètres sous terre


Véritable labyrinthe au cœur du Paris souterrain, les Catacombes ont été aménagées dans les galeries d’anciennes carrières dont les pierres servirent à la construction de la capitale. À 20 mètres sous terre, l’ossuaire rassemble les restes d’environ six millions de Parisiens, transférés entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, au fur et à mesure de la fermeture des cimetières pour raison d’insalubrité – le premier fut le cimetière des Innocents dans l’actuel quartier des Halles en 1785. Le long d’un enchevêtrement de galeries obscures et de couloirs étroits, le visiteur découvre une mise en scène de la mort avec les ossements disposés en un décor romantico-macabre.

«Arrête, c’est ici l’empire de la mort» 


Placé à l’entrée de l’ossuaire, cet alexandrin ouvre une longue série de sentences, poèmes et autres textes profanes ou religieux, qui ajoutent une dimension méditative au parcours.

Le cimetière des Innocents


(Près de Saint-Eustache, dans le quartier des Halles) avait été en usage pendant près de dix siècles et était devenu un foyer d’infection pour tous les habitants du quartier. Après de multiples plaintes, le Conseil d’État, par arrêt du 9 novembre 1785, prononça la suppression et l’évacuation du cimetière des Innocents.


LES

CATACOMBES

UN SITE

UNIQUE DANS

D’ANCIENNES

GALERIES

DE CARRIÈRE

À propos de St-Eustache

C’est dans cette église parisienne située dans le 1er arrdt que sont baptisés Richelieu et Molière. C’est là, aussi que fût  enterré La Fontaine. En 1649, le jeune Louis XIV y fait sa première communion. Une oraison funèbre est célébrée pour Anne d'Autriche en 1666. En 1721 est baptisée Jeanne Poisson, plus connue sous le nom de Mme de Pompadour. En juillet 1778, Mozart assiste à Saint-Eustache, aux funérailles de sa mère ; quelques années après, le corps de Mirabeau y est déposé. Le 30 avril 1855, Berlioz dirige son "Te Deum" et le 15 mars 1866, Liszt assiste à la première audition de sa messe solennelle.

CE SITE ORIGINAL

INVITE À UN

VOYAGE HORS

DU TEMPS

Plaque gravée © DAC - Christophe Fouin

QUELQUES

MORTS CÉLÈBRES

Parmi les ossements provenant

de plusieurs cimetières et églises de Paris,

sont sans doute conservés les restes de nombreuses personnalités des siècles passés, entre autres les écrivains :

François Rabelais

(entre 1483 et 1494-1553)

Jean de la Fontaine (1621-1698)

Charles Perrault (1628-1703)

Jules Hardouin-Mansart (1646-1708)
Lavoisier (1743-1794)

Camille et Lucile

Desmoulins (1760-1794)

Danton (1759 -1794)

Robespierre (1758 – 1794)…

 

Vous avez aimé les «Catacombes».  Savez-vous que Paris Musées

Maître d’oeuvre du Réseau, vous permet de découvrir ses 14 musées exceptionnels de la Ville de Paris. Pour tous renseignements utiles concernant ces musées : Adresses, horaires... Rendez-vous à  la page «musées Ville Paris» sur notre site


INFORMATIONS

VISITEURS :


Adresse et entrée des visiteurs :
1 Ave du

Colonel Henri Rol-Tanguy

75014 Paris

(Place Denfert-Rochereau)


Téléphone :

+33 (0)1 43 22 47 63

Informations et réservations :

+33 (0)1 44 59 58 31

Nouveaux horaires d'ouverture :

Du mardi au dimanche de 10h

à 20h30 (dernière entrée à 19h30)

Nocturne : Jeudi jusqu'à 20h

pour les expositions temporaires,

Fermé le lundi et les jours fériés.


Comment vous y rendre :

Métro : Denfert-Rochereau / RER B

Vélib : 2 avenue René Coty

Bus : 38, 68 /  Parc de stationnement payant : Boulevard Saint-Jacques


Conditions de visite

et accessibilité :
Nombre de visiteurs limité à 200 dans le site. En cas de forte affluence, les entrées peuvent être interrompues momentanément.
Parcours de 2 km. Durée de la visite : 45 minutes. Attention :

ni toilettes, ni vestiaire.
130 marches à descendre.

83 marches à remonter. Température : 14°.

Visite déconseillée :

aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou respiratoire, aux personnes sensibles et aux jeunes enfants.
Les Catacombes ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les enfants de moins de 14 ans doivent être accompagnés d’un adulte.

Musée d’art moderne

Maison de Balzac 

Musée Bourdelle 

Musée Carnavalet

Les Catacombes

Musée Cernuschi,

Musée Cognacq-Jay

Crypte archéologique du parvis

de Notre-Dame

Palais Galliera,

Musée du Général Leclerc

de Hauteclocque de la Libération de Paris et Musée Jean Moulin Petit Palais, musée des Bx-Arts Maisons de Victor Hugo, 

Musée de la Vie romantique  Musée Zadkine


#CatacombesDeParis

Galerie

de sortie

© DAC - Photo : Christophe Fouin

4 avril 1777

création par Louis XVI de l’Inspection générale des Carrières, chargée de la protection des carrières parisiennes.

7 avril 1786

Bénédiction et consécration des anciennes carrières de la Tombe-Issoire, qui deviennent l’ossuaire appelé «Catacombes». 2 années furent nécessaires pour y transférer la totalité des ossements du cimetière des Innocents, le plus important de Paris.

1787-1814

Transferts des ossements issus d’autres cimetières paroissiaux parisiens aux Catacombes.

1810-1814

Héricart de Thury, inspecteur général des carrières, aménage le lieu pour la visite au public.


LES CATACOMBES EN QUELQUE DATES

1859

Derniers dépôts d’ossements à l’occasion des travaux urbanistiques d’Haussmann.

1897

Nuit du 2 avril, fête macabre célébrée aux Catacombes par des savants, artistes et bourgeois.

1983

Reprise en gestion des Catacombes par la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, après l’Inspection générale des Carrières.

2002

Juillet, rattachement officiel des Catacombes au musée Carnavalet - Histoire de Paris.

2008

Réouverture des Catacombes après 3 mois de travaux, notamment dans la galerie de Port-Mahon fermée depuis 1995.

Les  Catacombes de Paris

et le Musée Carnavalet-Histoire de Paris


La mer à Paris

Un voyage dans l’espace et dans le temps à 20 mètres sous terre

et depuis 45 millions d’années…

«La visite aux Catacombes» - Aquarelle 1804 - 1814

Intervention de géomètres dans les carrières

de Paris au début du XX° siècle

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Seconde étape de l’exposition, le puits à eau nommé Bain de pieds des carriers, présente au visiteur les calcaires de la partie inférieure du Lutétien. Cet espace unique à Paris a permis aux scientifiques de décrire en détail les différentes étapes du Lutétien sous forme de coupe géologique. Celle du Bain de pieds des carriers est la référence internationale pour l’étage géologique du Lutétien identifié en 1883 par Albert- Auguste de Lapparent (1839-1908). Le puits à eau du « Bain de pieds des carriers » atteint la nappe phréatique en relation avec la Seine et son affluent la Bièvre.

Photo de gauche :

Estampe de Vierge (1851-1904)


Effondrement d’une maison située passage Gourdon,

au-dessus des Catacombes»

Dents du requin Sriatolamia macrota

Paris, © musée Carnavalet

Remerciements sincères à Valérie Guillaume, Directrice Conservatrice en chef, Sylvie Robin, conservateur du site et le responsable Stéphane Volland. Communication et Presse Constance Lombard, Adjoint et attaché de presse : André Arden, Chargée de communication : Sara Boudjoghra, Service d'action culturelle : Chef de service : Noémie Giard. Remerciements à la Ville de Paris pour leur aimable autorisation et au musée Carnavalet. Textes et Photos fournis par le Musée des Catacombes. Toute reproduction même partielle d’un document est rigoureusement interdite © 2017  Copyright All Rights Reserved © Infoquartiers.com

Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet/ Roger-Viollet

© IGC / Mairie de Paris

Face aux risques engendrés par l’activité extractive (éboulements, fontis), leur exploitation, sous l’Empire, est soumise à l’étroite surveillance de l’Administration puis interdite dans Paris en 1813. Les carrières souterraines continuent alors de s’étendre sous la banlieue sud de Paris, tout au long du XIXe siècle et jusqu’à l’aube du XXe siècle, représentant 1/10e de la surface de la capitale. L’Inspection générale des carrières de Paris, créée en 1777, est chargée de l’entretien et de la consolidation des carrières.

De nos jours, le parcours de visite dans les Catacombes s’effectue dans l’une de ces anciennes carrières souterraines creusée probablement au XVe siècle. C’est dans cet espace que furent déposés dès 1786 les ossements provenant du cimetière des Innocents dont la suppression avait été décidée le 9 novembre 1785 par le Conseil d’Etat du Roi.

Sous les pavés

la plage !


Ce nouvel accrochage propose de mettre en valeur un aspect méconnu des Catacombes de Paris. Son patrimoine géologique, véritable trésor du sous-sol de la capitale. Il révèle au visiteur les traces d’une époque où Paris était occupée par une mer tropicale, il y a 45 millions d’années environ.

Plus connues pour abriter l’ossuaire municipal parisien, les anciennes carrières de pierre à bâtir, appelées communément «Catacombes», sont aujourd’hui l’unique lieu ouvert au public dans Paris où il est possible de raconter in situ l’histoire récente de la Terre.

© DAC / Ch Fouin

«Le bain de pieds des carriers»

Les calcaires du Lutétien forment une excellente pierre de taille, appelée «pierre de Paris» ». Cette pierre a été exploitée pour les chantiers de construction des Arènes de Lutèce (fin du Ier siècle) et des Thermes de Cluny (début du IIe siècle). L’extraction de la pierre devient souterraine au Moyen Âge, à partir du début du XIIIe siècle. Notre-Dame de Paris et tous les monuments gothiques parisiens sont construits avec cette pierre.

Vers 47 millions d’années, sur une surface aplanie, la mer provenant du nord de l’Europe envahit le nord de la France : c’est le début de l’histoire du Lutétien de Paris. À la fin du Lutétien inférieur, les rivages parisiens sont bordés d’immenses plages de sable. Un petit corail, caractéristique de ces couches géologiques, est fixé au fond de ces eaux agitées, peuplées de nombreux gastéropodes, mollusques, tortues marines, poissons, dont des requins.

La mer au Lutétien moyen continue sa progression vers le sud de Paris mais sa profondeur commence à diminuer dans le golfe parisien. Les fleuves apportent de moins en moins de sable et d’argile à la côte. La boue marine, formée de très fins débris de coquilles, broyés par les courants marins, se durcit.

Le Campanile giganteum, le plus grand des gastéropodes marins de tous les temps pouvait atteindre 70 cm de longueur.

Photo gauche © MNHN  Dutheil / à droite © J.-P. Gély

Cérithes dégagés d’un calcaire tendre

des environs de Versailles

Entrée de l’ossuaire

Salle de fontis

À la fin du Lutétien, la mer s’est retirée, laissant place à des lagunes et à un paysage de mangroves. Sur terre, des lacs parsèment de vastes terres recouvertes d’une importante savane arboricole qui abrite de nombreux mammifères aujourd’hui disparustel que le Propalaeotherium.

Découvert à Puteaux près de Paris, ce petit mammifère herbivore ne dépassait pas une hauteur au garrot de 30 à 35 cm et pesait moins de 10 kg.

Situées à la fin du parcours de visite, les deux salles de fontis permettent au visiteur d’apprécier l’évolution géologique du sous-sol parisien et témoignent d’un phénomène assez spectaculaire: l’effondrement de la voûte (ou «ciel») d’une carrière. Les 2 fontis dans lesquels le visiteur évolue ont été vidés des blocs effondrés et leur ciel a été consolidé par une maçonnerie formant une «cloche de fontis» (photo ci-dessus). Les 10 derniers mètres du Lutétien supérieur sont évoqués dans la cloche grâce à des bandes colorées.

La formation et l’évolution d’un fontis

© M. Vire

Commissaires de l’exposition : Sylvie Robin, conservateur en chef au département archéologique du musée Carnavalet

Rose-Marie Mousseaux, conservateur au département  archéologique du musée Carnavalet,

Jean-Pierre Gély, chercheur associé à l’université de Paris I LAMOP, UMR 8589

Cloche de fontis aux Catacombes

© DHAAP/ M. Lelièvre