Le Petit Palais Expositions

 

            

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© Pierre Antoine

Le Petit Palais et ses expositions, manifestations saison  2017

Cette saison, le Petit Palais consacre deux expositions à l'art du XVIIIe siècle : Le Baroque des Lumières, chefs-d’œuvre des églises parisiennes ainsi que De Watteau à David, la collection Horvitz.



La peinture française du XVIIIe siècle évoque davantage les raffinements de la fête galante et du portrait que la rhétorique de la grande peinture religieuse. En dehors de la période du Salon, c’est pourtant dans les églises de Paris que l’on pouvait alors admirer la peinture contemporaine : les artistes ne négligèrent donc pas de s’y montrer sous leurs meilleurs pinceaux. Les paroisses et congrégations qui s’attachaient à rénover les églises de la capitale figurent parmi les principaux commanditaires des peintres d’histoire.

L’exposition du Petit Palais, qui prend la suite de celle consacrée par le musée Carnavalet en 2012 au XVIIe siècle, a l’ambition de révéler l’importance et la diversité de la peinture religieuse parisienne de la Régence à la Révolution : des héritiers du Grand Siècle, comme Largillière et Restout, aux tenants du goût rocaille, de Lemoine à Carle Van Loo, au meilleur du néo-classicisme, de Vien à David.

Dans une scénographie spectaculaire, une large place sera réservée aux œuvres encore conservées dans les églises parisiennes qui ont bénéficié, à cette occasion, d’une campagne de restauration sans précédent. Outre ces immenses tableaux d’autel qui seront une révélation tant ils ont retrouvé une richesse de coloris insoupçonnée, les galeries du Petit Palais accueilleront des esquisses et d’autres grandes toiles éparpillées depuis dans différents musées, églises et cathédrales en régions, offrant ainsi l’occasion de redécouvrir un pan entier de la peinture du XVIIIe siècle à son sommet.


Exposition, organisée par Paris Musées, le Petit Palais et la Ville de Paris, service de la Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles

Exposition rendue possible grâce à la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris, sous égide de la Fondation Notre Dame

Avec le soutien de la Fondation Notre-Dame, la Fondation Frédéric de Sainte Opportune, sous égide de la Fondation Notre Dame, la Sauvegarde de l’Art Français, la Fondation Ville et Patrimoine (Fondation d’entreprise de la Foncière de Paris) et le Fonds de dotation MecenARP 

Le Baroque des Lumières

chef d’oeuvre des églises parisiennes

au XVIII è siècle.

Du 21 mars 2017 au 16 juillet 2017

COMMISSARIAT :

Christophe Leribault, directeur du Petit Palais

Marie Monfort, responsable de la Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la Ville de Paris


Commissaires associés :

Maryline Assante (Petit Palais), Lionel Britten (musée d’Orsay), Jessica Degain, Nicolas Engel et Emmanuelle Federspiel (COARC), Christine Gouzi (Université de Paris-Sorbonne) et Guillaume Kazerouni (musée des Beaux-Arts de Rennes).

De David à Watteau

La Collection Horvitz

Du 21 mars 2017 au 09 juillet 2017

Le Petit Palais est heureux de présenter un florilège de près de 200 tableaux, sculptures et  dessins du XVIIIe siècle français de la Collection Horvitz à Boston. Constituée depuis trois décennies, il s’agit de la plus importante collection privée de dessins français du XVIIIe siècle à l’étranger. Riche d’œuvres de premier plan de Watteau, Boucher, Fragonard, Greuze et David... Cette collection offre aussi une vue d’ensemble de tous les artistes notables de la période, d’Oudry à De Troy, de Natoire à Bouchardon, d’Hubert Robert à Vincent, toujours à leur meilleur. 

COMMISSARIAT :


Alvin L. Clark, Jr, The Horvitz Collection and The J.E.Horvitz Consultative Curator, Department of Drawings, Division of European and American Art, Harvard Art Museums/ Fogg avec le concours d'Isabelle Mayer-Michalon, docteur en histoire de l'art. Christophe Leribault, directeur du Petit Palais

L'art du XVIIIe siècle :
 deux expositions au Petit Palais

(à partir du 21 mars)

Les chefs-d'œuvre du Petit Palais sont de retour !              

Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d’hiver (1880)

de Claude Monet  (Paris 1840- Giverny 1926) © Petit Palais/Roger Viollet

A propos de ce tableau

Lavacourt est un village de la région parisienne, situé sur la rive gauche de la Seine, face au village de Vétheuil où Monet s’installe en septembre 1878. L’hiver 1879 est particulièrement rigoureux. Paris et ses environs sont alors paralysés par la neige et les transports arrêtés. Monet entreprend, malgré le froid intense, une vingtaine de peintures au cours des premiers mois de 1880, observant le lent dégel de la Seine.A cette époque, le manque d’argent pousse le peintre à tenter d’accéder de nouveau au Salon officiel, délaissé depuis le refus de ses oeuvres en 1870 au profit des expositions impressionnistes. Monet prépare pour le Salon de 1880 une grande vue de Lavacourt volontairement assagie qui franchit la sélection du jury, ainsi qu’un paysage de débâcle montrant la fonte des glaces sur la Seine - sans doute le tableau du Petit Palais - qui lui est refusé. Dans cette seconde œuvre en effet, Monet laisse plus librement court à ses recherches picturales.

L’aspect topographique du village est à peine esquissé, tandis que le travail de la couleur donne toute leur présence à l’air et à l’eau. L’effet de brume froide est traité par des touches fines et fluides dans le tiers supérieur du tableau. L’eau et les berges sont peintes par touches plus larges rehaussées d’empâtements. L’orangé du soleil couchant posé bien au centre de la composition rappelle la célèbre toile de 1872, Impression, soleil levant (Paris, musée Marmottan), dont le titre est à l’origine du qualificatif d’impressionniste. Cette manière de peindre donne une impression de hâte, d’instabilité, d’éphémère qui correspond bien à l’heure du crépuscule.

I. C.


Particulièrement rigoureux, l'hiver de 1879 inspira ce soleil couchant à Claude Monet (1840-1926) alors installé à Lavacourt, village de la région parisienne, situé sur la rive gauche de la Seine, face au village de Vétheuil où Monet s’installe en septembre 1878. 
Après de longs mois de prêt à la National Gallery d'Édimbourg puis au musée Van Gogh d'Amsterdam, cette œuvre est désormais de retour dans notre salle Impressionniste.

Le Sommeil 1866

de Gustave Courbet  (Ornans (Doubs) 1819- La Tour-de-Peilz (Suisse) 1877)

© Petit Palais/Roger Viollet

Courbet, qui ouvre la voie du Réalisme au milieu du XIXe siècle, reste en marge de l’art officiel grâce au soutien de quelques collectionneurs. Son originalité s’affirme tout particulièrement lorsqu’il représente la femme. Les nus à la chair vivante choquent les visiteurs du Salon habitués aux nymphes blanches et lisses de la peinture académique. Ce tableau qui compte parmi les chefs-d’œuvre de Courbet, est emblématique de l’univers de rêverie et de volupté du peintre qui célèbre avec jubilation la beauté des corps.

A propos de ce tableau

Peint à la demande du diplomate Khalil-Bey, Le Sommeil entre directement dans une collection privée, sans avoir à affronter la censure du Salon. Ce type de transaction se renouvellera avec la livraison, au même collectionneur, de la très secrète Origine du monde (Paris, musée d’Orsay). Émissaire turc installé à Paris depuis 1860, Khalil-Bey rassemble un bel ensemble de peintures de son siècle. Il achète avec discernement et souvent par l’intermédiaire du marchand Durand-Ruel des oeuvres de Delacroix, Chassériau, Rousseau. Acquéreur de l’ultime chef-d’œuvre d’Ingres, Le bain turc (Paris, musée du Louvre), le collectionneur s’intéresse plus particulièrement à Courbet comme peintre de la femme et de la sensualité.

Flattant le goût de son commanditaire, le peintre reprend un sujet de boudoir emprunté aux gravures licencieuses et aux évocations littéraires de l’amour lesbien. Jouant sur le contraste des carnations et des chevelures, il représente deux types de beauté qui s’enlacent dans un désordre de draps soyeux. L’aspect contemporain de la scène traitée grandeur nature, fait écho à L’Olympia de Manet (Paris, musée d’Orsay), tableau d’un format très proche de celui du Sommeil et objet de tous les scandales au Salon de 1865.

I. C.

François Lemoine, Saint Jean-Baptiste

(chapelle de M. de Morville à Saint-Eustache), 1726. Paris, Saint-Eustache (COARC) © Ville de Paris –

COARC– Jean-Marc Moser

Rembrandt Harmensz van Rijn (1606-1669).

Portrait de l'artiste en costume oriental,

Huile sur bois. 1631-1633 © Petit Palais / Roger-Viollet

Rembrandt a souvent représenté les personnages bibliques parés de luxueux costumes orientaux. Dans cet autoportrait en pied, il se campe en prince oriental : turban à plume,  tunique satinée ceinturée d'une écharpe rayée rebrodée d'or et de pierres précieuses, lourd manteau de velours. Parmi les quatre-vingt autoportraits que nous connaissons de Rembrandt (1606-1669), celui du Petit Palais est le seul sur lequel l’artiste se soit représenté en pied, ce qui constitue toute son originalité. Il a probablement été réalisé à Leyde, en 1631, avant le départ du maître pour Amsterdam.
De retour d'exposition, retrouvez ce tableau en rez-de-chaussée, dans nos salles dédiées au XVIIe siècle.

A propos de ce tableau

Rembrandt a souvent représenté les personnages bibliques parés de luxueux costumes orientaux. Dans cet autoportrait en pied, il se campe en prince oriental : turban à plume,  tunique satinée ceinturée d'une écharpe rayée rebrodée d'or et de pierres précieuses, lourd manteau de velours. La main droite, gantée, repose nonchalamment sur une canne, tandis que la gauche s'appuie sur la hanche.

Dans le fond à gauche, on distingue une table sur laquelle sont disposés quelques objets métalliques parmi lesquels un casque romain dont la présence renforce le côté artificiel du déguisement. Aux pieds de l'artiste, figure un barbet, à l'époque utilisé pour la chasse aux oiseaux d'eau en raison de son pelage fourni qui le protégeait du froid. La partie postérieure de son corps était tondue pour lui éviter de se noyer dans les marais. Des radiographies ont révélé que ce chien a été ajouté postérieurement par Rembrandt, pour masquer ses jambes dont la position semblait lui déplaire.

Parmi les quatre-vingt autoportraits que nous possédons de Rembrandt, celui du Petit Palais est le seul sur lequel l’artiste se soit représenté en pied, ce qui constitue toute son originalité. Il a probablement été réalisé à Leyde, en 1631, avant le départ du maître pour Amsterdam. Les erreurs de proportion ont, cependant, parfois remis en cause l’attribution à Rembrandt.

A. R.


Remerciements au Musée du Petit Palais,  Dominique Morel: Conservateur en chef au Petit Palais, Anne Le Floch : Responsable communication, Mathilde Beaujard : Attachée de presse,  Justine Marsot : Assistante presse /communication. © 2017.  Toute reproduction même partielle du document est rigoureusement interdite Copyright All Rights Reserved  © www.infoquartiers.com . Copyright  © 2017 Petit Palais, musée des Beaux Arts de la Ville de Paris.

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