Respirer le Parc Monceau à Paris

 

Historiquement, c’est en 1769 que le parc Monceau voit le jour lorsque le duc de Chartres en devient le propriétaire et confie le soin de sa structuration à l’artiste et architecte-paysagiste, Carmontelle. Ce dernier ayant pour consigne d’en faire un théâtre digne des plus grandes fêtes et spectacles de l’époque. Il rend alors le lieu unique en y faisant surgir des édifices largement empruntés de l’Antiquité et invitant au total dépaysement : entre pyramide égyptienne, obélisque, Naumachie romaine, ruines d’un temple de Mars…

LE PARC MONCEAU

Un peu d’histoire...

Dès 1783, sous la direction du jardinier écossais, Thomas Blaikie ayant déjà par le passé prouvé tout son talent en magnifiant le parc de Bagatelles, la plaine Monceau se transforme en un étonnant jardin à l’anglaise. Seulement, quelques dizaines d’années plus tard, en 1852, c’est à l’Etat que revient l’acquisition du parc, changeant considérablement son apparence.

LDès 1783, sous la direction du jardinier écossais, Thomas Blaikie ayant déjà par le passé prouvé tout son talent en magnifiant le parc de Bagatelles, la plaine Monceau se transforme en un étonnant jardin à l’anglaise. Seulement, quelques dizaines d’années plus tard, en 1852, c’est à l’Etat que revient l’acquisition du parc, changeant considérablement son apparence.

UNE PARTIE DE L’ÉLITE PARISIENNE S’INSTALLE AUX ABORDS DU PARC


Bon nombre d’hôtels particuliers sont alors érigés par une partie de l’élite parisienne de l’époque parmi lesquelles les familles Pereire, Rothschild, Cernuschi, Ménier, ou encore Camondo. Si l’on remonte jusqu’à nos jours, on constate que l’aspect du parc par rapport à cette époque a su rester intacte. Y accédant par d’immenses grilles de fer forgé surmontées d’or, dont les quatre portes sont signées de l’architecte napoléonien Gabriel Davioud, il est désormais synonyme de ballades, footings et détente tant pour les familles du quartier, que pour les touristes, sous oublier la communauté russe voulant se rendre à la toute proche cathédrale orthodoxe Alexandre Nevsky, de style byzantino-russe, située rue Daru dans ce même arrdt.


Il faut également souligner le fait que la plaine Monceau se trouve être également un microcosme économique, sachant abriter notamment dans ces hôtels particulier qui la dévorent une classe sociale certes minoritaire mais néanmoins financièrement sans limite, faisant du quartier l’un des plus chers de Paris.

Tous savent y apprécier son calme, son impressionnante végétalité dont un grand nombre d’arbres tout à fait spectaculaires en sont les acteurs. En témoigne ce gigantesque érable sycomore haut de 30 mètres et vieux d’un peu plus d’un siècle et demi.

1787 À L’AUBE

DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

En 1787, à l’aube de la Révolution française et suite à la construction du mur des Fermiers généraux, une rotonde à colonnes, dit «Le pavillon de Chartres», longeant le boulevard de Courcelles et devant servir de poste de guet, fut construite par l’architecte et urbaniste, Claude-Nicolas Ledoux. Le prince d’Orléans s’y aménage alors un salon, lui permettant d’admirer mieux que quiconque la splendeur du jardin.

Les jardins de la Plaine savent aussi ravir bon nombre d’oiseaux et de poissons, vivant en totale symbiose avec cette nature. Le parc sait aussi faire le bonheur de ceux qui s’intéressent à l’art et aux statues avec entre autre celles dédiées à Musset (1906), à Guy de Maupassant(1897), ou encore à Chopin. Il a à ce propos été source d’inspiration pour une abondance de peintres du siècle dernier allant de Braque, à Caillebotte, en passant par Manet.

L’entrée principale du Parc  Monceau, côté Boulevard de Courcelles. Vues de la Rotonde  à colonnes dit «Le Pavillon de Chartres» et sa grille majestueuse rehaussée d’or signée de l’architecte napoléonien Gabriel Davioud.

Mathilde IGER - Photos Infoquartiers : MI / JLM  © 2015 Tous droits photographiques réservés

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