Crypte archéologique

du parvis Notre-Dame

 

ENTRÉE VISITEURS


Crypte archéologique

du parvis Notre-Dame
7, place Jean-Paul II
Parvis Notre-Dame
75 004 Paris
Tél. : 01 55 42 50 10
Fax : 01 43 29 30 55

 

Des audioguides en français, anglais et espagnol, sont proposés aux visiteurs dans la limite des stocks disponibles.
Temps d'écoute : 30 minutes

 

ATTENTION

Ni toilettes, ni vestiaires.
La crypte archéologique n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Crédits photographiques: © DAC

Pilettes

de la salle à hypocauste

Présentant les vestiges archéologiques découverts lors des fouilles réalisées entre 1965 et 1970, la Crypte archéologique du parvis Notre-Dame offre un panorama unique sur l’évolution urbaine et architecturale de l’île de la Cité, cœur historique de Paris.

En découvrant les bâtiments qui se sont succédé sur le site, de l’Antiquité au XXe siècle, le visiteur remonte le fil du temps.
Quai du port de l’antique Lutèce, établissement de bains publics gallo-romain, mur d’enceinte du début du IVe siècle, sous-sol de l’ancienne chapelle de l’Hôtel-Dieu, restes médiévaux de la rue Neuve Notre-Dame, fondations de l’Hospice des Enfants-Trouvés, tracés des égouts haussmanniens : le passé, antique, médiéval et classique, revit.

Ranimant la mémoire d’un des plus anciens quartiers parisiens, la Crypte montre comment la ville, depuis plus de deux mille ans, n’a cessé de se reconstruire sur elle-même.

Didier Messina © DAC - Didier Messina

Mur

du quai de Seine

A LA DÉCOUVERTE

DE L’ARCHÉOLOGIE

ET DE L’HISTOIRE DE L’ÎLE

DE LA CITÉ

Aménagée en 1980 sous le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour présenter les vestiges archéologiques découverts lors des fouilles réalisées entre 1965 et 1972, la crypte offre un panorama unique sur l’évolution urbaine et architecturale de l’île de la Cité, coeur historique de Paris.
La découverte des bâtiments qui se sont succédé sur le site, de l’Antiquité au XXe siècle, invite le visiteur à remonter le fil du temps.

© DAC - Philippe Ladet

La crypte archéologique

LE MOYEN ÂGE, AUTOUR

DE LA CATHÉDRALE

NOTRE-DAME

 

Au Moyen Âge, l’urbanisme de l’île de la Cité s’organise autour de la cathédrale mise en chantier en 1163 par l’évêque de Paris, Maurice de Sully: percement de la rue NeuveNotre-Dame dans l’axe du portail central de la cathédrale (tracé visible sur le parvis et sur le sol de la crypte), reconstruction de l’Hôtel-Dieu au sud du parvis, édification d’églises, et, en bordure de rue, de nouvelles maisons. Seules sont conservées les caves des maisons à l’enseigne de l’Agnus Dei et de Saint-Victor aux deux niveaux de sous-sol. Au nord de la rue Neuve Notre-Dame, se trouvaient deux églises, Saint-Christophe et Sainte-Geneviève des Ardents détruite en 1748 mais dont les fondations sont encore en place.

LES TRACES DES GRANDS BOULEVERSEMENTS URBAINS DES XVIIIE ET XIXE SIÈCLES

 

Au XVIIIe siècle, de nombreux bâtiments médiévaux sont démolis pour améliorer la circulation et assurer la salubrité de l’île de la Cité. Le parvis est agrandi, la rue Neuve Notre-Dame est élargie et un nouvel hospice des Enfants-Trouvés est édifié en 1750 par l’architecte Boffrand, en lieu et place de l’église Sainte-Geneviève des Ardents. En 1772, un grand incendie ravage l’Hôtel-Dieu médiéval et détruit la chapelle Sainte-Agnès, à l’exception du sous-sol. Les bâtiments hospitaliers sont rebâtis le long de la Seine.
Au XIXe siècle,Napoléon III confie au préfet Haussmann un vaste projet urbain: transformer un Paris encore médiéval en une ville saine, sûre et accessible. Dans la Cité, la métamorphose est radicale: destruction de 17 églises et du dédale des ruelles. L’hospice des Enfants-Trouvés et l’ancien Hôtel-Dieu disparaissent en 1877.Une caserne (aujourd’hui la Préfecture de Police) est élevée au fond de la place et, en bordure de celle-ci, est érigé l’actuel Hôtel-Dieu. À la fin du XIXe siècle, le parvis acquiert sa configuration d’aujourd’hui.

DES EXPOSITIONS POUR DÉCOUVRIR L’HISTOIRE DE PARIS

 

Depuis plusieurs années, la crypte accueille des expositions dédiées à l’histoire du Paris antique et médiéval. Entre 2005 et 2009 un premier cycle a été consacré à la période gallo-romaine à travers plusieurs thèmes sur la vie quotidienne, comme l’alimentation (10) et les méthodes de construction, mais aussi l’urbanisme et l’architecture antique. Cette programmation se poursuit à partir de 2010 sur la période de la fin de l’Empire romain et le Moyen Âge.

 

© DAC - Philippe Ladet

CHIFFRES ET DATES CLÉS

 

1965-1972

Fouilles: archéologiques sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris à l’occasion de la construction d’un parc de stationnement

1974: Création de la crypte

1980: Ouverture au public

2000: Reprise en gestion en octobre 1999, la crypte est rattachée officiellement au musée Carnavalet

2008 :140 000 visiteurs


118 mètres longueur de la crypte

29 mètres largeur

2 200 m2 de surface dont 1 800 m2 pour la présentation des vestiges archéologiques

Remerciements à André Arden, Chargé de communication,  et au musée Carnavalet. Textes et Photos fournis par le Musée Carnavalet. Toute reproduction même partielle d’un document est rigoureusement interdite 2017  Copyright All Rights Reserved © Infoquartiers.com

côté librairie

Exposition :


PARIS DISPARU - PARIS RESTITUÉ

de décembre 2012 au 31 décembre 2015



La Crypte archéologique du parvis Notre-Dame fait peau neuve. Une nouvelle exposition consacrée à l’histoire de Paris invite les visiteurs à (re)découvrir les vestiges préservés dans la Crypte et à les replacer dans le contexte architectural et historique de leur époque. A l’occasion de cette exposition, pour la première fois depuis son ouverture au public en 1980, la muséographie de la Crypte a également été entièrement rénovée.

Les traces archéologiques conservées sous le parvis, au cœur de Paris, appartiennent aux bâtiments qui se sont succédé depuis la création romaine de Lutèce jusqu’aux transformations haussmanniennes du XIXe siècle. Elles témoignent de l’intense urbanisation du lieu au fil des siècles et leur enchevêtrement est aujourd’hui difficile à lire pour le grand public.

Le principe de la restitution archéologique, sujet de l’exposition, donne au visiteur les clés essentielles à la compréhension du site : chaque vestige, isolé par une nouvelle scénographie, se transforme ainsi en centre d’interprétation miniature. Des reproductions d’œuvres et de documents à l’utilisation des technologies les plus récentes, le passé de Paris se dévoile.

 

Commissaires d’exposition :
Sylvie Robin et Rose-Marie Mousseaux, conservateurs au musée Carnavalet et au Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris – DAC

 

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la Ville de Paris ne possédait aucun musée : depuis 1797, la majeure partie des collections nationales était présentée au public dans le Museum, actuel musée du Louvre, une autre partie étant attribuée aux musées des beaux-arts des grandes villes de province.

Sous le Second empire, à l'époque où les travaux d'Haussmann bouleversaient le vieux Paris, l'administration parisienne conçut le projet d'un musée consacré à l'histoire de la ville. C'est ainsi que naquit le musée Carnavalet. Inauguré en 1880, c'est le plus ancien musée municipal de la capitale. Jusqu'alors, les sculptures, tableaux et peintures murales se déployaient dans l'Hôtel de Ville et les divers établissements municipaux, y compris les églises. Pour soutenir la création artistique, la Ville achetait également dans les Salons, des peintures, des sculptures, des estampes, des médailles et autres objets d'art. Ces œuvres, stockées en dépôt, étaient inaccessibles au public.

L'exposition universelle de 1900 fut l'occasion de présenter une partie de ces collections dans le bâtiment du Petit Palais, construit pour la circonstance. Après l'exposition, la ville décida de transformer cet édifice en musée permanent, le "Palais des Beaux-arts de la Ville de Paris". C’est par la donation des frères Dutuit en 1902 que ce musée étendit ses collections à l’art ancien. Plus tard, Tuck en 1930, Zoubaloff en 1935, ou Maurice Girardin en 1953,  collectionneur d'art contemporain, ont encore enrichi ses collections.

Déjà en 1896, Henri Cernuschi avait légué à la Ville de Paris ses collections d'art japonais et chinois, ainsi que l'hôtel particulier, construit pour les loger (7 avenue Vélasquez, Paris 8e). Au début du XXe siècle, la Ville de Paris possède ainsi trois musées: un musée historique (Carnavalet), un autre des beaux-arts (Petit Palais) et un musée spécialisé (Cernuschi).

En 1901, la Ville reçoit de Paul Meurice, fidèle ami de Victor Hugo, une maison de la place des Vosges que le poète avait longtemps habitée. A cette donation s'ajoute bientôt l'émouvant héritage constitué par la maison où Hugo avait passé ses années d'exil, à Guernesey ; ses héritiers l’offrent à la Ville en 1927.
En 1929, la Ville de Paris reçoit d'Ernest Cognacq sa collection d'œuvres d'art du XVIIIe siècle, abritée dans le magasin même de la Samaritaine, boulevard des Capucines. Deux nouvelles catégories de musées apparaissent ainsi : le musée-collection (Cognacq-Jay) et la maison-musée (Victor Hugo).

La création du musée d’art moderne
Depuis longtemps, la Ville souhaitait scinder les collections du Petit Palais pour créer un musée d'art moderne, dédié aux courants artistiques du XXe siècle. La même réflexion s'était engagée autour du Musée de Luxembourg par l’État. Cette réflexion donna naissance au projet conjoint du Palais de Tokyo construit en 1937. L'État y installe le Musée d'art Moderne national en 1947 (avant de le transférer au Centre Pompidou en 1977), tandis que la Ville de Paris y crée le Musée d'art moderne en 1961.
A la même époque, les collections de costumes du musée Carnavalet en sont détachées pour former une collection distincte, rassemblée à partir de 1985 au palais Galliera, don de la Duchesse Galliera où la Ville avait eu un éphémère musée des arts décoratifs.

Crédits photographiques:
Musée Carnavalet © C. Iregui; Catacombes © DAC - D. Messina; Crypte © DAC - D. Messina; Musée Zadkine © DAC - D. Messina; Petit Palais © DAC - Chr. Fouin; Mémorial du général Leclerc © Mairie de Paris; Musée de la Vie romantique © P. Antoine; Maison Balzac © DAC - Chr. Fouin; Musée d'art moderne © DAC - Chr. Fouin; Musée Bourdelle © Mairie de Paris; Musée Cernuschi © Mairie de Paris; Maison Victor Hugo © DAC - D. Messina; Musée Galliera © Mairie de Paris; Musée Cognacq-Jay © DAC - D. Messina

 

L'acquisition de la maison de Balzac en 1949 et du musée de la Vie romantique par la donation Renan-Scheffer -fruit d'un accord avec l' État- augmentent le nombre des maisons-musées de la Ville.

Le legs Antoinette Sasse crée avec le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris pour le cinquantième anniversaire de la Libération le Musée Jean Moulin.


Deux grands sculpteurs du XXe siècle léguent à la Ville de Paris la totalité ou d'importantes parties de leurs fonds d'atelier : Bourdelle (1949) et Zadkine.
Aujourd’hui, chaque musée municipal continue d'enrichir ses collections en achetant des œuvres et des objets sur le marché et en recueillant de nouvelles donations.

Pour des renseignements : adresses, horaires... concernant les 14 musées de la Ville de Paris ci dessus, rendez vous sur la page de notre site : musées Ville Paris

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